1.000 euros de prime à la casse

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Nicolas Sarkozy annonce le plan de relance de l'économie à Douai le 4 décembre 2008
Par Bertrand QUERNE|Ecrit pour TF1|2008-12-04T15:31:00.000Z, mis à jour 2015-10-13T16:29:39.930Z

Le plan de relance de l'économie prévoit la création d'une "prime à la casse" de 1.000 euros pour les véhicules de plus de dix ans en échange de l'achat d'une voiture neuve et peu polluante, a indiqué jeudi le président Nicolas Sarkozy.

"Je crois à la mondialisation, je crois à la liberté du commerce, je crois à l'économie de marché. Mais si nos amis américains devaient faire d'avantage pour leurs propres industriels je ne laisserai pas l'industrie automobile française désavantagée par rapport à ses concurrents", a déclaré le Président de la République.


"L'Etat est prêt à tout faire pour sauver l'industrie automobile (qui emploie) 10% de la population active française. Mais je ne suis pas d'accord pour aider des entreprises avec l'argent public si celles-ci continuent de délocaliser à l'étranger", a déclaré le chef de l'Etat.
"Je ne laisserai pas démanteler l'outil industriel français ni dans l'automobile, ni ailleurs, sans contrepartie", a encore dit M. Sarkozy.


Selon le détail de la mesure communiqué par l'Elysée, cette prime de 1000 euros, sera accordée pour l'achat d'un véhicule particulier ou d'un utilitaire léger émettant moins de 160 g/km de CO2.

Son coût est estimé à 220 millions d'euros. Parallèlement à cette mesure, le plan de relance prévoit aussi un soutien aux filiales bancaires des deux constructeurs automobiles français, sous forme d'un prêt de deux fois 500 M euros (à un taux de 8%), selon l'Elysée. Le plan prévoit aussi la mise en place d'un fonds d'investissement par les grands acteurs de la filière, en premier lieu Renault et PSA, afin d'aider aux restructurations des entreprises automobiles sous-traitante.

"Les grands constructeurs mettront initialement 100 millions d'euros dans ce fonds, ainsi que le fonds stratégique d'investissement. Cette somme de 300 millions d'euros pourra être complétée par la participation d'autres acteurs privés, notamment les grands sous-traitants de premier rang", ont détaillé les services du chef de l'Etat.


(avec agences)