Essai : BMW 635d

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Photo 3 : Essai BMW 635d : le diesel lui va si bien
Par Raphael SYLVESTRE|Ecrit pour TF1|2009-04-08T14:30:00.000Z, mis à jour 2009-04-08T14:30:00.000Z

Le diesel envahi peu à peu les sportives allemandes : après le Porsche Cayenne, c'est au tour du BMW Série 6 d'accueillir un bloc diesel, livré ici avec un 6 cylindres double turbo de 286 ch !

Un imposant coupé à forte personnalité

Le grand coupé Série 6, au look sculptural, dispose toujours d’autant de personnalité. Avec ce léger lifting, difficile de percevoir ce qui a changé. Notons une prise d’air plus large, des clignotants redessinés intégrant désormais des Leds ainsi que des optiques retravaillées. L’arrière de l’auto continuera à partager les avis même si BMW a travaillé à une ligne moins abrupte que sur la première mouture. La partie basse du coffre est désormais plus concave et moins verticale, ce qui confère à l’arrière de ce coupé une ligne plus harmonieuse, moins « sac à dos » diront certains … Ce qui ne change pas c’est l’imposant gabarit de ce 2+2 qui affiche tout de même 4,80 mètre de long.
Le toit en verre, en option, allège considérablement la ligne et - même s’il ne fait que s’entrouvrir - apporte de la luminosité à l’habitacle.
Les amateurs des petits détails apprécieront la poignée d’ouverture du coffre dissimulée dans le logo BMW.




Confort et finition haut de gamme

A l’intérieur, dynamisme et finition haut de gamme sont bien évidemment au rendez-vous. Les lignes du tableau de bord se prolongent le long des portières, procurant aux passagers la sensation d’être installé dans un habitacle sécurisant et spacieux. Les matériaux utilisés mêlent cuir, plastique mat du plus bel effet, garnitures en bois précieux et touches d’acier. La console centrale, totalement retravaillée, intègre l’incontournable iDrive. Comme sur tous les modèles de la marque, le système audio/guidage/téléphonie/réglages est parfaitement intégré tant sur le plan esthétique qu’ergonomique. BMW a poussé le raffinement jusqu’à habiller la partie supérieure du bouton avec du cuir ! Si le confort avant est sans appel avec des sièges aux nombreux réglages électriques, la place arrière déçoit. La garde au toit et la place aux épaules ne sont pas en cause, les grands gabarits ne seront pas à l’étroit. Par contre, il leur faudra compter avec une place très réduite aux jambes. A tel point que le coupé Série 3 fait mieux à ce niveau… Rassurez-vous, en contre partie, le coffre dispose d’un confortable volume de chargement de 450 litres.


Un diesel sur un grand coupé : et alors ?

BMW n’a pas hésité sur la nouvelle mouture de sa Série 6 à succomber à la tendance du diesel, devançant ainsi Mercedes (dont le coupé CL en est dépourvu), son principal concurrent sur ce segment. Les conservateurs y verront un crime de lèse-majesté, les plus modérés (et modernes ?) noteront que BMW ne propose pas n’importe quel bloc diesel sur son coupé… Ce six cylindres à plat développe 286 chevaux et, grâce à son double turbo, affiche le couple généreux de 580 Nm ! Rien à dire, cette BMW respire profondément sous le capot et offre des performances dignes de son rang avec un 0 à 100km/h atteint en 6,3 s, soit un tout petit centième de mieux que sa sœur essence de 272 chevaux. La comparaison est donc d’autant plus tentante : pourquoi investir dans une version diesel 635d plus coûteuse si elle dispense des performances similaires au modèle essence 630i ? Une bonne partie de la réponse réside dans la consommation : lors de nos essais en usage mixte et au rythme soutenu, nous n’avons pas dépassé les 9,5 litres aux 100 km…


Confort et sportivité : le parfait équilibre

Si la sonorité du diesel ne vaut pas celui d’un bloc essence, celui de la 635d reste discret, y compris à froid où aucun claquement ni vibrations ne se font ressentir. L’insonorisation de ce coupé s’inscrit pleinement dans le confort qu’il offre à ses occupants. Même lors des montées en régime et à vive allure sur autoroute, l’ambiance intérieure est au calme, l’occasion de profiter d’un système audio de très bonne facture. Fidèle à son image de sportivité, BMW réussit ici la difficile équation chère à l’esprit « GT » : concilier un comportement sportif, tout en préservant le confort des occupants. Très souple au quotidien, ce coupé sait aussi faire parler la poudre lorsque l’on sollicite l’accélérateur. Le tout avec une parfaite maîtrise : direction précise et incisive, motricité rarement prise à défaut et comportement exemplaire. BMW exerce ici tout son art avec un coupé destiné à une clientèle à la recherche de performances mais qui ne souhaite pas renoncer au confort.
Proposé de série sur cette motorisation, la nouvelle boite automatique à six rapports est pilotable au levier ou aux palettes situées sur le volant. Une transmission qui s’avère rapide à la réponse et d’une grande souplesse dans le passage des rapports.


Le diesel a un prix

Par sa souplesse, sa consommation soutenue et ses performances dignes d’un bloc essence, cette 635d, dont les prix débutent à 72 800 euros, mérite d’être considérée à l’heure du choix. Si les grands rouleurs n’hésiteront pas, les 3 340 euros qui la séparent de sa sœur 630i laisseront les autres plus que sceptiques…