Nous avons essayé le Toyota Land Cruiser II

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Photo 21 : Essai Toyota Land Cruiser : le bon compromis
Par Said EL ABADI|Ecrit pour TF1|2009-12-18T14:17:00.000Z, mis à jour 2009-12-18T14:17:00.000Z

Le marché du 4x4 est en chute libre depuis plus de trois ans mais Toyota s'accroche en lançant sa 7ème génération de Toyota Land Cruiser. D'apparence moins baroudeur, mais toujours aussi bon franchisseur, il profite d'une qualité de finition en hausse et met désormais en avant un meilleur comportement routier.


Avec ses 4,76 m de long, 1,88 m de large et 1,84 m de haut, le Toyota Land Cruiser est tout ce qu'il y a de plus imposant. Néanmoins, son dessin apparaît moins pataud que par le passé. Son nouveau bouclier et ses phares plus agressifs lui offrent, en effet, un regain de caractère, tandis que ses passages de roue moins marqués affinent sa silhouette. Pas de quoi en faire une danseuse, évidemment, mais assez pour lui donner un petit côté haut de gamme. L'arrière évolue également, avec des feux plus proches de ceux du RAV4 et la disparition de la roue de secours (en version 5 portes) sur la porte du coffre. Cette dernière s'ouvre malgré tout encore sur le côté, ce qui peut-être parfois assez peu pratique. Un défaut en partie comblé par l'arrivée d'une lunette arrière s'ouvrant indépendamment.

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Une fois enjambée l'imposante marche qui permet de monter à bord, l'habitacle du Toyota Land Cruiser nous apparaît enfin. Il est plus raffiné qu'auparavant et cela se sent. A commencer par la nouvelle console centrale, certes toujours très verticale et anguleuse, mais désormais plus fine et mieux intégrée. La planche de bord est également nouvelle, de même que le volant à la jante épaisse et l'instrumentation très lisible. Grâce à une qualité améliorée, les plastiques ne font pas tâche au côté des sièges en cuir qui équipent notre version Lounge. Particulièrement lumineux, l'intérieur du Toyota Land Cruiser offre beaucoup d'espace aux occupants (5 ou 7 en fonction de la version choisie) néanmoins, au vu de ses dimensions, nous imaginions ses places arrière légèrement plus accueillantes. Quant au coffre, il propose un volume conséquent allant de 631 à 1.934 litres tous sièges rabattus.


Au moment de choisir votre Toyota Land Cruiser, la question du moteur ne se posera pas longtemps puisque Toyota n'en propose qu'un seul, en l'occurrence un 4 cylindres 3.0 D-4D de 173 ch. Avec lui sous le capot, n'espérez pas des accélérations vraiment franches. En revanche, ses 410 Nm de couple disponibles entre 1.600 et 2.800 tr/mn lui offrent de belles reprises, idéales pour dépasser en toute sérénité, et ce malgré les 2.090 kg de l'auto. Par ailleurs, nous avons trouvé que ce moteur était mieux insonorisé que le précédent, bien que toujours un peu bruyant à plein régime. A choisir, nous vous conseillons plutôt la boîte automatique à 5 rapports (2.000 euros en option sur Légende et Lounge ou de série sur Lounge Pack Premium), bien plus agréable que la boîte manuelle proposée en entrée de gamme.


Rien à redire en revanche, avec en moyenne 8,1 l/100 km en cycle mixte, soit 214 g/km de CO2, et pas plus de 11,5 l/100 km lors de notre essai réalisé sur route montagneuse. Enfin, en bon tout-terrain, le Land Cruiser possède une transmission intégrale permanente, un blocage de différentiel et la possibilité de passer en gamme courte.


La vraie différence entre le nouveau et l'ancien Toyota Land Cruiser vient de son comportement routier. Certes, le 4x4 nippon n'a pas l'agilité d'un BMW X5, mais il s'en sort à présent correctement et dans un grand confort. Ses prises de roulis son moins prononcées que par le passé et sa direction, bien qu'un peu floue, offre désormais un meilleur ressenti. Quant à son freinage, il est à la fois efficace et endurant. Reste que le terrain de prédilection du Toyota Land Cruiser se situe hors des sentiers battus : sur la terre, entre les pierres ou encore dans la boue. Des endroits où il profite bien sûr de ses 4 roues motrices, mais aussi de ses nombreuses aides à la conduite.

Photo 31 : Essai Toyota Land Cruiser : le bon compromis


Parmi elles, la sélection multi-terrain dont les 4 modes pré-réglés jouent sur l'accélérateur, le degré d'intervention de l'électronique et le freinage, ou encore la possibilité d'avoir recours à 4 caméras (2 latérales, 1 frontale, 1 arrière) pour situer les obstacles autour du véhicule. A noter également, la présence d'un régulateur de progression au pas, d'une assistance à la descente et au démarrage en côte, ainsi que d'une suspension adaptative avec barres stabilisatrices actives. Des équipements que nous n'avons malheureusement pas pu tester efficacement, notre essai hors-piste s'étant limité à une simple sortie sur chemins caillouteux.


Au final, si le Toyota Land Cruiser se civilise un peu, il n'en conserve pas moins ses incroyables qualités de tout-terrain. De quoi ravir les amateurs de 4x4, qui apprécieront au passage le bon en avant fait par les matériaux présents dans l'habitacle. Quant aux équipements, notre modèle en finition Lounge profite notamment, de série, de la climatisation bi-zone, d'un toit ouvrant, de phares xénon adaptatifs, d'un régulateur de vitesse, de sièges cuir électriques, d'un système de navigation et d'une caméra de recul. De quoi faire grimper l'addition à 52.000 euros.

Les moins fortunés pourront, eux, se tourner vers la version 3 portes LeCap facturée 36.900 euros.