Elsa Fayer : "10 couples parfaits, c'est comme un mastermind de l'amour !"

Voir le site 10 couples parfaits

Elsa Fayer
Par Sabine BOUCHOUL|Ecrit pour NT1|2017-07-03T14:17:42.025Z, mis à jour 2017-07-03T14:18:30.842Z

Elsa Fayer présente la nouvelle émission de NT1, "10 couples parfaits". MYTF1.FR a rencontré l'animatrice pour une interview sur le thème de l'amour.

Pour commencer, si vous deviez résumer une phrase 10 couples parfaits, que diriez-vous ? 
10 couples parfaits, c'est un mastermind de l'amour !

Quel a été votre rôle pendant cette émission ?
Je suis animatrice, mais pas que. Animatrice du programme, dans le sens c’est moi qui donne les règles et donne le la sur toutes les aventures que les candidats vont vivre, mais je les accompagne tout au long. Je suis une femme, je ne connais pas les couples, dont j’ai pu essayer de dénouer ce grand jeu avec eux, et faire en sorte qu’ils soient bien, qu’ils trouvent la bonne personne, de les pousser à se remettre en question parfois. On butte souvent sur les mêmes murs dans sa vie et quand on est un peu à l’extérieur, on a plus de discernement. J’ai voulu me servir de ça. Cette position pour moi elle est géniale parce que je peux être avec eux comme la bonne copine, mais ils savent aussi qu’à un moment donné je vais être derrière un pupitre et je vais leur demander de prendre une décision.

Est-ce que vous étiez un peu comme la grande sœur ?
Je n’ai pas cherché à être quelqu’un, juste moi telle que je suis, proche d’eux à certains moments, plus dans la mécanique du jeu dans d’autres. Dans la vie, on a toujours du mal à se positionner, à faire des choix, et quand on se retrouve dans une cérémonie des couples, où il faut y aller, valider son choix, il est important d’avoir des règles fortes et un principe à respecter.

Ce n’est pas compliqué de voir des couples se former et se rendre compte que ce n’est pas la bonne personne ?
Oui c’est compliqué, mais c’est la vie qui veut ça. C’est à une échelle réduite, le prisme est réduit sur vingt personnes et ce qu’ils vont vivre est important pour eux dans cette aventure. Ce que j’aime bien, c’est qu’ils ne vivent pas cette aventure rien que pour eux. Ils sont obligés de composer avec les autres, de penser collectif et ce n’est pas toujours simple. Surtout quand les sentiments s’en mêlent. Il faut que chacun, à sa manière, avec son caractère, avec sa stratégie et sa force de persuasion, essaie de se servir au mieux et d’aller dans le sens du  groupe. Parce que si personne ne trouve son âme sœur, il n’y a pas de 200 000 euros.

En gros, le dilemme c’est "on pense à soi ou on pense aux autres" ?
C’est ça parce que chaque décision a une conséquence sur les autres mais ça permet de ne pas se lancer en fermant les yeux. Tout le monde est impliqué, ils le sont de fait à cause de la somme qu’ils vont devoir partager. Ils sont finalement liés au destin des autres, ils vont devoir donner leur avis, dire « je vous vois bien ensemble ou pas ». Les gens doivent se parler. C’est comme avec une bonne copine, ou un groupe de copain, on a tendance à se dire « tu pers ton temps, tu serais plus heureuse avec quelqu’un d’autre ». On a toujours beaucoup de discernement quand il s’agit de parler d’amour quand on n’est pas concerné. Là, ils ont l’occasion de donner leur avis et de permettre à chacun de se remettre en question. C’est le but.

