A l'étude, de nouvelles aides pour l'automobile ?

Voir le site Automoto

Renault Twingo au Salon de Francfort 2011
Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2012-06-13T13:22:00.000Z, mis à jour 2012-06-13T15:30:19.000Z

Réponse à la demande dissimulée de Renault, Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement Productif, s'est exprimé sur le possible du retour d'aides publiques à l'automobile, et a révélé vouloir soumettre l'idée au gouvernement.

En ce contexte de crise pour le marché automobile français, le gouvernement se pencherait-il sur de nouvelles aides ?

Renault pousse le gouvernement


Mardi, le n°2 de Renault Carlos Tavares faisait état de la situation difficile du secteur automobile en France et en Europe, évoquant jusqu'au retour de possibles aides à l'automobile afin de redresser les ventes. Ce message destiné officieusement au gouvernement est arrivé au Ministère du Redressement Productif, découlant sur une réponse d'Arnaud Montebourg ce mercredi, révélant avoir "mis à l'étude cette proposition". Le ministre souligne également que "le secteur automobile fait l'objet aujourd'hui d'une instruction particulière au ministère".



Retour sur ces aides


Dès le 1er janvier 2009, soit quelques mois après la crise financière, le gouvernement avait instauré la prime à la casse, d'un montant de 1.000 euros pour toute voiture neuve acheté avec reprise de l'ancien véhicule de plus de 10 ans, réduite à 700 euros en 2010 et 500 euros jusqu'au 1er juillet 2011. En outre, des prêts de 3 milliards d'euros furent accordés à Renault PSA Peugeot-Citroën, des sommes aujourd'hui remboursées. Résultat, des ventes automobiles décollant significativement, mais pas sans conséquences...



Constat alarmant


Si les aides ont aidé le marché automobile en 2009, elles n'ont fait que repousser la crise. Sur les 5 premiers mois de l'année 2012, les ventes de voitures neuves accusent un repli de 16% à 840.158 unités, et la tendance ne semble pas s‘inverser. A. Montebourg est néanmoins prudent sur la question, "si vous avez un contexte de chute de la demande d'automobiles, il est extrêmement difficile pour un Etat d'aller contre le vent négatif du marché" déclarait le Ministre.


Rien n'est décidé pour le moment, "nous avons besoin d'en discuter avec le Président de la République et le Premier ministre", indiquait A. Montebourg.