Essai : Opel Insignia ecoFLEX

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Photo 1 : Essai Opel Insignia ecoFLEX : la belle verte
Par Raphael SYLVESTRE|Ecrit pour TF1|2009-06-23T09:34:00.000Z, mis à jour 2009-06-23T09:34:00.000Z

La voiture de l'année 2009 se fait une fois de plus remarquer. Déjà exemplaire sur de nombreux plans, cette berline signée Opel s'illustre à présent dans sa version diesel ecoFLEX.

Réservés à leurs berlines les plus poussives, les labels "écologiques" des constructeurs ne suscitaient jusqu'à présent que très modérément l'émotion. L'annonce de l'arrivée d'une Insignia sobre et pas paresseuse pour un sou n'est donc pas passée inaperçue.
Avec 160 ch et jusqu'à 380 Nm de couple avec l'overboost (soit 30 de plus qu'une Audi S3), l'Insignia ecoFLEX ne traîne pas en route. Et au prix d'un travail minutieux sur son aérodynamique et son injection - sans oublier l'allongement de son 6ème rapport de boîte -, les ingénieurs de Rüsselsheim sont parvenus à abaisser sa consommation de 5,8 à 5,2 l/100 km et ses rejets de CO2 de 154 à 136 g/km. Pour quelques grammes, elle passe donc à côté du bonus écologique dont se targuent certaines de ses rivales labelisées Bluemotion, eco2 ou DRIVe, sans pouvoir lutter en revanche avec l'Opel en matière d'agrément. Seule la BMW 320d met la barre un cran plus haut avec ses 177 ch pour seulement 4,8 l/100 km en cycle mixte normalisé et 128 g/km de CO2 (soit 200 euros de bonus).



Une carrosserie savamment affinée

Régulièrement, Opel s'est illustré avec ses autos soigneusement profilées. On pense notamment à la Kadett GSi ou la Calibra, auteurs chacune de records dans leur catégorie. L'Insignia de base est leur digne fille avec son Cx de 0,28. Mais la variante ecoFLEX fait mieux encore avec une valeur de 0,26 (le score d'une Toyota Prius II), obtenue au moyen de divers ajustements aérodynamiques. Sa caisse est abaissée de 3 mm à l'avant et de 14 mm à l'arrière, sa calandre en partie obturée, le dessous de son réservoir caréné et le bas de son radiateur refermé. Même les pneumatiques à résistance "ultra-faible" au roulement (Michelin Premacy HP 225/55 R17) ont été passés au crible par les aérodynamiciens, chiffonnés par les perturbations générés par leurs inscriptions latérales... Michelin a donc du revoir sa copie !

L'Insignia EcoFLEX a également la primeur de la technologie CleanTech, un système mesurant la pression de combustion jusqu'à un million de fois par minute afin d'ajuster finement l'injection de carburant. De quoi selon Opel réduire les émissions de C02 et NOx de plus de 20%.

Rentable dès 57.000 km

Volant en main, cette Insignia ne déçoit pas grâce au dynamisme préservé de son 4 cylindres common rail et l'équilibre de son châssis. Les 2 premiers rapports de boîte ont même été raccourcis afin de soigner les accélérations, à l'inverse de la 6ème vitesse, longue comme un jour sans pain. De fait, on "cruise" à 130 km/h sur autoroute à 1800 tr/min dans un silence et un confort de bon niveau.
Côté consommation, l'ecoFLEX tient ses promesses. Notre ordinateur de bord indiquait ainsi un flatteur 4,4 l/100 km au terme de notre parcours (essentiellement autoroutier) abordé avec l'assiduité de l'élève appliqué. Une valeur à rapporter au poids et surtout à la taille de cet encombrant véhicule, qui flirte avec le segment supérieur avec ses 4,83 m de long.

Sans dénaturer sa ligne ni altérer son agrément mécanique ou son confort, l'Insignia ecoFLEX se montre suffisamment persuasive pour justifier le supplément de 350 euros qu'elle réclame par rapport au modèle classique. Ses prix débutent à 27.320 euros et culminent à 31.450 euros.
A 1,026 euros le litre de gazole (prix moyen constaté à la mi-juin par l'Ufip), le seuil de rentabilité intervient dès 57.000 km environ. Au delà, c'est que du bonus !