Comment était le tournage ?
C’était vraiment chouette. Fatiguant parce que long et un rythme effréné. Ce n’est pas comme quand on anime une émission, on arrive sur le plateau de tournage et tout est prêt. Là, ça vit tout le temps, il y a une mécanique très forte qui donne de vrais rendez-vous qui permet de ponctuer la semaine, de se rappeler des enjeux, de savoir combien ils ont de temps pour résoudre leurs énigmes, avancer dans leurs stratégies. S’ils perdent beaucoup de couples, ça va être le branle-bas de combat dans la villa, il va falloir redéfinir la stratégie, convaincre les autres qu’ils sont sur la mauvaise voie. Ca vit tout le temps, c’est ça qui est génial. Chaque jour, on ne sait pas ce qui va leur arriver, ni moi comment je vais devoir interagir avec eux. Bien sûr, il y a les dates challenges, les love machine qui en découlent et les assemblées qui sont des petits sas de décompression pour les couples. Mais il y a aussi cette grande et belle cérémonie qui les met à l’honneur. Ils sont très beaux. Et parfois, on voit deux personnes qui s’évitent et décident finalement de se mettre ensemble. Et quand on les voit côte à côte, on se dit que c’est une évidence au moment où ils se présentent ensemble.

Pensez-vous que le match parfait existe ?
Je pense qu’il y a des personnes qui se correspondent à un moment donné de sa vie. Après me positionner sur une vie entière, je ne sais pas. Tout le monde est à la recherche de cet idéal-là. On cherche à le vivre. Mais, dans le monde dans lequel on vit, je pense qu’il faut savoir s’adapter. On change parfois de métier, parfois complètement de vie. Je trouve que cet idéal est sain. C’est beau de croire qu’un jour on va rencontrer la personne parfaite. Mais avec le recul, je me dis qu’avant de se dire que cette personne parfaite qu’on rêve de rencontre quand on est ado ou enfant – le prince charmant – existe, il faut penser aussi qu’on change, qu’on évolue et qu’on a le droit de changer. Les dés sont jetés plusieurs fois dans une vie. Et c’est bien !

Est-ce que 10 couples parfaits, c’est une relecture du conte de fée moderne avec cette volonté de trouver « la personne idéale » et qui effectivement existe scientifiquement ?
Je ne suis pas très fleur bleue, donc je ne sais pas. En revanche, c’est une très belle aventure humaine. C’est une belle histoire de groupe et de personnes. Mais, il faut tenter non ? Je trouve qu’aujourd’hui on ne se remue pas assez. On est toujours dans sa zone de confort. On repousse les gens parce qu’ils ne nous plaisent pas au premier regard. Moi je ne suis pas premier regard, je pense qu’il est souvent trompeur, ce n’est pas le bon œil. Il faut se laisser une chance d’ouvrir le deuxième mais il s’ouvre souvent un peu plus tard. Dans l’émission, ils ont la chance d’ouvrir les deux yeux, regarder ce qu’il se passe autour d’eux, si ça marche ou pas. Et c’est plein de rebondissements !

Vous faîtes beaucoup d’émissions sur le thème de l’amour, seriez-vous la nouvelle cupidon de la télé ?
Honnêtement je n’en sais rien. Les histoires d’amour me plaisent, évidemment. J’aime bien quand les gens se trouvent, comme tout le monde, je trouve ça triste les gens qui cherchent constamment. C’est triste de ne pas partager une vie avec quelqu’un. Je suis très malheureuse quand je suis seule. Je suis méditerranéenne dans l’âme, alors j’aime beaucoup les tables qui parlent, les gens qui arrivent à l’improviste, c’est ma nature. Et j’ai le sentiment que les gens sont plus heureux quand ils ont un compagnon. Alors ce n’est peut-être pas le grand amour, celui qui va vous faire battre le cœur puis ruiner deux ans après, ce n’est pas ça, c’est juste partager, être bien, avoir quelqu’un à qui parler… L’amour c’est quelque chose de très important. Et j’aime bien quand les gens sont heureux. Et je suis très flattée que TF1 me confie un projet dès qu’il s’agit d’amour !


en savoir plus : Elsa Fayer

Plus d'actualité