Essai Audi A4 2.0 TFSI 211 ch : Le malus ne passera pas

Voir le site Automoto

Audi A4 2.0 TFSI
Par etf1|Ecrit pour TF1|2008-09-20T19:01:00.000Z, mis à jour 2008-09-20T19:01:00.000Z

La bête de 211 ch de chez Audi est plutôt impressionnante. Pourtant, elle prouve que "performance" ne va pas toujours de pair avec malus écologique. Explication.

L'intérêt du Valvelift

Sans rentrer dans des détails qui, finalement, importent peu au moment de prendre le volant de votre véhicule, sachez que le système Valvelift permet de varier la levée des soupapes en fonction des besoins du moteur. En d’autres termes, à faible régime, une ouverture accrue autorise un gavage plus important en carburant et par conséquent un meilleur rendement. C’est, en revanche, le contraire qui se produit à haut régime, avec cette fois une ouverture réduite qui se traduit, fort logiquement, par une baisse de la consommation. Une technologie arrivée en 2007 chez audi qui, couplée à l’allongement des rapports de boîte, permet d’abaisser la consommation générale d’environ 15%.

350 Nm de couple

Après la théorie, place à la pratique. Nous avons pu tester ce nouveau moteur au volant de la récente Audi A4, sur les routes escarpées de la région de Dijon. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il nous a franchement convaincu ! Grâce à son couple de 350 Nm présent dès les bas régimes et surtout bien plus important que celui de ses concurrentes directes, l’allemande jouit d’une vraie souplesse d’utilisation. Difficile, en effet, de prendre ce moteur en défaut, même au moment de relancer en 3ème à seulement 1 500 tr/mn. Du coup, les 1 435 kg de l’auto ne se font que très rarement sentir.

Un double visage

Voilà pour la conduite « pépère ». Car, une fois passée la barre des 2 000 tr/mn, ce nouveau 2.0 TFSI se montre autrement plus sportif. Ses 211 ch poussent sans discontinuer jusqu’au rupteur situé à 7 000 tr/mn, et comme l’allemande est très bien insonorisée, on se prend rapidement au jeu. Les virages se succèdent à vive allure, la boîte de vitesse (manuelle à 6 rapports) répond parfaitement. Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes… à ceci près que le châssis, lui, a du coup un peu du mal à suivre. Ainsi, lors de cet essai, somme toute musclé, et malgré une direction relativement précise, notre A4 s’est montrée parfois un peu pataude dans son comportement, sous la forme d’une prise de roulis légèrement trop prononcée. Un défaut qu’il est, fort heureusement, possible de compenser en optant, dès l’achat, pour un châssis sport. Facturé seulement 350 euros, ce dernier redonne un comportement exemplaire à l’allemande tout en conservant un très haut niveau de confort.

Verdict

Au final, notre consommation n’aura pas excédé 9l/100 km, soit une moyenne tout simplement bluffante, compte-tenu de notre forte propension à conduire à vive allure. Dès lors, les 6,6l/100 km annoncés par Audi nous semblent plutôt réalistes, pour qui saura se montrer raisonnable. Une belle performance qui permet à l’A4 2.0 TFSI 211 ch de ne rejeter que 154 g/km de CO2 et ainsi d’éviter le malus écologique. Ses prix débutent à 33 800 euros, lorsqu’une BMW 325i Première de 218 ch, aussi performante mais plus gourmande, se monnaie à partir de 36 700 euros (malus de 750 euros compris).