Les comédiens d'Après moi le bonheur parlent de leur personnage

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Laurence et Marie Laure
Par Karelle Bourgueil|Ecrit pour TF1|2016-03-01T09:00:49.532Z, mis à jour 2016-03-01T09:00:49.532Z

Les comédiens du téléfilm Thierry Frémont, Zabou Breitman, Cécile Rebboah, Michaël Abiteboul et Julie Piaton d'"Après moi le bonheur" nous parlent de leur personnage sur MYTF1.

Thierry Frémont interprète Franck.

Franck est le mari de Marie-Laure. Chauffeur routier, il est plus souvent sur la route que chez lui auprès de sa femme et ses enfants. 
«Le scénario m’a séduit. L’histoire aborde les enjeux de chacun avec force. Le metteur en scène n’accable pas un personnage plus qu’un autre. Il les regarde avec beaucoup de justesse.
Franck fait un métier difficile qui l’accapare totalement. Pas très à l’aise avec ses enfants et peu habitué à passer du temps avec eux, il est embarrassé et ne sait pas comment s’y prendre quand il se retrouve à leurs côtés.
Son histoire d’amour avec Marie-Laure est épuisée depuis longtemps et elle envisage d’y mettre fin pour profiter de ses derniers moments de vie. Il ne comprend pas le projet de sa femme et veut se battre pour ses enfants.
Même s’il les voit peu, il les aime. Un long chemin est nécessaire pour qu’il parvienne à appréhender la décision de Marie-Laure de placer les enfants dans une famille d’accueil.
J’aime beaucoup la scène du face à face entre Marie-Laure et Franck à Noël. Elle montre qu’ils se sont aimés longtemps et permet de percevoir le couple qu’ils ont été. C’était très touchant à jouer.
L’histoire pointe du doigt une loi servant à protéger les enfants, certes, mais qui crée des situations absurdes. Si le film peut servir à assouplir le cadre législatif, ce sera une belle avancée.» 

Franck

Zabou Breitman est Véronique.

Infirmière et mère de deux grandes filles, Véronique se propose avec son mari Jérôme comme famille d’accueil pour les quatre enfants de Marie-Laure. Touchée par la démarche de cette jeune mère, elle l’accompagne dans son combat pour obtenir le quatrième agrément auprès de l’administration afin que les enfants ne soient pas séparés.

Jean-Michel Tinivelli est Alain.

Il fait la connaissance de Marie-Laure par l’intermédiaire de ses amis alors qu’elle se sait condamnée. Une relation particulière naît entre eux.
«Le combat de cette femme m’a interpellé. J’étais ravi à l’idée de tourner avec Alexandra Lamy et les autres comédiens que je ne connaissais pas. Alain tombe amoureux de Marie-Laure sans savoir qu’elle est malade.
Ensuite, il la soutient, l’écoute et l’accompagne. Il amène un peu de légèreté et de drôlerie au drame qu’elle traverse. Même si le sujet est grave, le film ne s’embourbe pas dans le pathos.
Quand la tension devient trop lourde, la mise en scène de Nicolas Cuche permet de rebondir vers une ambiance plus légère. Je me rappelle notamment la scène dans laquelle Marie-Laure et Alain
jouent au Scrabble et celle chez le vendeur de cercueil, très amusantes à jouer.
La région dans laquelle nous avons tourné et les scènes en extérieur amènent également une bonne dose d’oxygène.» 

Cécile Rebboah jour le rôle de Claire.

Mère de famille dynamique, extravertie et positive, Claire veut à tout prix épauler son amie face à la fatalité. 
«J’avais déjà travaillé avec Nicolas Cuche et j’étais emballée à l’idée de le retrouver. J’étais également ravie de revoir Alexandra Lamy avec qui je venais de tourner dans Retour chez ma mère. 
Le scénario d’Après moi le bonheur, d’une justesse incroyable, m’a fait pleurer. J’ai vécu la même histoire avec une amie très proche. Claire a envie d’aider à tout prix Marie-Laure. 
Elle la couve, la surveille et l’accompagne jusqu’au bout. L’alternance d’émotion et d’humour dans les scènes m’a beaucoup plu.
Celle où Claire se réveille près de Marie-Laure après que cette dernière a été exécrable la veille est particulièrement touchante.
Je garde un souvenir merveilleux de ce tournage. Savoir qu’une personne doit se confronter à toutes ces embûches pour placer ses enfants avant de mourir est révoltant. 
Le courage de cette mère est magnifique. Après moi le bonheur est également une belle ode à l’amitié.» 

Michaël Abiteboul est David.

Médecin traitant et ami de Marie-Laure, David lui apprend qu’elle n’a plus que quelques mois à vivre.
«J’ai construit mon personnage à travers son amitié avec Marie-Laure. David est son médecin mais c’est avant tout son ami, homme, dans ce groupe de femmes.
Il offre une présence rassurante et aimante. Avoir Alexandra Lamy en face de moi était assez impressionnant. Après moi le bonheur montre que la vie est plus audacieuse qu’on ne le croit !
Osmose et bienveillance ont été les maîtres mots de ce tournage. La collaboration avec Claire Lemaréchal était épatante. A la fois scénariste et productrice, elle a été présente tout le long du tournage et
était à l’écoute de nos suggestions. Le film permet d’embrasser différents points de vue. Marie-Laure Picat a mené son combat avec une conviction stupéfiante.
J’étais heureux que mes souvenirs de tournage correspondent à ce que je voyais à l’écran. Je suis fier d’avoir participé à ce projet.» 

Julia Piaton est Laurence.

Laurence est une amie proche de Marie-Laure. Mariée à David, elle attend son premier enfant.
«Au début, Laurence est un peu la copine que l’on n’a pas envie d’avoir ! Elle ne sait pas prendre sur elle et son attitude rappelle, chaque jour, sa maladie à Marie-Laure.
Les deux amies sont aux antipodes l’une de l’autre. Alors que Laurence n’ose pas se confronter à la réalité et refuse de verbaliser ce qu’il se passe, Marie-Laure se protège en déclarant haut et fort la vérité, quitte à choquer.
Laurence attend un enfant. Quand elle réalise que son amie ne le verra pas, cela lui donne une preuve très tangible de l’imminence de sa mort.
Malgré la difficulté du rôle, Alexandra Lamy rayonnait. Elle était à la fois solaire et sensible. Marie-Laure Picat a mené un combat hors du commun.
Malgré la maladie et la fatigue, elle a fait preuve d’une rage démente pour assurer le futur de ses enfants. L’incohérence des réactions de l’administration donne envie de hurler.
Cela va à l’inverse du bon sens !» 

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