Cadillac CTS 3.6 : elle s'européanise

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Cadillac CTS
Par Julien LECORNU|Ecrit pour TF1|2008-09-24T07:45:00.000Z, mis à jour 2008-09-24T07:45:00.000Z

La Cadillac CTS ne cesse de s'améliorer. Et cette nouvelle version le prouve une nouvelle fois, avec un intérieur revu et de gros progrès concernant le comportement routier.

Des progrès irrésistibles à bord

Cet esprit décalé se retrouve aussi à bord, où design rime enfin avec qualité. Coiffée d’un plastique souple du plus bel effet, l’imposante console centrale en V accueille un large écran multimédia tactile, qui s’extraie d’une pression sur un bouton. Guère spacieux à l’avant, cet habitacle réserve une place correcte aux passagers arrière, notamment au niveau des jambes. En revanche, les larges montants arrière combinés aux fines surfaces vitrées font moins sourire lors des manœuvres.

En attendant l’arrivée d’un nouveau diesel 2.9 de 250 ch sur lequel Cadillac fonde de grands espoirs, et celle d’un V8 réservé à la furibonde CTS-V, cette imposante berline ne compte pour l’heure que deux 6 cylindres à son catalogue : un 2.8 de 208 ch et un 3.6 de 311 ch. Sur ce dernier, une transmission intégrale est disponible en option. Mais c’est aux seules roues arrière qu’il adressait sa générosité sur notre modèle. Nourri à l’injection directe et doté d’une distribution variable, ce bloc très moderne sait tout faire : évoluer sur le couple, chanter fort lorsqu’on le bouscule, tutoyer le rupteur à loisir… chose que le mode séquentiel de la boîte auto 6 rapports autorise contre toute attente sans broncher. Le 0 à 100 km/h expédié en seulement 6,3 s confirme cette impression de facilité. Expressif, ce V6 à l’agrément proche d’un V8 se montre également docile sur cette CTS qui « motrice » efficacement (toutes aides à la conduite activées), y compris sur sol gras.

Rigueur et agilité ont aussi fait un bon en avant

D’une génération à l’autre, le comportement routier de la CTS a lui aussi marqué de sérieux progrès. Cette armoire à glace affiche une agilité remarquable et s’inscrit avec précision dans les courbes. Un bilan toutefois terni par des suspensions parfois dépassées par les événements, qui répercutent une à une les déformations de la chaussée et ne répriment pas tous les mouvements de caisse. Néanmoins, l’écart avec les standards européens, naguère abyssal, s’est drastiquement réduit.

Cette CTS nouveau cru confirme de belle manière le virage entrepris par Cadillac pour redorer son blason. Dynamique, conforme aux exigences de qualité de la catégorie, elle est à présent armée pour défier les ténors du premium. La tâche s’annonce en outre moins délicate avec l’arrivée prochaine d’un break stylé et du V6 diesel. En version V6 3.6 boîte auto Sport Luxury, truffée d’équipements de série (sellerie cuir électrique, capteur de pluie, direction à assistance variable, phares directionnels, radar de recul…), elle se négocie à partir de 46 990 euros auxquels s’ajoutent 2 600 euros de malus. Très compétitif, pour la catégorie s’entend.