Franck Sémonin intègre l'équipe de Section de Recherches

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Franck Semonin alias Lucas Auriol - Section de recherches
Par Catherine ARMAGNAC|Ecrit pour HD1|2014-02-24T11:29:00.000Z, mis à jour 2014-02-24T14:04:30.000Z

Révélé dans le feuilleton quotidien "Plus belle la vie" dans lequel il jouait un commandant de police à Marseille, Franck Sémonin est aussi au générique de "No Limit" aux côtés de Vincent Elbaz. Ravi de rejoindre "Section de recherches", l'acteur évoque avec enthousiasme les différents aspects de son personnage et la solidarité pendant le tournage.

Pourquoi avez-vous quitté «Plus belle la vie» pour «Section de recherches» ?
C'est avant tout un choix de carrière. Travailler sur Plus belle la vie était très confortable parce que ce feuilleton m'offrait la possibilité de faire évoluer son personnage et recevait un accueil très chaleureux du public. Dominique Lancelot m'a proposé de réorienter mon parcours autrement en rejoignant la première chaîne nationale dans Section de recherches. Jouer aux côtés de Xavier Deluc, fort de trente-cinq années de carrière et d'une grande expérience de la série, était très séduisant. Ce gros challenge me permet de franchir un cap professionnel.
Qu'est-ce qui vous plaît dans «Section de recherches» ?
Pour me préparer, j'ai visionné une vingtaine d'épisodes afin de comprendre le mécanisme des enquêtes et la construction du scénario. Toujours très dynamique, la série maintient aussi une vraie tension dans les enquêtes. Et elle est servie par des acteurs passionnés ! Tous ces détails qualitatifs, orchestrés par Dominique Lancelot, m'ont immédiatement plu.
Parlez-nous de votre personnage...
Lucas est un quadra célibataire qui n'a pas réglé tous ses problèmes avec les femmes, tout comme Bernier finalement, toujours seul à 50 ans. Ces deux hommes ont à peu près le même parcours et Lucas pourrait être son fils spirituel. Mon personnage va recevoir dès le début de la saison un bébé en «héritage». Comment faire, alors qu'il a passé sa vie à papillonner, pour prendre la responsabilité de l'éducation d'un enfant ? Cet événement va l'obliger à se poser, à être plus raisonnable pour lui et son fils mais aussi dans son rapport avec les femmes.
Comment Lucas voit-il l'arrivée de Bernier au sein de l'équipe ?
Il ne va pas apprécier du tout la façon dont sa nomination va être faite. Au départ, Bernier accoste à Nice pour rendre visite à Nadia qu'il n'a pas vue depuis an. Mais Bernier va être le témoin d'un accident au cours duquel il sauve un bébé. Dans l'enquête criminelle qui est ouverte, il est donc simple témoin de l'affaire. Or, depuis le décès du capitaine de la SR de Nice, Lucas occupe la fonction en attendant la nomination d'une autre personne. Ayant des vues sur le poste, il sait aussi qu'il aura des difficultés à l'obtenir en raison de ses problèmes avec la hiérarchie. Impliqué dans l'enquête, Bernier ne révèle pas à l'équipe qu'il a été approché pour prendre sa direction. Quand il le découvre, Lucas va débarquer sur son bateau pour lui signifier qu'il fonctionne à l'affect et à la confiance. Leur relation débute sur cette mise au point.
D'un point de vue privé, il semble ne pas vouloir se fixer, savez-vous pourquoi ?
Je pense que la vie de policier ou de gendarme n'a rien de paisible. Ce ne sont pas des métiers où l'on s'arrête à 19h pour retirer son uniforme et enfiler celui de parent ou d'époux. J'ai aussi rencontré des policiers à Marseille et des gendarmes à Nice et constaté que ces hommes en charge des investigations criminelles sont des gens torturés mais brillants. Ils n'ont pas une vie émotive forcément facile, ce qui n'enlève rien évidemment à la richesse de leur existence. Leur histoire est souvent racontée au cinéma comme dans les films 36 Quai des Orfèvres ou MR 73 d'Olivier Marchal.
Comment s'est passé le tournage ?
L'équipe technique a été formidable et extrêmement réactive. Avec 80 % des tournages en extérieur, tous les corps de métier se sont surpassés pour que tout soit parfait ! Ils ont vraiment pris bien soin de nous en nous permettant de faire un très bon travail dans un délai court. Nous tournions un film de 52' en dix jours, l'ambiance était donc très studieuse. Malgré tout, nous essayions d'attraper des moments de détente, un regard ou un sourire de la part des autres acteurs. Et il y avait toujours quelqu'un pour faire une petite plaisanterie afin de relâcher la pression sur le plateau.
La greffe a-t-elle pris entre «anciens» et nouveaux ?
Dominique Lancelot a le talent de réunir des personnes capables de s'associer sans crise d'orgueil. J'en veux pour preuve ma relation avec Xavier que je n'avais jamais rencontré de ma vie. Il m'a accueilli sur le plateau de manière fraternelle, voire paternelle. Il nous a tous mis sur les rails et nous a expliqué comment procéder en nous faisant gagner un temps précieux. Bienveillant, il cherchait toujours à nous mettre en valeur. Il n'essayait pas de tirer la couverture à lui, il la partageait avec les six protagonistes de l'équipe. C'était vraiment formidable de travailler avec lui.
Est-ce que Lucas vous ressemble ?
Oui, j'essaie toujours d'apporter à mes personnages un peu de moi et de mon expérience. Grâce à mon père, j'ai découvert les films extraordinaires de Melville ou ceux avec Belmondo, Gabin ou Lino Ventura, des hommes dont j'essaie de m'inspirer...

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