Boîtes auto et consommation : enfin de bons rapports

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Boîtes auto et consommation : enfin de bons rapports
Par etf1|Ecrit pour TF1|2008-09-12T17:03:00.000Z, mis à jour 2008-09-13T08:00:00.000Z

Les meilleures boîtes automatiques permettent de grappiller quelques dixièmes de points de consommation ; voici un bref état des lieux sur cette amie qui vous veut du bien.

Oubliez la BX boîte auto de papy, assoiffée de super

Parmi les organes de nos automobiles sur lesquels les constructeurs se penchent régulièrement pour réduire les consommations et les rejets polluants, les boîtes de vitesses automatiques font souvent l’actualité. Il faut dire que leurs concepteurs ont maitrisé leur talon d'Achille, la consommation, et le tournent désormais en avantage avec des transmissions qui, non contentes de soigner l’agrément de conduite, économisent du carburant.

Fini les boîtes auto de 1ère génération, dont le convertisseur de couple remplaçant l’embrayage entrainait des "glissements", sources de gaspillage d’énergie. Outre l’amélioration de ce principe, on doit les plus grands progrès aux boîtes robotisées. Le principe : c’est une boîte manuelle classique dont le maniement est automatisé, via un embrayage électro-hydraulique "piloté". Un mode séquentiel permet généralement de passer les rapports à l’aide de palettes au volant. Ce sont les transmissions Sensodrive et BMP6 chez PSA, Selespeed chez Alfa Romeo, QuickShift chez Renault etc. La Citroën C4, par exemple, réduit légèrement sa consommation - de 3 à 5 % - avec sa boîte BMP6.

Moins de conso, plus de plaisir

D’autres systèmes plus complexes favorisent l’agrément, telle que la désormais célèbre boîte DSG du groupe Volkswagen. Sa particularité : elle met en œuvre 2 embrayages, un pour les rapports pairs, l'autre pour les impairs. Il en résulte des passages de rapports éclairs, environ 0,2 s, et d’une grande douceur. Déjà diffusée à plus d’1 millions d’exemplaires en 5 ans, et imitée depuis par Ford et Volvo (avec la boîte Powershift), elle vient de franchir une étape en intégrant un 7ème rapport, contre 6 jusqu’ici. Sur une Golf 1.4 TSI, cette évolution permet de passer d’une consommation de 6,3 l/100 km avec une boîte manuelle classique, à 5,9 l/100 km. Les émissions de C02 suivent la tendance en chutant de 149 à 139 g/km. Pas de quoi éviter un malus de l’écopastille (celle-ci restant neutre entre 130 et 160 g/km), mais un gain de 10 g/km n’est néanmoins pas négligeable.

En 2003, Mercedes proposait déjà 7 rapports sur sa boîte 7G-TRONIC, de facture plus classique, et réservée aux mécaniques haut de gamme 6 et 8 cylindres. Des gains comparables étaient à la clé : environ 0,6 l/100 km en moyenne. BMW se son côté réserve une petite merveille à sa nouvelle M3 : une transmission à double embrayage à 7 rapports pouvant supporter des régimes allant jusqu’à 9 000 tr/min. De quoi amenuiser le risque de voir les divines montées en régimes de son V8 coupées dans leur élan !

Et ce n’est pas fini…

Toujours plus de rapports…

Récemment, Lexus et Audi (avant BMW d’ici peu) animaient la course à l’armement en annonçant 8 rapports sur leur dernière transmission. Même argument, mais des boîtes pourtant différentes : un système à variation continue CVT pour Audi, visant à toujours évoluer sur le régime idéal du moteur, et une boîte automatique classique pour Lexus. Alors gadget "premium" ? Coup de force marketing ? Pas sûr. Outre un léger mieux en termes de performances grâce au rapprochement sensible des rapports, une boîte à 8 rapports permet d’éviter les "trous" et sous-régimes lors des accélérations, qui s’en trouvent lissées. Une nouvelle fois, de petits gains de consommations sont au rendez-vous.

Jusqu’où les boîtes automatiques iront-elles ? Gagneront-elles encore des rapports, pour imiter celles des camions qui en comptent parfois plus de 10 ? C’est peu probable, parvenir à exploiter réellement plus de 8 rapports sans dépasser 130 km/h sur les routes n’étant pas assurée…