Natasha St Pier : "J’aimerais faire une grosse fête pour mes 10 ans de mariage"

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Natasha St-Pier
Par Ingrid BERNARD|Ecrit pour TF1|2016-10-04T09:05:13.782Z, mis à jour 2016-10-04T09:05:15.535Z

A l’occasion de la 100e semaine de 4 mariages pour une lune de miel, Natasha St Pier a fait une belle surprise à l’un des couples en compétition. L’occasion pour la chanteuse de revenir sur ce bel événement et de nous parler de sa vie de maman.

Vous avez fait une surprise à l’une des mariées de 4 mariages pour une lune de miel. Pas trop stressée ?
Vous n’imaginez même pas ! Je n’ai jamais chanté pour un mariage. J’avais une énorme pression, le trac. Je redoutais que la mariée ne m’apprécie pas ou ne me reconnaisse pas. Je ne voulais pas être celle qui « bousille » leur mariage. Et puis, c’est aussi la première fois depuis l’âge de mes 13-14 ans que je chante avec la sono d’un DJ.

Comment s’est passée votre rencontre avec les mariés ?
J’avais peur d’être gênée, de ne pas savoir quoi leur dire... Finalement, ça s’est très bien passé. Ils ont été hyper gentils.

Vous avez, pour l’occasion, remis votre robe de mariée. Un moment que l’on imagine émouvant…
Oui. Avec mon mari, nous nous sommes mariés en petit comité. Cela nous correspond davantage. Dans la vie, on est plutôt dîner à la maison plutôt que soirée en boite de nuit. Mais je comprends tout à fait les mariés qui décident de participer à 4 mariages pour une lune de miel. Il y a tout de même un voyage de noces à la clé. Quand on connaît le budget que ça représente de partir à l’autre bout du monde…

Comment se sont déroulés les préparatifs de votre mariage ?
Ca peut paraître surprenant mais je me suis coiffée et maquillée moi-même. Je ne voulais pas que mon mariage soit associé à mon métier de chanteuse. Si j’avais fait appel à une coiffeuse ou maquilleuse, j’aurais eu l’impression d’être en représentation. Quant à ma robe, je l’ai achetée aux puces. Je suis Natascha avant d’être chanteuse…

Pour vous, le mariage c’est un moment symbolique ?
Oui. D’ailleurs, on va peut-être faire une fête pour nos dix ans de mariage avec mon mari (cela fait presque 5 ans qu’ils sont mariés NDLR.) Dans un couple, il y a des hauts et des bas. Dans notre société, on abandonne vite lorsque les choses vont un peu moins bien. Autant célébrer ce bel événement.

Vous ne vous êtes unis qu’à la mairie. Un mariage à l’église, ça ne vous fait pas rêver ?
On y pense. A la base, on s’était dit que l’on se marierait civilement en France et religieusement au Canada. On n’a toujours pas eu l’occasion de le faire. Qui sait, on le fera peut-être pour nos dix ans de mariage ?

Aviez-vous choisi un thème comme les mariés de 4 mariages pour une lune de miel ?
Pas vraiment. Même si l’on voulait avant tout être proche de la nature. On a trinqué sur la plage. Mon mari avait son uniforme de militaire et moi ma robe. On est ensuite allé au restaurant. Si on avait su qu’il ferait beau au mois de mars, on aurait certainement fait un barbecue (Rires)

"Je suis quelqu'un de très organisée comme mon mari"

Côté organisation, vous étiez plutôt « à la cool » ou « très organisée » ?

Dans la vie, je suis quelqu’un de très organisée, comme mon mari. C’est peut-être pour ça que l’on s’entend si bien… On a fait en sorte que tout soit planifié pour le jour J. Mais sur le moment, on a totalement lâché prise.

Pour vous, le plus bel engagement, c’est le mariage ou la naissance d’un enfant ?
La naissance d’un enfant. De nos jours, on peut être amené à divorcer. Un enfant, ça nous lie à vie à deux autres personnes : notre enfant et le père de notre enfant.

