Des lycéens lisent les lettres de soldats, écrites dans les tranchées

Pour redonner chair et voix aux combattants, dont les derniers survivants ont disparu il y a une dizaine d'années, huit jeunes se sont succèdé pour lire des témoignages de ce 11 novembre 1918. Comme celui de l'officier britannique Charles Neville, qui écrit à ses parents depuis Mons (Belgique): "Quelle parfaite et merveilleuse journée. Les rues débordaient de civils fous de joie". "Chaque fille exigeait un baiser de chaque soldat qu'elle croisait", témoigne le capitaine américain Charles Normington défilant en France ce jour-là. "Les armes sont déposées: on ne les reprendra pas", veut croire l'adjudant français Alfred Roumiguières, dont la lettre est lue par Myriam, élève d'un lycée de région parisienne.