BMW 330d : athlétiquement sobre

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BMW 330d : athlétiquement sobre
Par etf1|Ecrit pour TF1|2008-09-25T23:01:43.000Z, mis à jour 2008-09-26T08:00:00.000Z

Après les récentes métamorphoses de l’Audi A4 et de la Mercedes Classe C, le temps est venu pour BMW d’offrir une seconde jeunesse à la Série 3. Pour ce faire, le constructeur munichois mise sur un design légèrement plus athlétique et des moteurs performants à l’appétit mesuré. Une refonte en douceur censée permettre au best-seller de la marque de conserver son rang de leader du marché des berlines familiales Premium.

Présentation

Pour qui souhaite s’initier au jeu des sept erreurs, la nouvelle Série 3 n’est pas une sinécure. Difficile, en effet, de repérer au premier coup d’œil les différences entre la version précédente et cette dernière. Pourtant, les modifications apportées par BMW sont loin d’être anodines. On retiendra ainsi le retour au capot nervuré, le nouveau dessin du pare-choc ou encore l’arrivée de diodes électroluminescentes en guise de clignotants avant. Autant de détails qui permettent au best-seller de la marque à l’hélice d’offrir un visage plus agressif, sans jamais sombrer dans l’ostentatoire. Il en va de même pour l’arrière qui hérite de nouveaux feux à LED et d’une malle redessinée. Aucune évolution en revanche concernant la capacité du coffre qui, avec 460 litres, reste dans la moyenne des allemandes de la catégorie, lorsqu’une Citroën C5 se targue d’accueillir 494 litres.

Intérieur

Pourquoi changer un habitacle choisi par près d’un acheteur de BMW sur deux ? Voilà sans doute l’une des questions auxquelles les têtes pensantes de la marque se sont confrontés. Résultat, l’intérieur de cette Série 3 n’évolue qu’avec parcimonie : quelques touches de chrome mat autour des boutons, une instrumentation qui gagne en précision, des commandes de lève-vitre plus proche du conducteur… et c’est tout ! Pas de quoi déstabiliser les propriétaires de l’ancien modèle, qui seront sans doute ravis d’apprendre que la nouvelle génération du système de commande iDrive possède désormais des boutons d’accès direct (CD-Radio-Tel-Navi-Back-Menu) en complément de la fameuse molette. Au passage, BMW dote son système d’une cartographie en 3D, d’un disque dur de 12 Go ou encore d’un accès illimité à internet, grâce au système Connected Drive (en option). Pour le reste, la Série 3 jouit d’une finition et d’un confort très soigné, à l’image des sièges en cuir à double couture rabattue. Une ambiance que l’on retrouve aux places arrière. Néanmoins, les convives les plus exigeants ne devraient pas passer à côté des fixations ISOFIX (pour siège enfant), qui ressortent légèrement du dossier et ont tendance à appuyer sur le bas du dos… Un infime inconvénient comparé au gain de sécurité dont profitera votre bambin, lors de vos virées familiales. Quant à votre propre sécurité, les nouveaux appuie-têtes actifs installés d’office dans la Série 3 auront pour agréable effet de vous éviter le coup du lapin, en cas de choc arrière.

Moteur

Côté motorisation, il n’y a que l’embarras du choix avec pas moins de 11 versions différentes (5 diesel conte 6 essence). Une habitude chez le constructeur allemand qui peut d’ailleurs se vanter d’offrir la palette la plus riche du segment. Pour cet essai, notre choix s’est porté sur le nouveau 6 cylindres en ligne qui équipe la 330d. Un moteur entièrement réalisé en aluminium qui, malgré ses 245 ch, parvient à consommer 7% de moins que l’ancien modèle, pourtant moins puissant (231 ch). Une opération rendue notamment possible par l’utilisation d’une injection directe (jusqu’à 1 800 bars) à rampe commune de 3ème génération et d’un turbocompresseur à géométrie variable. Outre une consommation réduite, de seulement 5,7l/100 km (en cycle mixte), cette mise à jour a pour effet de rendre le moteur très silencieux, tout en améliorant ses performances. Ainsi pourvue, la Série 330d parvient à combiner tempérament sportif – elle passe de 0 à 100 km/h en à peine 6,1 s et accélère sans discontinuer de 2 000 à 5 000 tr/mn – et douceur d’utilisation. Grâce à son couple de 520 Nm (20 Nm de plus qu’auparavant) disponible entre 1 750 et 3 000 tr/mn, l’allemande s’accommode en effet d’un simple filet de gaz au moment d’enrouler les obstacles. Son seul et unique défaut vient finalement de sa boîte de vitesse manuelle à 6 rapports, dont le maniement n’est pas un exemple de fluidité. Il conviendra donc de faire preuve d’un peu de poigne au moment d’enclencher les rapports, notamment lors du passage de 1ère en 2ème. A noter, pour conclure ce chapitre, le travail réalisé sur l’échappement qui offre à présent une sonorité proche de celle d’un moteur essence, même à pleine charge.

Sur la route

Le châssis de la Série 3 est, depuis plusieurs années déjà, un modèle de dynamisme. Grâce à son moteur longitudinal, qui assure une répartition presque idéale du poids entre les essieux avant et arrière, mais aussi grâce au réglage relativement ferme de ses suspensions. Ainsi, l’allemande est une véritable experte lorsqu’il s’agit de tailler la route avec précision. Sa direction est très informative et son train avant donne l’impression d’être collé à la route. Il faut préciser que ce dernier n’a aucune puissance à transmettre au sol puisque, en bonne « Béhème », la Série 3 est propulsée par ses roues arrière. Enfin côté sécurité pure, si la profusion d’aides à la conduite rattrape la moindre erreur de conduite, le mode Sport de l’ESP autorise de légères dérives du train arrière, parfaitement contrôlées.

Bilan

Plus que par son design, certes légèrement revu, c’est avec son exceptionnel diesel que cette 330d nous a convaincu. Un moteur performant, à la sonorité très agréable, qui n’est autre que le plus frugal des 6 cylindres mazoutés du marché. De quoi exempter notre Série 3 de malus écologique (152 g/km de CO2), ce dont ne peuvent se vanter ses concurrentes directes Audi A4 V6 3.0 TDI et Mercedes Classe C 320 CDI, toutes deux pénalisées de 750 euros. Quant à ses tarifs, ils sont compris entre 42 250 et 46 750 euros, soit une augmentation de 900 euros par rapport au précédent modèle. L’entrée de gamme 316i débute, elle, à 27 050 euros.

LE BILAN

Points Forts
- L'incroyable rapport performance/consommation du 6 cylindres
- Une excellente insonorisation
- La rigueur et le dynamisme du châssis
- Une grande qualité de finition

Points Faibles
- Peu d'évolution dans l'habitacle
- Le manque d'espaces de rangement
- Une boîte de vitesse un peu dure