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Capteurs de pressions de pneus : le nouveau scandale qui va secouer l’automobile ?

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Guide d'achat de pneus
Par Julien PEREIRA|Ecrit pour TF1|2016-11-08T10:59:27.366Z, mis à jour 2016-11-08T13:56:21.023Z

Une étude de l'organisation "Transport et Environnement" a pointé du doigt une nouvelle forme de tricherie des constructeurs automobiles lors des tests d’homologation, concernant les capteurs de pressions de pneumatiques.

Un nouveau système de falsification des tests d’homologation, détecté sur les capteurs de pressions pneumatiques a été découvert par un groupe européen d’ONG.


Après le « dieselgate», le « TPMSgate » ? Les capteurs de pressions pneumatiques, observés par Transport et Environnement sur plusieurs modèles récents, risquent de faire de l’ombre au scandale qui a affecté Volkswagen, Audi et l’ensemble du marché automobile. Même s’ils ne concernent pas directement les normes anti-pollution, ils pourraient avoir une incidence sur la sécurité de millions d’automobilistes. Explications.

Moins cher donc moins efficace

Depuis 2014, tous les véhicules neufs doivent être équipés de TPMS (Tyre Pressure Monitoring System), des artifices embarqués permettant de contrôler la pression des pneumatiques. Il en existe deux catégories : les « directs », précis car intégrés dans les valves, et les « indirects », qui utilisent plusieurs autres données (l'ABS, différence de vitesse de rotation des roues) pour effectuer la mesure. Ceux-ci sont donc plus approximatifs, mais aussi moins coûteux pour les constructeurs. Et donc largement plus utilisés.


Encore un système pour détecter les tests d’homologation ?

Plusieurs tests effectués sur des best-sellers (Volkswagen Golf 7, Fiat 500) ont déjà montré que ces capteurs indirects fonctionnant parfaitement lors des tests d’homologation n’avaient pas la même efficacité sur route. Ainsi, durant l’enquête réalisée par Transport et Environnement, cette catégorie de TPMS a constamment détecté un défaut de pression créé volontairement sur les rouleaux, mais n’a jamais été en mesure de découvrir le même problème sur route, même après plus d’une heure de roulage… Troublant. Et suffisant pour convaincre le groupe d’ONG de demander l’ouverture d’une enquête.