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Pollution : le rapport de la commission Royal incomplet ?

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Renault Captur 2013
Par Marie LIZAK|Ecrit pour TF1|2016-08-24T08:34:45.627Z, mis à jour 2016-08-24T14:23:47.599Z

Nouveau rebondissement dans le Dieselgate : des membres de la commission Royal ont dévoilé que des éléments manqueraient dans le rapport, notamment ceux concernant Renault, présenté comme l’un des "pires élèves".

Selon certains membres de la commission Royale, le dossier d’enquête serait incomplet.


Rapport incomplet

Formée au lendemain du scandale Volkswagen révélé en septembre dernier, la commission Royal a pour but d’enquêter sur les véhicules en France afin de détecter si d’autres constructeurs ont eu recours à un système permettant de falsifier les tests de pollution. Dans son rapport final, le groupe de travail avait pourtant annoncé qu’il lui avait été impossible d’avoir accès à l’ensemble des données des véhicules testés et donc qu’il ne pouvait pas se prononcer définitivement sur la présence ou non de logiciels truqueurs.

En effet, trois membres de la commission viennent de révéler l’absence de plusieurs éléments dans le rapport d’enquête, notamment ceux concernant Renault. Charlotte Lepitre, de l’association France Nature Environnement constate en effet qu’aucun élément faisant suite aux perquisitions de la répression des fraudes chez la marque au losange n’ait été mentionné dans le dossier.

Renault sous le feu des projecteurs

Déjà pointé du doigt peu après la révélation du scandale, Renault est à nouveau visé par les accusations de certains membres de la commission Royal. En effet, la firme aurait optimisé son filtre à oxydes d’azote, qui serait alors capable de détecter des conditions de tests et de s’y adapter en limitant les émissions polluantes. Une technique qui semble avoir été utilisée sur plusieurs véhicules, notamment le Captur.

Néanmoins, si Renault fait partie des « pires élèves » selon Charlotte Lepitre, ce n’est pas le seul constructeur incriminé dont certains éléments de l’enquête manquent au dossier.  Pour l’heure, si la firme au losange, ni le ministère des Transports n’a souhaité répondre aux sollicitations.