Essai Mercedes CLC 220 CDI : le nom est bien nouveau...

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Essai Mercedes CLC 220 CDI : le nom est bien nouveau…
Par etf1|Ecrit pour TF1|2008-08-13T16:32:00.000Z, mis à jour 2008-08-13T16:32:00.000Z

C'est parait-il dans les vieux pots que l'on fait les meilleures soupes ; mais cela vaut-il toujours lorsqu'il s'agit d'affronter une Audi A3 au top de sa forme et une BMW Série 1 qui multiplie les carrosseries ?

Présentation

Nouveau nom, nouveau style, cette Mercedes aspirait visiblement à un nouveau départ. Pourtant, en raison d’un succès en demi-teinte, son avenir n’était pas assuré. L’ex-Classe C Coupé Sport doit cette seconde chance à la volonté de certains marchés – dont la France – qui continuent de croire en elle. L’allemande profite donc de copieuses retouches, qui visent dans le mille. Comment de ne pas croire au premier coup d’œil qu’il s’agit d’un nouveau modèle ? La greffe d’une face avant de Classe C lui confère stature et dynamisme, et les nouveaux feux arrière (associés à un large 3ème feu stop à LED) transfigurent la poupe. Mais mise à part ce lifting, des moteurs à présent plus sobres et une direction inédite, la CLC reconduit la même base vieille de 7 ans. Dans une catégorie où le plaisir de conduite passe avant tout, l’idée pourra fatalement sembler saugrenue. D’autant que les progrès de la nouvelle plateforme de la Classe C en termes d’efficacité sont remarquables. Mais la CLC n’en a cure…

Intérieur

Si vue de face, la CLC fait parfaitement illusion, l’habitacle n’affiche plus la même fraicheur. On retrouve la planche de bord de l’ancienne Classe C et ses formes arrondies, celles que la nouvelle berline a définitivement bannies. A quelques détails de finition près, les matériaux et la finition font encore assez bonne impression. Les sièges au maintien amélioré, le nouveau volant à 3 branches et la position de conduite étonnamment basse (on conduit avec les jambes quasiment droites !) alimentent les prétentions sportives de l’auto.

Confortable à l’avant, l’espace est juste suffisant à l’arrière pour des personnes de taille moyenne. Mais la CLC pèche davantage en matière de visibilité. Avec un postérieur si haut perché et une lunette arrière si inclinée, la manœuvrer s’apparente à un jeu de hasard qui rend indispensable le radar de recul (facturé 850 euros). La solution passait sur l’ancienne version par une surface vitrée additionnelle intégrée au hayon, qui a aujourd’hui disparu. Bien dommage !

Côté équipement, on note l’arrivée du Bluetooth et d’un port USB pour lecteur MP3, tandis que l’ensemble télématique des nouveaux SLK, SL et CLS rejoindra la liste des options au deuxième semestre 2008.

Moteur

Les 6 moteurs disponibles - 4 essence de 143 à 272 ch et 2 diesel de 122 et 150 ch - proviennent tous de l’ancien modèle, seule la version 200K ayant vu sa puissance évoluer (+ 20 ch, à 184 ch). Mais toutes progressent côté consommations et rejets de C02, la palme revenant au diesel 200 CDI, dorénavant 10,8 % plus sobre.

En France, le 4 cylindres diesel de la version 220 CDI se taillera la part du lion. Développant 150 ch sur la CLC (168 ch sur la Classe C) pour 340 Nm de couple, il ne manque pas de répondant et grimpe rapidement dans les tours. Ses performances lui valent un dynamisme correct sans plus, le 0 à 100 km/h réclamant 9,7 s (ou 9,4 s en boîte automatique) et la vitesse maxi s’établissant à 224 km/h.

Côté consommation, cette mécanique s’est contentée de 7,3 l/100 km sur autoroute durant notre essai, tandis que ses émissions de C02 de 156 g/km lui évitent tout malus écologique.

Un brin caoutchouteuse et employant des plastics désuets, la commande boîte de vitesse n’est pas particulièrement plaisante à manier, tandis que l’insonorisation souffre de la comparaison avec celle de la Classe C.

Sur la route

Sur le plan routier, la CLC marque le pas par rapport à la nouvelle Classe C. Loin d’afficher son parfait dosage entre confort et dynamisme, elle offre nettement moins de rigueur. Néanmoins, ce modèle a encore son mot à dire côté agrément de conduite.

Dans les enchainements de courbes, on savoure sa direction précise, le mordant de son train avant et son agilité bien dosée. La CLC enroule avec facilité grâce à un train arrière assez mobile, bien aidé par les 340 Nm de couple transmis aux roues arrière. Celles-ci les digèrent sans broncher sur sol sec, mais la motricité pourra faire défaut sur revêtement gras ou détrempé. Les suspensions retravaillées ont leur rôle dans ce dynamisme, mais ne ménagent guère vos lombaires. Quant au freinage, nous l’aurions apprécié plus mordant et endurant.

Bilan

Profondément remaniée, la CLC compose du mieux qu’elle peut avec des dessous plus très d’actualité, mais garde un bon potentiel de séduction. Elle demeure en outre l’un des principaux modèles de conquête de Mercedes, qui manque de modèles compacts dans sa gamme. Ses prix en baisse malgré l’équipement en hausse devraient lui permettre de faire aussi bien, voire mieux, que le modèle précédent.

Prix de départ de cette version 220 CDI : 31 600 euros.