En parlant d’enfant, vous êtes l’heureuse maman d’un petit Bixente. Votre fils s’est fait opérer au mois de mars dernier d’une cardiopathie. Pourquoi avoir partagé cette information avec vos fans ?
J’avais envie de montrer que l’on est tous égaux face à la maladie. Lorsque l’on est entré à Necker pour l’opération de Bixente, des parents sont venus me parler. J’ai trouvé ça touchant.  Quand on est à l’hôpital, par pudeur, on ose à peine se regarder, se poser des questions de peur d’être maladroit. Dans ces moments-là, on se sent seul.  Que l’on soit connu ou non, on est tous traité à la même enseigne. On se sent démuni. C’est un moyen, pour moi, de soutenir les personnes qui traversent la même épreuve que nous.

Vous n’hésitez pas à poster des photos de votre petit bout de chou sur les réseaux sociaux. Un moyen de rattraper le temps perdu ?
Oui, certainement. A cinq mois de grossesse, on a détecté chez Bixente quatre malformations cardiaques. Notre fils est né à l’hôpital Necker. On a dû surmonter un stress incroyable jusqu’à sa naissance. On a eu la chance d’être pris en charge rapidement. Bixente est rentré à la maison jusqu’à ce qu’il atteigne un poids suffisant pour que l’on puisse l’opérer. On pensait qu’on vivait normalement. On s’est aperçu, après son opération, que ce n’était pas le cas. A la maison, on n’avait pas de jouets… Dans un coin de notre tête, on s’était préparé à ce qu’il meurt. Ca peut paraître abrupt, mais c’est la réalité. On n’osait pas se l’avouer. Le soir de l’opération, mon mari est reparti avec ses affaires. Je me suis demandée si ça serait la dernière nuit que je passerais avec notre enfant. Finalement, on a appris à vivre comme n’importe quels parents après la chirurgie. On profite de la vie même si on ne prend plus les choses pour acquis. 

"Je ne peux plus me passer de mon fils"

Comment va Bixente ?
Très bien. Comme tous les enfants qui ont eu un début difficile, il est très souriant. Il déploie une énergie incroyable…

Vous avez posté un très beau message sur Facebook dans lequel vous racontez comment Bixente a bouleversé votre vie…
Il y a des moments où comme toutes les mamans, je suis au boulot du rouleau à 21h. J’aimerais aller boire des verres avec des potes ou faire la grasse matinée. Je me rends compte que ma coloration n’est pas faite, que j’ai les ongles sales et un t-shirt plein de purée… Et puis, je me rends compte que je ne peux pas me passer de lui. Je suis partie cinq jours pour un projet au Canada. Ca m’a paru interminable. J’avais peur qu’il se sente abandonné. A ce moment-là, j’aurais tout donné pour l’avoir avec moi.

Cela vous a-t-il donné envie de vous investir dans une association ?
Oui, je travaille avec l’association Petit cœur de beurre. Quand on a un enfant malade, la logistique est souvent très compliquée, surtout lorsque l’on habite en Province. Cette association a pour vocation d’aider les parents sur un plan pratique, pour les aider à se loger, à trouver l’épicerie la plus proche… Je soutiens également l’ARCFA, une association montée par des cardiologues de Necker. Le but est de favoriser la recherche sur les cardiopathies. Un enfant sur 100 né avec une cardiopathie. Dans la plupart des cas, les enfants peuvent être sauvés. Mais il est important de financer la recherche afin que les maladies soient détectables in vitro. Ca m'ennuie de savoir que, plus tard, mon fils devra souscrire à des assurances particulières ou qu’il aura du mal à accéder à la propriété sous prétexte qui a eu une lourde opération…

Natasha St Pier travaille actuellement sur son nouvel album. Elle poursuit sa tournée en France. Elle sera notamment à Troye le 26 octobre prochain et à Lille le 16 décembre.


Natasha St-Pier

Rendez-vous pour la 100e semaine de 4 mariages pour une lune de miel à partir du lundi 3 octobre à 16h45