F1 2014 : 5 choses à retenir du Grand Prix d'Italie

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Le podium du Grand-Prix d'Italie composé de Lewis Hamilton, Nico Rosberg et Felipe Massa.
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2014-09-09T07:33:00.000Z, mis à jour 2014-09-11T20:17:35.000Z

Dernière course européenne de l'année, le Grand Prix d'Italie a sonné le réveil de Mercedes et Hamilton tout en confirmant les bonnes dispositions de Williams. En revanche, Ricciardo a de nouveau croqué Vettel chez Red Bull et Ferrari, comme Lotus, a vécu un week-end cauchemardesque.

Mercedes reprend sa marche en avant

Deux Grand Prix consécutifs sans la moindre victoire. Une statistique qui commençait à faire tâche sur la copie remplie jusqu'à présent par Mercedes cette saison. En s'imposant à Monza ce dimanche 7 septembre, Lewis Hamilton a remis son équipe sur la bonne voie. Dès les premiers essais libres, le champion du monde 2008 a montré toute sa classe et sa rapidité, exploitant au maximum le potentiel d'une machine qui, malgré certains accrocs, reste largement supérieure à la concurrence.

Deuxième de la course, Nico Rosberg a assuré un doublé et conforté sa première place au championnat du monde des pilotes, sans histoire. Ou presque.

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Hamilton et Rosberg : la guerre froide continue

Pour ce dernier Grand Prix européen de l'année, Lewis Hamilton et Nico Rosberg ont vraiment tout fait pour s'éviter. Involontairement dans un premier temps, la faute à un départ manqué du pilote britannique, laissant son équipier allemand prendre le large en tête. Puis, le leader du championnat du monde a raté le premier freinage du 29e tour, ce qui a permis à Hamilton de reprendre définitivement l'avantage.

Mais une fois la course finie, les deux "frères ennemis" ne se sont pas adressés le moindre regard en descendant de leurs monoplaces dans le parc fermé. Lors des interviews sur le podium, Jean Alesi, un brin espiègle, a tenté de rapprocher le vainqueur et son dauphin du jour. Très corporate, Hamilton et Rosberg ont joué le jeu le temps d'un instant. Sans plus.

Massa retrouve le podium, Williams aussi

Il n'était plus monté sur un podium depuis le Grand Prix d'Espagne, en mai 2013. En s'adjugeant la troisième place à Monza, Felipe Massa a mis fin à une nouvelle et longue traversée du désert. Profitant du mauvais départ de son coéquipier, Valtteri Bottas, le Brésilien a livré une course solide devant les Tifosis de Monza, qui auraient sans doute bien aimé le voir au volant d'une Ferrari comme ces huit dernières années. Fair-play, les supporters des Rouges ont néanmoins acclamé leur ancien pilote sur le podium.

Grâce à ce résultat et à la quatrième place de Bottas, Williams repasse devant Ferrari au classement des constructeurs. Un week-end parfait pour l'écurie de Grove qui a prolongé son duo de pilotes pour 2015.

Ricciardo enfonce un peu plus Vettel

Daniel Ricciardo n'en finit plus de briller. Auteur de trois remarquables victoires (Canada, Hongrie et Belgique) et seul pilote à avoir battu les Mercedes cette saison, l'Australien a une nouvelle fois démontré son potentiel au volant d'une Red Bull techniquement pas très adapté au tracé de Monza. Coutumier du fait, l'actuel troisième du championnat du monde s'est montré très véloce en fin de course, croquant un à un ses adversaires, et a fini son festival en beauté par une manœuvre splendide sur Sebastian Vettel.

Plus fébrile que d'habitude et en manque de repères, le quadruple champion du monde en titre continue de boire le calice jusqu'à la lie et semble déjà penser à 2015. Reste à savoir si ce sera toujours chez Red Bull.

Ferrari voit rouge, Lotus broie du noir

Les espoirs d'un podium étaient pourtant légitimes à l'issue des trois séances d'essais libres. Mais les attentes ont finalement été trop fortes pour la Scuderia Ferrari. Devant leur public, les Rouges de Maranello ont une nouvelle fois déçu. Fernando Alonso a abandonné à cause d'un problème sur son système de récupération d'énergie (première panne mécanique pour l'Espagnol depuis le Grand-Prix de Malaisie en 2010 !) et Kimi Räikkönen a péniblement terminé neuvième.

La Rossa est donc toujours en crise, tout comme Lotus qui n'en finit plus de dégringoler. Pastor Maldonnado et Romain Grosjean n'ont pu faire mieux que 14e et 16e. Le Français a d'ailleurs un temps bataillé avec la modeste Marussia de son compatriote, Jules Bianchi. Dur pour Grosjean et Lotus qui jouaient les premiers rôles l'an passé.