Essai : Volvo S80 D5 205 ch

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Photo 3 : Volvo S80 D5 205 ch : la méthode suédoise
Par Raphael SYLVESTRE|Ecrit pour TF1|2009-04-06T16:56:00.000Z, mis à jour 2009-04-06T16:56:00.000Z

Malgré un restylage timide la S80 a su évoluer de manière notable, notamment par le biais d'une toute nouvelle motorisation, que l'on retrouve à l'essai. Cette S80 D5 développe ainsi 205 ch.

Scandinave design

Probablement convaincu que le charme opérait déjà avec le style de sa S80, Volvo n'a pas jugé bon de bouleverser les traits de sa grande berline. Quelques modifications naissent pourtant au niveau de la face avant, maquillée par quelques touches de chrome et un logo plus volumineux. A l'arrière la S80 pique aussi sa crise d'identité et arbore à présent un monogramme Volvo étiré au possible sur la largeur de la malle. Les feux mutent également sur la poupe, et les bas de caisse évoluent toujours avec la même discrétion.

Passé l'imposante portière qui conduit à l'habitacle, on (re)découvre l'irréprochable qualité de cet intérieur aux matériaux luxueux, aux agencements intelligents et à l'espace digne d'une Première Classe de TGV. Ici non plus, les nouveautés ne fleurissent pas, tout juste remarque t-on les contours de cadrans en aluminium, le nouveau volant, la console centrale amincie et, comme toujours, ce que Volvo aime appeler le ''design moderne scandinave''. Bref, concernant l'habitacle, la S80 est exempt de toute critique et soutient la comparaison avec les références.


Du sang neuf au rang des diesel

S'il devait manquer quelque chose à cette Volvo, c'est une pointe de caractère volant en mains, du moins pour ce qui concerne les blocs diesel. Côté essence, la S80 dispose effectivement d'un généreux V8 qui permet de tirer toute la substance de son châssis. Loin des performances de cette gourmande mécanique, un nouveau diesel D5 débarque dans la gamme, développant à présent 205 ch contre 185 ch pour l'ancien bloc.

Ce gain de puissance, le tout nouveau moteur, crée par Volvo à 100%, la doit notamment à ses deux turbos qui oeuvrent de paire, l'un efficace à bas régimes et l'autre officiant sur une plage plus élevée. L'alliance est intéressante, d'autant qu'elle offre une réelle souplesse à l'accélération et des reprises plutôt vives, malgré les défauts d'étagement et de rapidité de la boîte automatique de notre modèle d'essai.

Côté consommation, la suédoise se positionne plutôt bien par rapport à ses rivales. Elle ne réclame, d'après Volvo, que 6,2l/100km pour des émissions de CO2 de 164g/km. Dans les faits, il nous fût difficile de descendre sous les 8,5l/100 km avec notre boîte automatique et la transmission intégrale AWD. A noter enfin qu'avec ce bloc, la Volvo abaisse son malus écologique de 750 à 200 euros. C'est toujours ça de pris !


Sport ou confort au choix

Toujours dans l'optique de démontrer sa capacité à proposer une offre dynamique, Volvo dote sa S80 d'un châssis ''sport'', qu'il est possible de choisir à la place du ''confort'' offert par défaut, sans supplément de prix. La différence entre les deux est tangible. La version plus pêchue reçoit des suspensions raffermies, une garde au sol réduite de 20 mm à l'avant et 15 mm à l'arrière mais aussi une direction plus directe.

Sur la route, on apprécie ces quelques évolutions, même si la suédoise n'est pas encore au niveau d'une BMW Série 5 en terme de plaisir de conduite. On regrette en effet cette direction qui manque de précision et de consistance, n'invitant pas à bousculer la S80 dans ses derniers retranchements. Autant alors opter pour la mouture ''confort'', qui choie davantage les passagers arrière et fait oublier les quelques kilos en trop de cette statutaire routière.


25% des S80 avec le D5

Avec sa nouvelle offre diesel et ses quelques retouches plastique, la S80 s'offre une légère remise à niveau après 3 années de commercialisation. Le D5, revisité de font en comble, devrait satisfaire de nombreux clients et Volvo ne cache d'ailleurs pas son espoir de livrer 25% de ses ventes avec celui-ci (dont 60% avec la boîte automatique).

Avec une entrée de gamme à 40 300 euros pour ce diesel de 205 ch, l'addition est assez salée même si la concurrence de fait guère mieux. Pour qui cherche une offre plus économique, il sera possible d'opter pour un autre bloc 2.4 diesel de 175 ch, avec simple turbo, lui aussi nouveau. Il est affiché à 35 900 euros en entrée de gamme.