50' inside : Une récompense hors du commun pour Daniel Auteuil

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Daniel Auteuil face à Nikos Aliagas
Par Lorelei BOQUET-VAUTOR|Ecrit pour TF1|2016-01-23T19:16:24.586Z, mis à jour 2016-01-23T19:32:25.301Z

Toujours aussi engagé dans ses rôles malgré les années qui défilent et les succès que l’on ne compte plus, Daniel Auteuil fait le point sur sa carrière. Pour 50 Min Inside, il a confié à Nikos Aliagas cinq dates qui ont marqué sa vie d’homme et d’acteur. Parmi elles, celle où il a reçu un prix très spécial à Cannes.

Déjà 45 ans que Daniel Auteuil s’affiche très régulièrement dans le cinéma français, sans jamais rien perdre de son enthousiasme. Des Sous-doués, son premier grand rôle, aux Naufragés, qui sortira en salle le 17 février prochain, Daniel Auteuil a enchaîné les rôles et les récompenses. Parmi elles, deux Césars, obtenus en 1987 pour Jean de Florette et Manon des Sources, puis en 2000 pour La fille Sur le Pont. Mais, modeste il avoue qu’il a bien plus de plaisir à repenser à cette récompense reçue en 1996. Une confidence faite à Nikos Aliagas, venu le rencontrer au Théâtre de Paris, où il joue actuellement aux côtés de Valérie Bonneton dans la pièce L’envers du décor.  

Le jour où les mentalités ont changé

C’est ainsi que l’acteur voit ce 20 mai 1996. Alors qu’il est à cannes pour le célèbre Festival, Daniel Auteuil se voit remettre le très envié prix d’interprétation masculine pour son rôle dans Le Huitième Jour. Mais surprise, il ne sera pas le seul à obtenir le prix ce soir-là, puisqu’il la gagne ex æquo avec Pascal Duquenne avec qui il partage l’affiche du film. L’histoire ? Celle d’Harry, un vrai « workaholic » qui voit son existence bouleversée par sa rencontre avec Georges, un jeune homme atteint de trisomie 21 et qui vit sa vie dans l’instant. Si tous les oppose, les deux personnages finiront pourtant par devenir inséparables. C’est devant une salle remplie de spectateurs émus que les deux comédiens se voient remettre leur prix par Francis Ford Coppola lui-même. Un double prix totalement justifié pour celui qui a joué auprès des plus grands du cinéma français, considérant que Pascal Duquenne est « un acteur qui joue ». C’est ainsi qu’il dira dans son discours de remerciements « Mesdames et messieurs du jury, merci d’avoir supprimé la différence et d’avoir fait de Pascal un acteur à part entière ». Il estime d’ailleurs que depuis, le regard sur ceux qu’il nomme « les anges » a changé.  



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