Accident de Jules Bianchi : " il n'a pas assez ralenti " assure la FIA

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Jules Bianchi (Marussia-Ferrari) au GP F1 de Malaisie le 30 mars 2014
Par Stéphanie OLIVERO|Ecrit pour TF1|2014-12-06T09:24:00.000Z, mis à jour 2014-12-06T09:30:21.000Z

La Fédération Internationale de l'Automobile a livré ce mercredi un rapport sur les circonstances de l'accident de Jules Bianchi survenu lors du Grand-Prix du Japon, début octobre. Verdict : le pilote Français n'aurait pas suffisamment ralenti à l'approche des drapeaux jaunes... Une enquête qui suscite de nombreuses réactions.

Les conclusions du rapport sont sans appel : Jules Bianchi est responsable de cet accident qui l'a conduit à cet état critique.

Bianchi responsable selon la FIA
L'affaire Jules Bianchi ne cesse de faire polémique. D'abord pointés du doigt : les organisateurs du GP du Japon qui ont fait intervenir une grue au 43e tour pour dégager la monoplace d'Adrian Sutil, victime d'une sortie de piste quelques minutes plus tôt. Alors que les commissaires étaient en train d'intervenir au virage 7, le jeune Français perd le contrôle de sa Marussia et vient s'encastrer dans la grue.

La violence du choc est telle que l'engin de chantier se soulève: un accident, examiné depuis deux mois par une commission, qui a donné lieu à un rapport de 396 pages, où la FIA n'est pas remis en cause. Les procédures habituelles auraient bien été bien appliquées. Il n'y avait à ce moment là aucune raison de faire intervenir la voiture de sécurité. Mais la piste était devenue particulièrement glissante à cet endroit du circuit en raison de la pluie et Jules Bianchi n'aurait pas suffisamment levé le pied. Pour éviter l'impact, le Français aurait ensuite tenté de couper le moteur en appuyant simultanément sur les pédales de frein et d'accélérateur (procédure du FailSafe) mais le système de freinage arrière ‘Brake-By-Wire' l'en aurait empêché.

La piste du cockpit fermé écartée
Le rapport montre également que les médecins sont intervenus dans les plus brefs délais et qu'un cockpit fermé n'aurait pas permis d'atténuer ces blessures au niveau de la tête ; sa Marussia était lancée à près de 126 km/h au moment où elle a heurté la grue de 6500 kg. Tout le monde est néanmoins d'accord sur un point : ce type d'accident ne doit plus se produire.

Jules Bianchi a été rapatrié en France, ou plus exactement au CHU de Nice, le 19 novembre dernier. Sorti du coma artificiel dans lequel il était plongé depuis plus d'un mois, son état reste néanmoins critique.