Essai de la Moto Guzzi 1000 1975

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Essai de la Moto Guzzi 1000 dans l'émission auto.moto.1 du 25 octobre 1975
Par Jean-Pierre Chapel, le 25 octobre 1975|Ecrit pour TF1|1975-10-25T14:20:00.000Z, mis à jour 2015-01-06T16:48:20.000Z

Il est peu de motos qui impressionnent lors de leur prise en mains que la 1000 Moto Guzzi Convert à boîte automatique, une maniabilité fantastique, une tenue de route remarquable, un freinage exceptionnel, une accélération de premier ordre. Alors, partial me direz-vous ? Non, emballé, vraiment emballé, mais en même temps un peu déçu par des bricoles.

Au guidon
Sur la route, la 1000 Guzzi est de tout repos, elle vire sans frotter, elle accélère super, malgré la boîte automatique, elle freine dans des conditions impeccables. Le petit pare-brise protège très bien sans prise au vent, ni vibration. La position de conduite est très agréable et la selle super confortable. On ne touche jamais à l'embrayage et l'on peut monter sur circuit à plus de 190 kilomètres à l'heure en consommant entre 6 et 8 litres aux 100 selon la façon de conduire. 25 litres dans le réservoir, donc excellente autonomie.

Présentation et caractéristiques
A l'arrêt, une béquille latérale astucieuse coupe le contact et serre un frein de parking, et on peut garer en pente. Guzzi reste fidèle au 2 cylindres en V 980 cm3 de cylindrée, boîte automatique deux positions, lente et nerveuse à l'avant, route à l'arrière. Transmission par arbre directe, mais sans à-coups, le freinage est donc super grâce à deux disques avant et un disque arrière, le freinage au pied jouant à la fois sur l'arrière et sur l'avant. Le tableau de bord est superbe, mais invisible de jour, toutes les commandes sont au guidon mais les clignotants sont délicats à manier, et un seul rétroviseur anémique.


L'ensemble pèse 280 kilos, la mise en route se fait par démarreur électrique, mais il n'y a pas de kick, à cause de la boîte automatique, ce qui est très gênant en cas de panne de batterie. Deux superbes sacoches en plastique mais les fixations et les chromes des serrures sont parfaitement symboliques. Sur une machine de ce prix, la selle bien que confortable ne ferme pas à clé, attention à votre belle trousse à outils.

Conclusion
A basse vitesse, la 1000 Guzzi est d'une maniabilité étonnante, elle se conduit vraiment comme un cyclomoteur. On ne touche pas à l'embrayage, on joue avec les freins et l'accélérateur, en ville, c'est super. Sur route, une merveilleuse machine qui vaut 22 000 francs, elle serait parfaite s'il n'y avait pas tous ces petits détails.