Essai : Toyota Urban Cruiser D-4D 4x4 Lounge

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Croisement d'un SUV et d'une berline, le Toyota Urban Cruiser est un véhicule à part créé pour les automobilistes branchés en quête d'orignalité. Nouvel essai du petit phénomène en version D-4D.

Cousin d'Amérique
Avec la crise de croissance du célèbre Rav4 et l'abandon de sa version courte 3 portes, une place restait vacante dans la gamme Toyota. En adaptant au marché européen le cousin Scion xD vendu aux USA, le cas fut vite réglé !

Haut sur patte mais plus court qu'une Renault Clio avec ses 3,93 m, l'Urban Cruiser se destine aux aventuriers des quartiers branchés. Il y fait sensation avec son profil musclé et son minois téméraire. Et sa ceinture de caisse haute combinée à ses petites vitres lui donnent un air robuste à souhait.


Matériaux et finition : peut mieux faire
Malheureusement, l'habitacle n'inspire pas le même sentiment. On y trouve principalement des plastiques rigides facilement rayables, et la finition laisse à désirer. En témoignent les vis apparentes derrière le volant ou l'horloge vieillotte sur la console centrale. Quant à la position de conduite, vertigineuse, elle permet certes de dominer la circulation mais ne conviendra pas aux grands gabarits.

Côté pratique, l'Urban Cruise souffle le chaud et le froid. Les rangements prolifèrent, à l'image de la double boîte à gants, des nombreux vide-poches et des coffrets de-ci de-là. Mais notre version 4x4 offre le strict minimum question modularité, la banquette coulissante se réservant aux versions 2 roues motrices.

Bon point en revanche pour l'habitabilité, la place aux genoux se montrant tout à fait généreuse à l'arrière. Enfin le coffre, lui, ne s'avère guère spacieux avec ses 314 litres. Les rivaux ou font mieux.

Imperturbable
Pour séduire une clientèle friande de diesel, le mini SUV mise sur son petit 1.4 D-4D diesel de 90 ch. Malgré son couple limité à 205 Nm, celui-ci se montre suffisant sur les routes mais pêche par son caractère creux à bas régime, qui embarrasse en ville. Accrocheuse, la boîte de vitesse n'arrange pas les choses. Mais les rejets de CO2 limités pour la catégorie (130 g/km) et la faible consommation de cette Toyota, (6,3 l/100 km durant notre essai en ville et sur routes), compensent ces petits défauts.

Elle aura fort peu d'utilité en ville mais la transmission 4x4 optionnelle apporte une belle sérénité sur route à l'Urban Cruiser. Malgré de franches prises de roulis, l'auto ne dévie jamais de sa trajectoire et prend soin de ses pneumatiques. Ce modèle peut même envisager le hors-piste, mais avec modération tout de même vu la modeste garde au sol. Le confort pour sa part est d'un bon niveau, il se rapproche même de celui de berlines exclusivement routières.

Une note salée
S'il a le mérite de sortir de l'ordinaire, l'Urban Cruiser déçoit par sa finition "cheap" mais se rachète avec d'honnêtes qualités routières et un habitacle spacieux. Déception pourtant côté tarif car il fait payer cher son originalité. Comptez 19.500 euros au bas mot et quelques 25.000 euros (moins 200 euros de bonus écologique) pour notre modèle diesel 4x4 Lounge, à l'équipement correct... sans plus.


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