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Brexit : quel impact sur l’automobile en Europe ?

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MINI Cooper S Cabriolet 2016
Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2016-06-24T12:49:42.876Z, mis à jour 2016-06-24T13:19:53.622Z

Le peuple a voté l’exclusion un Royaume-Uni de l’Union Européenne lors du référendum “Brexit” du 23 juin 2016. Quelles conséquences pour l’automobile ? Les usines vont-elles se délocaliser ? Les prix vont-ils évoluer ?

Dans un scrutin serré, le référendum du 23 juin 2016 a poussé le Royaume-Uni hors de l’Union Européenne, un vote consultatif qui sera validé dans les prochains mois, une première dans les 60 ans d’histoire de la construction européenne. Dans une tourmente politique, sociale et économique, quels seront les conséquences sur l’automobile de ce Brexit ?

Des prix en hausse ?

Selon les plus pessimistes analystes, l’impact économique sera tel que les véhicules fabriqués outre-Manche vont s’exporter plus chers, d’environ 10%. Si cette évolution n’est pas un drame pour les voitures de luxe comme les Rolls-Royce, McLaren ou Aston Martin, cela le sera davantage pour les Jaguar et Land Rover Prix dont la lutte des prix serrés est déterminante face aux rivales allemandes. Il en serait de même pour les deux filiales de BMW : Rolls-Royce et MINI.

Les véhicules fabriqués par Nissan (Juke, Qashqai), Toyota ou Honda seront aussi impactés. Bien que n’ayant aucune usine locale, le groupe français PSA a déjà anticipé en annonçant qu’un réajustement des prix était inévitable, en raison de la chute de la livre sterling, passée de 1,5 à 1,33 dollar en une journée, son plus bas taux depuis 1985. Les tarifs à la hausse le seront probablement sur la majorité des marques.

"BMW, propriétaire de MINI et Rolls-Royce, ne voit pas de changement immédiat de ses opérations, mais ne peut prédire les conséquences à long terme."



Des ventes plombées ?

Plus concrètement, le marché britannique, qui progressait depuis le début de l’année, devrait chuter de 4,5% en fin 2016 selon les experts, voire de 10% en 2017, en raison de l’augmentation des prix des véhicules et d'un climat économique plus morose.

En termes de sites automobiles, la délocalisation des usines de production des constructeurs japonais Honda, Toyota et Nissan (dont la ville Sunderland a majoritairement voté pour le Brexit) n’est pas remise en question dans l’immédiat, mais l’incertitude sur les investissements pourrait geler des projets alloués à ces implantations, mettant en péril leur avenir. 

Cependant, il faudra patienter jusqu'aux prochains nouveaux accord commerciaux entre l'UE et le Royaume-Uni pour clarifier le futur, encore incertain.