Essai Audi Q5 : Audi sur les terres de BMW

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Audi Q5
Par etf1|Ecrit pour TF1|2008-08-21T05:16:00.000Z, mis à jour 2008-08-29T08:00:00.000Z

Outre le GLK de Mercedes, très correct sans être éblouissant, Audi s'immisce avec son Q5 comme une pincée de poil à gratter dans le dos de la firme à l'hélice.

Présentation

Face à un BMW X3 très, voir trop, original et un Mercedes GLK volontairement rustique, l'Audi Q5 choisit pour son design l'élégance, l'équilibre et la sobriété... l'imposante calandre Single Frame mise à part. Sur le plan esthétique la concurrence est donc plutôt à chercher du côté de Volvo qui propose un XC 60 lui aussi très raffiné. On appréciera ainsi sa ligne de toit fuyante, ses portes-à-faux assez courts ou encore sa partie arrière très travaillée. Bien entendu, la face avant se distingue par ses feux à LED, comme de coutume chez Audi. D'ailleurs, preuve que la pomme ne tombe jamais bien loin du pommier, le Q5 ne peut au premier regard tromper sur son statut de mini-Q7 avec un faciès similaire et une allure générale dans la même veine. Il se veut néanmoins plus civilisé, avec des proportions nettement plus compactes, même s'il est plus grand que ses rivaux, avec une longueur de 4,63m, quand un X3 se contente de 4,56m.

Intérieur

Ce SUV pas si compact présente très bien à l'intérieur. Outre sa qualité de finition remarquable et ses matériaux très riches, le Q5 propose un espace suffisant pour transporter 5 passagers dans un confort très appréciable. D'ailleurs, s'il ne cède pas à la mode de la troisième rangée de sièges et profite de ses côtes élevées pour proposer un espace de chargement au coffre généreux. Il varie ainsi de 540 litres en configuration normale, soit presque 100 litres de plus qu'un GLK, à 1560 litres toutes banquettes rabattues. Côté modularité, l'Audi Q5 sort également très bien sont épingle du jeu avec une rangées de sièges arrière fractionnable en trois parties, qui peut en option être coulissante sur 100 mm (660 euros), et un seuil de chargement bas très pratique. Bon point également pour l'ordinateur de bord, intégrant un disque dur de 40 Go et une interface MMI de 3ème génération, ou encore le GPS proposant l'affichage en 3D et la modélisation des principaux monuments. Rien à redire donc sur cet habitacle lumineux et très ergonomique mis à part, peut-être, l'ambiance intérieure pas franchement joyeuse, mais c'est un détail de goût que les plus classiques apprécieront.

Moteur

Le Q5 proposera à son lancement en novembre trois motorisations dont deux diesel. Le premier est le 2.0 TDI de dernière génération, bien connu dans cette version 170 chevaux pour avoir officié notamment sous le capot du TT TDI. C'est lui qui devrait rafler le plus de suffrages avec un mixe prévisionnel de 50% des ventes sur le Q5. Il sera complété dans l'offre par un bloc plus musclé, le V6 3.0 TDI de 240 chevaux, lui aussi à rampe commune. Au lancement du véhicule, ce moteur sera forcement associé à la nouvelle transmission S-tronic 7 à double embrayage, accouplée pour la première fois à un moteur à position longitudinale.
Cette combinaison est également obligatoire pour l'unique motorisation essence du Q5, l'inédit 2.0 litres 4 cylindres turbo développant 211 chevaux et 350 Nm de couple. Ce moteur dispose du nouveau ''valvelift system'' de Audi, un système de distribution faisant varier la levée des soupapes d'admission en fonction de la charge du moteur afin d'améliorer son rendement et contenir ses consommations. Ainsi motorisé, le Q5 se contente de 8,5l/100km (données constructeur) en cycle mixte et rejette 197g de CO2 par kilomètre. Un chiffre remarquable pour un bloc essence de cette puissance. Si ce nouveau bloc ne devrait constituer que 10% des ventes du Q5, nous avons tout de même opté lors de notre essai pour cette version qui ne manque vraiment pas d'intérêt. En effet, celui-ci se veut dynamique avec une puissance disponible très tôt, dès 2 000 tr/min et qui ne faiblit qu'aux alentours de 5 000 tr/min. Il permet d'ailleurs au SUV d'exécuter le 0 à 100 km/h en 7,2 secondes, pour une vitesse de pointe de 222 km/h ce qui n'est pas si mal pour un véhicule de plus de 1 700 kg.

Sur la route

Peu enclin à vadrouiller sur les routes scabreuses, le Q5 se montre cependant assez à l'aise sur les chemins, malgré son manque de protections de carrosserie. Une aptitude liée notamment à sa transmission quattro et à son système Hill Descent Assits, disponibles de série dès le premier niveau de finition. Le Q5 peut également compter sur un ESP ''Off Road'', un angle d'attaque de 25° et une étanchéité des soubassements jusqu'à 50 cm d'eau.
Bien sûr le SUV aux quatre anneaux se préfère largement sur les routes d'asphalte où il offre un comportement routier digne d'un break avec une direction qui réagit promptement, permettant d'aborder les courbes rapides sans crainte. Une légère tendance au sous-virage se fait tout de même sentir à un rythme très soutenu. En conduite plus coulée, on apprécie le confort relatif des suspensions, l'insonorisation très correcte, la position de conduite parfaite, et le freinage endurant. On appréciera enfin sa boîte de vitesse S-tronic 7 à double embrayage, rapide et très efficace, qui relance sans à-coup.

Bilan

Audi table sur des ventes avoisinant les 1500 unités entre novembre et la fin de l'année, puis 7000 en année pleine. Des chiffres réalistes compte tenu des qualités du Q5. Reste que les nombreuses options se payent souvent au prix cher, et semblent pourtant parfois indissociables d'un tel modèle. Son prix n'est donc pas à la portée de toutes les bourses avec un tarif d'appel à 40 150 euros, avec la motorisation 2.0 TDI en finition Ambiente.

LE BILAN

Points Forts
- Design sobre et soigné- Habitacle irréprochable- Comportement routier de premier ordre- Nouveau moteur 2.0 TFSI

Points Faibles
- Liste des options assez longue- Grand pour un SUV compact- Pas de sièges d'appoint à l'arrière