Chroniques Criminelles : L’affaire Troadec au cœur d’une émission inédite, après les aveux de Hubert Caouissin

Voir le site Chroniques Criminelles

cc
Par Ambre DEHARO|Ecrit pour NT1|2017-03-10T13:43:31.897Z, mis à jour 2017-03-15T15:26:31.163Z

Samedi 11 mars, Chroniques criminelles revient avec un épisode inédit consacré à l’affaire Troadec qui secoue la région nantaise depuis fin février. La présentatrice Magali Lunel raconte comment ses équipes ont travaillé sur l'affaire.

Le 25 février dernier, une famille disparaissait sans laisser de traces à Orvault, petite bourgade située non loin de Nantes. Cette famille c’est celle des Troadec : Pascal, le père, Brigitte, la mère, et les enfants, Sébastien et Charlotte. Très vite, les indices s’accumulent, les révélations aussi, jusqu’aux aveux, le 5 mars dernier, de Hubert Caouissin, le beau-frère de Pascal Troadec. Au total, 15 jours de rebondissements et d’enquête. 15 jours sur lesquels l’émission "Chroniques Criminelles" a décidé de revenir le 11 mars dans un numéro inédit, diffusé sur NT1.

Pour les équipes, il faut donc aller vite, la réalisation d’un tel sujet alors que l’enquête policière est toujours en cours n’étant pas des plus aisées. Pour Magali Lunel, présentatrice de l’émission, raconter l’histoire de la famille Troadec paraissait essentielle. "On a envoyé deux équipes sur place, et on a lancé le processus de production", raconte-t-elle à MYTF1 en amont de la diffusion de l’émission. "On a vu comment l’affaire grossissait, comment elle interpellait et on a vu aussi que c’était une affaire qui présentait des similitudes avec celles que l’on a l’habitude de traiter dans Chroniques Criminelles", poursuit-elle. La réaction a donc été immédiate : enquêteurs, producteurs, et équipes techniques ont été mobilisés très rapidement. Peut-être plus d’une vingtaine de personnes au total, estime la journaliste.

Quelle piste privilégier ?

Un autre problème se pose alors pour Magali Lunel et ses équipes : l’instruction est toujours en cours, et de ce fait, la façon de travailler change. "Notre principe c’est la rigueur, et effectivement, dans le cas de l’affaire Troadec, l’instruction est toujours ouverte", précise la présentatrice. "Elle débute quand nous commençons, donc on fait attention à bien employer le conditionnel, on a fait attention à ce que l’on disait, à respecter le travail des enquêteurs", ajoute-t-elle. Et quand les aveux de Hubert Caouissin tombent, les équipes travaillant sur l’émission y voient alors plus clair. "Cela nous aide bien évidemment à ne pas partir dans tous les sens, mais à nous concentrer sur une piste", explique la journaliste. À partir de là, les enquêteurs de l’émission collectent des témoignages de l’entourage du meurtrier présumé, mais vont aussi parler à des experts, en criminologie notamment, afin de donner davantage de contexte, et d’éléments de compréhension.

Jusqu’à la dernière minute

Réaliser et monter une émission sur une affaire si fraîche nécessite un travail acharné de la part des équipes, jour et nuit. Mais Magali Lunel le concède bien volontiers, dans l’affaire Troadec, "le temps a joué en notre faveur". Pourquoi ? Car "le temps d’un magazine télévisé n’est pas le temps d’une chaîne info, et ce n’est pas non plus le temps de l’écrit", explique-t-elle. "On est donc en montage jusqu’à quelques heures avant la diffusion de l’émission", précise-t-elle. Le processus implique donc une enquête, avec une collecte de témoignages, d’images des chaînes d’infos comme TF1 et LCI en plus des images filmées par les équipes de "Chroniques Criminelles", et ensuite seulement le sujet est écrit. "On peut modifier l’écriture facilement au fur et à mesure puisque l’on est sur un temps de narration différent", commente Magali Lunel. "Il faut cependant être extrêmement réactif au regard des rebondissements de chaque instant dans cet affaire".

Le souci du détail

L’intérêt pour le spectateur ? Une chronologie complète avec une prise de temps inédite pour revenir sur l’affaire en détail. Certes, l’affaire Troadec a fait la une de tous les médias depuis une quinzaine de jours, mais c’est précisément là que se démarque "Chroniques Criminelles". "On n’a pas le même format", rappelle Magali Lunel. "Les personnes qui ont suivi l’affaire ont pu souvent le faire à travers des sujets de journaux télévisés, donc on parle de sujets d’une minute en moyenne, parfois un peu plus, parfois un peu moins", précise-t-elle. Une émission spécialisée, elle, va compiler les informations révélées depuis le début de l’affaire. "Avec toutes les informations qui paraissent dans la journée, il est facile d’oublier certains éléments", observe la présentatrice. Il est donc nécessaire de retracer la chronologie des événements, mais avec des éléments nouveaux issus de l’enquête menée par les journalistes de l’émission, des témoignages exclusifs de proches de Hubert Caouissin, mais aussi des retours sur des affaires semblables, comme celles de la famille Dupont de Ligonnès et de la famille Flactif. Magali Lunel conclut : "Au final, on a plus de 40 minutes pour revenir sur une affaire hors normes".

VIDEO. Inédit, samedi 11 mars à 20h55, "Cronoiques Criminelles" revient sur l'affaire Troadec


en savoir plus : Magali Lunel