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50' inside : Nikos : "La notoriété, c’est un malentendu"

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Le document : En Grèce avec Nikos Aliagas
Par Ingrid BERNARD|Ecrit pour TF1|2015-09-16T08:15:28.067Z, mis à jour 2015-09-16T08:25:51.811Z

Depuis neuf ans, Nikos Aliagas recueille les confidences des stars dans 50 mn Inside. Aujourd'hui, c'est à son tour de nous faire quelques confidences. Son rapport à la notoriété, le secret de sa longévité à l'antenne, les artistes qu'il aimerait interviewer... L'animateur se confie en toute humilité.

 Cela fait neuf ans que vous êtes aux commandes de 50 mn Inside. Et vous êtes toujours aussi enthousiaste à l’idée de présenter cette émission…

C’est vrai. Ce que je préfère dans ce programme, ce sont les moments de partage, de rencontre avec les artistes. Pour certains, ça fait 15-20 ans que je les suis. Et pourtant, j’arrive toujours à apprendre de nouvelles choses sur eux. Je suis fasciné par la longévité de certains d’entre eux. J’essaye de comprendre comment c’est possible.


D’ailleurs, quel est le secret de votre longévité ?

Même si c’est difficile à dire, il faut se dire que rien n’est jamais acquis. Demain, tu ne sais pas si tu seras toujours en poste. Tu dois être au service de ce que tu présentes et non pas croire que tu es l’élu. Il faut avoir de la chance, un concept, une équipe. Il faut raconter une histoire aux gens et pas des histoires. Il faut se dire que tu n’es pas là pour montrer ta tête. Tu n’es pas là non plus prouver que tu es le meilleur mais que tu présentes le meilleur programme. C’est mon leitmotiv. Pour comprendre tout ça, il faut du temps. J’ai 46 ans. Curieusement, je me suis assagi grâce à la télévision.


Ca fait quoi d’avoir autant la cote auprès du public ?

La notoriété, c’est un malentendu. Certains arrivent à la télé, affamés. Ils veulent avoir un pouvoir de séduction et de l’argent. Ca ne m’a jamais vraiment intéressé. J’étais heureux avant de faire de la télé. Et pourtant, je n’avais pas un rond. Je n’étais pas connu mais je me sentais déjà dans le coup. Quand j’ai commencé, vers l’âge de 27-28 ans, j’observais ce qu’il se passait autour de moi. J’ai vu les autres faire et je ne voulais pas devenir comme eux. Je n’ai pas fait de la télé pour avoir une bonne table dans un resto…


Y a-t-il encore des gens que vous rêveriez d’interviewer ?

Le pape François. Il a un truc. Je ne sais pas comment je ferais, mais je l’aurais. Je regrette de n’avoir jamais pu m’entretenir avec Nina Simone. Malheureusement, c’est trop tard. Je n’ai jamais approché George Michael. Et pourtant, sa personnalité m’intrigue. Musicalement, ce type, c’est un génie. On a pourtant l’impression qu’il est en souffrance. D’où vient ce mal-être ? Pourquoi un tel gâchis ?


Vous avez interviewé Rihanna et Justin Bieber à leur début. Qu’est-ce que ça vous fait de les voir aujourd’hui ?

C’est incroyable de voir à quel point ils ont changé. Rihanna a fait sa première scène chez moi dans les années 2000. Ce n’était pas du tout la même physiquement. Elle avait une coupe à la motarde. Elle était un peu ronde et fragile. Justin Bieber, quant à lui, avait à peine mué. Ca me fait plaisir de voir qu’ils n’ont pas oublié leurs débuts. Quand ils reviennent me voir, ils jouent le jeu et ils sont contents. Quand Justin Bieber me voit, il me lance « my friend » et me propose de faire des selfies. J’ai l’impression d’avoir un rôle de grand frère auprès de la jeune génération comme j’ai pu le faire avec les élèves de la Star Ac. Aujourd’hui, j’ai à peu près le même rôle avec les talents de The Voice.


Vous arrive-t-il d’être nostalgique ?

Je n’ai pas de mélancolie car je considère que tout cela ne m’appartient plus. J’avance. J’ai accepté de témoigner dans la spéciale Star Ac car je présente encore des émissions. Si j’avais quitté la télévision, je ne l’aurais pas fait. Ce n’est pas là que ça se passe. Je trouve qu’il n’y a rien de pire que les gens qui disent : "C’était mieux avant". 


La semaine dernière, Nikos, recueillait les confidences de Véronique Sanson, qu'il a déjà rencontré à plusieurs reprises.

en savoir plus : Nikos Aliagas