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Essai Dodge Journey : l'invité mystère

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Essai Dodge Journey : l'invité mystère
Par etf1|Ecrit pour TF1|2008-08-21T05:17:00.000Z, mis à jour 2008-08-21T05:17:00.000Z

Il est massif, haut sur pattes et volumineux, mais ne fait valoir aucune compétence hors bitume. Il propose jusqu'à 7 places et une profusion de rangements, mais ce n'est pas un monospace. Il se démarque avec un style de caractère et un agrément de conduite très correcte, mais ce n'est pas non plus un break... C'est indéniable, Dodge a parfaitement brouillé les pistes avec son Journey ! Pourtant, l'hybridation des genres est devenue monnaie courante chez de nombreux constructeurs, soucieux d'inventer de nouveaux segments de niche. Preuve que ce ''melting pot'' n'est pas l'apanage de la firme au bélier : BMW propose aujourd'hui un SUV/coupé, le X6, Subaru lance tout juste au Japon l'Exiga, un break/monospace, et Nissan récolte les fruits du succès de son Qashqai, une berline/SUV...

Présentation

Le Journey dégage l'esprit Dodge, avec ce fort accent américain déjà perçu sur les Avenger et autres Caliber. Ce n'est pas pour rien que le constructeur a choisi la finale de la coupe de France de basket, à Bercy, pour présenter son nouveau modèle pour la première fois dans l'hexagone ! Cependant, il est difficile de cerner la personnalité de ce Journey, même si son style semble offrir de nombreux indices. A commencer par ses lignes abruptes, en particulier au niveau de la face avant, qui arbore une calandre généreuse en chrome et un bouclier musclé. Son arrière train est tout aussi robuste avec une jupe bombée et de gros blocs optiques. De profil, les lignes du Journey sont fluides avec une surface vitrée effilée, soulignée par des ailes aux traits saillants. On remarque également les passages de roues larges, les poignées de portes chromées et le becquet de coffre.

Intérieur

Si à l'extérieur, le Journey s'assimile notamment à un tout-terrain, l'habitacle ressemble d'avantage à celui d'un monospace. Une similitude d'autant plus frappante dans sa version 7 places, qui offre une modularité exemplaire. Grâce au système ''Tilt'n Slide'', il suffit de tirer les poignées des sièges pour libérer un immense espace de chargement (1 610 litres), sur un plancher plat. Autre point pratique, la quantité folle de rangements disséminés dans l'habitacle, sous le planché voir même sous les sièges (le Flip'n Stow). L'habitabilité est, elle aussi, très généreuse avec un espace aux jambes suffisant aux places arrière, et une garde au toit tout à fait convenable. Enfin si la qualité de finition et le choix des matériaux n'ont rien d'extraordinaires, la présentation est assez soignée et l'illumination des compteurs plutôt amusante.

Moteur

Les futurs acquéreurs du Journey ne devraient pas hésiter longtemps quant au choix de la motorisation, et pour cause : il n'y a qu'un seul bloc disponible. Après avoir forcer, l'épaule la première, la porte du marché européen avec un style ostentatoire et de grosses motorisations essence, le constructeur américain semble aujourd'hui s'être ravisé. Le Journey ne propose en France qu'un bloc diesel. Il s'agit d'un 2.0l CRD à injecteurs pompes de 140 ch d'origine Volkswagen, déjà vu sur d'autres modèles de la gamme. Loin de l'appétit d'un SRT-8, ce bloc se contente, sous le capot du Journey, de 6,5l/100 km avec sa boîte mécanique à 6 rapports, un peu plus avec sa nouvelle transmission automatique DCT 6 rapports à double embrayage. Ses prestations sont, certes, un peu ''légères'', mais le moteur offre tout de même une puissance suffisante pour l'usage familial auquel il se destine. Hélas, il est toujours aussi bruyant.

Sur la route

Avec sa position de conduite élevée, sa direction souple et son très bon amortissement, l'envie de mettre le Journey sur les routes caillouteuses se fait vite sentir. Cet américain plein de compromis l'accepte sans trop broncher, mais ce n'est évidemment pas sa vocation, celui-ci préférant les bandeaux d'asphalte des autoroutes pour les longs trajets. Il offre d'ailleurs un excellent confort de conduite, avec une assise ferme qui manque toutefois d'un peu de maintien. On regrette également l'insonorisation perfectible. Le Journey est aussi à son aise sur les routes sinueuses avec ses freins mordants, sa bonne gestion du roulis et sa boite de vitesse bien étagée. Cet imposant crossover peut même trouver sa place en ville, grâce à la bonne visibilité offerte vers l'arrière et son angle de braquage correct.

Bilan

Polyvalent et dynamique, le Journey est un bon compromis pour qui hésite entre plusieurs familles de véhicules. Il s'affiche, qui plus est, à des tarifs très avantageux puisque l'entrée de gamme est à 25 500 euros en configuration 5 places. Il offre également une large palette d'équipements dont un certain nombre en série dès le premier niveau de finition. C'est notamment le cas des jantes en alliage, des barres de toit, des projecteurs halogènes, du régulateur de vitesse, du système de contrôle de pression des pneus ou encore de l'ESP. Le Dodge Journey est commercialisé en France depuis le 19 juin.

LE BILAN

Points Forts
- Caractère- Habitabilité- Comportement routier- Prix

Points Faibles
- Moteur 2.0 CRD un peu juste- Finition moyenne