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Étude choc : Des émissions de CO2 25% supérieures aux chiffres annoncés

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Échappements BMW M6 Gran Coupé 2013
Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2013-05-29T15:10:00.000Z, mis à jour 2013-05-29T15:21:30.000Z

Une étude vient bousculer les constructeurs automobiles cette semaine, prouvant que les chiffres théoriques de rejets de CO2 sont 25% en moyenne inférieurs à la réalité.

Une étude a révélé une différence évoluant de 7% en 2001 à 25% en 2011 entre les chiffres théoriques et réels émis par les marques automobiles.

25%
Pour déterminer leurs émissions de CO2 (dioxyde de carbone) moyennes, les constructeurs automobiles réalisent un cycle déterminé mêlant ville, route et autoroute nommé en Europe NEDC.


Ce cycle est censé coller au trajet type moyen d'un automobiliste, mais la théorie s'éloigne de plus en plus de la réalité selon une étude de l'ICCT (International Council on Clean Transportation) publié ce mois de mai, se basant sur des données collectés par plusieurs organismes et entreprises dont le média britannique WhatCar? et la firme de location longue durée allemande LeasePlan.


Entre 2001 et 2011, la différence entre les émissions de CO2 annoncées et réelles ont bondi de 7% à 25%. Cela représente environ une erreur de 32 g/km ou une erreur de consommation de 1,4 l/100 km. Pour être encore plus clair, une automobile revendiquant aujourd'hui 100 g/km de CO2, elle émet réellement 125g/km.


Selon les marques et les bonus...
Et les disparités évoluent également selon les constructeurs. Quand PSA (Citroën et Peugeot) et Toyota tournent à 20% d'écart, Renault et Ford sont entre 20 et 25%, les allemandes Audi/Volkswagen/BMW/Mercedes/Opel sont entre 25 et 30%. La palme revient à FIAT, supposée marque la plus verte d'Europe, avec environ 30% d'émissions supérieures réelles !


Autre tendance, plus les voitures sont supposées recevoir un bonus, plus elles "mentent" sur leurs rejets de CO2. En effet, selon les pays, les modèles les plus propres se voient attribuer des bonus. En France, cela est majoritairement de 200 euros (entre 91 et 105 g/km), grimpant à grimpant à 4.000 euros maximum pour les hybrides.


Compte tenu des valeurs réelles, peu de nos voitures essence et diesel auraient véritablement droit au bonus écologique français... Reste à savoir si le fameux cycle NEDC tiendra compte de cette étude à l'avenir pour rester crédible aux yeux des consommateurs.