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Autolib' : le projet se concrétise !

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Autolib’ : le coup d’envoi est lancé !
Par Raphael SYLVESTRE|Ecrit pour TF1|2009-07-27T08:31:00.000Z, mis à jour 2009-07-27T08:31:00.000Z

Après le Velib', la préfecture de Paris a donné son feu vert à Autolib'. Ce système permettra aux parisiens et aux communes d'Ile-de-France adhérantes au projet, de se déplacer en voiture électrique.

Bien sûr, le projet n'en est encore qu'à ses balbutiements. A l'heure actuelle, le contenu précis du cahier des charges n'a pas encore été défini, et aucun appel d'offre n'a donc logiquement été lancé. Néanmoins, le préfet de Paris a donné son accord pour la création d'un syndicat mixte regroupant la ville de Paris et plusieurs communes de banlieue, conditions sine qua non pour que le réseau s'étende au-delà de Paris intra-muros.


Une vingtaine de communes, dont Boulogne-Billancourt, Cachan, Créteil, Nanterre ou encore Neuilly ont ainsi confirmé leur participation au projet, ce qui devrait enfin permettre de rendre ce service compatible avec la proche banlieue. Un verrou important a donc été levé, mettant réellement sur les rails ce projet qui devrait à terme permettre la création de 1400 stations Autolib', dont la moitié dans la capitale.


A dire vrai, ce type d’initiative n’est pas complètement nouvelle. Un tel système existe déjà à moindre échelle à Antibes, où 11 véhicules électriques sont proposés à la location à toute heure, moyennant un abonnement de 8 euros par mois et une facture de 6 euros de l’heure. Outre-Rhin, Daimler avait aussi lancé à Ulm un service sans abonnement, en proposant à près de 12 euros de l’heure des Smart Fortwo propulsées par un classique moteur thermique.

Concernant l’Autolib’, les utilisateurs devraient pouvoir souscrire un abonnement pour environ 250 euros par an, avec un coût d’utilisation sis sous les 10 euros par heure. Arguant du taux de dégradations élevé dont pâtit déjà le concept Vélib’, certains observateurs font néanmoins part de leurs inquiétudes concernant l’aspect financier du projet…


Pour l’heure, les artisans et petits constructeurs (Heuliez, Fam, MDI, Reva…) semblent les plus enthousiastes, en dépit de moyens limités. Il faut dire que cette initiative, dont l’objectif avoué est de « limiter la possession de véhicules individuels » et d’offrir « une alternative crédible et écologique aux déplacements qui nécessitent une voiture », concerne un nombre limité de véhicules : environ 4000. Peut-être refroidis par la maintenance et les coûts d’exploitations, les grands constructeurs affichent une plus grande frilosité.

Le groupe PSA, pionnier du véhicule électrique et qui s’était déjà brûlé les ailes durant la dernière décennie, devrait toutefois proposer une citadine innovante dérivée de la Mitsubishi i-Miev. De son côté, le Losange, qui travaille depuis quelques temps sur ce mode de propulsion, devrait progressivement y convertir différents véhicules de sa gamme. Quoi qu’il en soit, les divers acteurs ont du pain sur la planche pour proposer une solution convaincante à l’imminent cahier des charges : la mise en service d'Autolib' est en effet prévue pour 2010.