3 questions au producteur de Flics, leur vie en direct

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Flics - Le quotidien de la police
Par Loïc DE BOUDEMANGE|Ecrit pour NT1|2015-04-27T13:49:00.000Z, mis à jour 2015-04-27T16:04:01.000Z

Nous avons rencontré Antoine Baldassari, le producteur et réalisateur de l'émission #FlicsNT1 pour connaître les coulisses du tournage et en savoir plus sur l'émission.

NT1 : Quelle est la particularité de cette série doc' ?
Antoine Baldassari : La première des particularités de cette série, c'est d'abord un accès exclusif à la vie de trois commissariats filmés de l'intérieur et en simultané pendant un mois. Ce sont des caméras déployées partout et au plus près des policiers, à l'accueil, dans les couloirs, les salles d'audition, les centres de commandement, dans des services spécialisés comme la brigade des stupéfiants ou les affaires familiales pour certains commissariats, dans les véhicules de police secours ou dans ceux de la brigade anti-criminalité.
L'autre particularité, c'est d'avoir donné la parole aux policiers, sans distinction, quelque soit leur fonction, quelque soit leur grade. Dans cette série, ce sont eux qui nous expliquent leur travail et nous apprennent ce qu'est la vraie vie d'un policier.
Pour être au plus près et saisir au mieux ce que vivaient les policiers et les affaires auxquelles ils étaient confrontés chaque jour, nous avons dû déployer un imposant dispositif de captation. Nous avons installé une régie multi-caméras dans chacun des trois commissariats, des caméras que nous pilotions à distance.
Les histoires auxquelles les policiers sont confrontés nous renseignent sur la vie de nos concitoyens, de notre pays, de nous-mêmes. Nous avons littéralement capté des tranches de vie.


N : Comment avez-vous convaincu la police d'accepter ce projet ?
A.B. : A l'origine de ce projet, il y a d'abord Pascal Pinning, le directeur des magazines d'information de TF1. C'est lui qui a commencé à évoquer ce projet avec la direction de la police nationale il y a plus de deux ans. Son idée était de changer le prisme par lequel on pourrait entrer dans le monde de la police, qu'on regarde et qu'on suive les policiers dans leur métier avec une approche humaine et non plus seulement par l'action.
Notre projet était de mettre l'humain au centre de la série. Nos interlocuteurs ont compris notre démarche et nous ont fait confiance. La police nationale avait de son côté compris que mettre en valeur le métier de policier, c'était d'abord mettre en lumière celles et ceux qui avaient choisi d'endosser l'uniforme. La Police nous a ouvert leurs portes sans jamais intervenir, ni sur la captation ni sur les interviews des policiers.


N : Que va-t-on pouvoir voir dans cette série documentaire ?
A.B. : Le principe était de donner au téléspectateur une vision panoramique de ce qu'il se passe dans les commissariats en France à un instant «T», avec des histoires très fortes et d'autres plus légères. On ne peut évidemment pas être exhaustif mais on essaie de restituer ce à quoi les policiers sont confrontés au quotidien. C'est d'ailleurs pour cela que nous nous sommes installés dans trois commissariats, situés dans trois régions de France avec des problématiques différentes.
Vous suivrez dans cette série des affaires au contexte social et psychologique très lourd, d'autres où c'est l'action des policiers sur le terrain qui primait. Et puis, vous assisterez aussi à des situations rocambolesques qu'on n'imagine pas pouvoir arriver et auxquelles les policiers sont pourtant régulièrement confrontés. De ce point de vue, cette série est pleine d'enseignements !