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F1 2014 - Bilan : Force India, la force tranquille

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La joie du Mexicain Sergio Perez après avoir décroché le deuxième podium de l'histoire de Force India, lors du Grand Prix de Formule de Bahreïn 2014.
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2014-12-11T17:08:00.000Z, mis à jour 2014-12-11T19:39:14.000Z

Après avoir dressé son bilan du top 5 de cette saison 2014 de Formule 1, la rédaction d'Automoto.fr s'attaque aux autres équipes du plateau. Ce jeudi 11 décembre, place à Force India, véritable écurie métronome ces dernières années, qui a encore signé de belles performances grâce au moteur Mercedes et ses duo de pilotes Hülkenberg-Perez.

Depuis cinq ans, Force India fait office de métronome en Formule 1. La hiérarchie mondiale a beau être en perpétuelle évolution à cause des changements de réglementation, le team dirigé par l'homme d'affaires Vijay Mallya demeure toujours à portée du top 5. 2014 n'a pas dérogé à la règle avec une nouvelle 6e place décrochée au classement des constructeurs pour l'écurie basée à Silverstone (Angleterre). Une performance principalement due au talentueux pilote allemand Nico Hülkenberg qui compense les résultats trop irréguliers de son coéquipier mexicain, Sergio Perez.

>> Les 19 podiums de la saison 2014 de Formule 1 en images

Perez trop irrégulier
Parée du puissant bloc Mercedes depuis 2009, meilleur moteur du plateau cette année, et ornée de sa nouvelle livrée noire ("le tigre est devenu une panthère" déclarait Vijay Mallya en janvier dernier), Force India avait pourtant tous les atouts pour accomplir un exercice 2014 encore meilleur que les précédents. Le début de saison allait dans ce sens avec des gros points marqués par Hülkenberg lors des quatre premières courses de l'année et un somptueux podium décroché Perez lors du Grand Prix de Bahreïn. Le premier pour le team indien depuis celui réalisé par l'Italien Giancarlo Fisichella à Spa-Francorchamps en 2009.

Mais comme trop souvent, celui que l'on surnomme affectueusement "Checo" a fait preuve d'une certaine irrégularité qui a coûté des points précieux à son équipe. Un défaut qui lui a valu, entre autres, d'être poussé vers la sortie par McLaren en 2013.

Cette saison, le natif de Guadalajara est parvenu à calmer sa fougue. Un tout petit peu. Pas suffisamment en tout cas pour exprimer comme il se doit le potentiel indiscutable qui est le sien. Son terrible accrochage avec Felipe Massa (Williams) dans l'avant dernier tour du Grand Prix du Canada en atteste alors qu'il avait une place dans le top 5 à porter de main. Sa 10e place finale au Mondial, à 37 points de son coéquipier allemand, n'a donc rien de surprenant.

"L'Incroyable Hülk"
Fidèle à lui-même, Hülkenberg a encore brillé au volant d'une monoplace souvent inférieure à ses rivaux. A chaque fois dans les points lors des dix premières courses de la saison, l'Allemand a commis une seule erreur de jugement en Hongrie sur un asphalte détrempé. Cette sortie de piste a coïncidé avec la baisse de régime de son équipe, 5e devant McLaren à ce moment précis, et qui a malheureusement accusé le coup en termes de développement technique. Une chute de performances qui n'a pas empêché le pilote de la voiture n°27 de rentrer à 15 reprises dans les points pour terminer 9e du championnat.

En 2015, Force India poursuivra logiquement avec son même duo. Le talent de "l'Incroyable Hülk" n'est plus à prouver et mériterait sans aucun doute de se développer dans une écurie plus huppée. Quant à Perez, Vijay Mallya mise beaucoup sur sa rapidité en course (il s'est quand même pris un 12-7 en qualifications par Hülkenberg) et le soutien apporté par la compagnie Telmex de Carlos Slim, le richissime homme d'affaires mexicain.

La Formule 1 est donc plus que jamais un business mais il y a toujours moyen d'allier l'argent et le talent. Force India en est la preuve.