F1 2014 - Bilan : Mercedes a brillé de mille feux

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La joie de l'équipe Mercedes après le titre de champion du monde des pilotes décroché par Lewis Hamilton à Abu Dhabi.
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2014-12-05T11:12:00.000Z, mis à jour 2014-12-06T20:50:06.000Z

Dans 100 jours, la Formule 1 reprendra ses droits avec le premier GP de la saison qui se déroulera à Melbourne le 15 mars prochain. L'occasion pour Automoto.fr de se pencher une dernière fois sur la saison 2014 en vous proposant un bilan de l'année. Ce vendredi 5 décembre, place à Mercedes, qui a empoché le titre des constructeurs, et ses deux pilotes, le désormais double champion du monde Lewis Hamilton et l'Allemand Nico Rosberg.

16 victoires, 18 pole positions, 701 points inscrits... et la liste est encore longue. En 2014, l'étoile de Mercedes a brillé de tout son éclat sur la planète F1 grâce à deux pilotes qui ont le calibre d'un champion du monde. Au final, c'est le Britannique Lewis Hamilton qui a raflé la mise à Abu Dhabi, dernière course de la saison, mais son coéquipier allemand Nico Rosberg lui a tenu la dragée haute, avec la manière.

>> Lewis Hamilton, le sacre du double champion de F1 en photos

Hamilton dans l'histoire
Grâce à sa 11e victoire lors de l'ultime manche de l'année (son 32e succès en Formule 1) et son deuxième titre depuis son premier sacre en 2008, Hamilton commence enfin à avoir un palmarès à la hauteur de son immense talent. Le natif de Stevenage a vécu une saison 2014 historique qui le place au 5e rang des pilotes au plus grand nombre de victoires dans la discipline reine du sport automobile. Mais tout n'a pas été facile pour l'Anglais.

Si Mercedes disposait d'une machine de guerre supersonique pour aller chercher la victoire sur n'importe quel circuit, comme en témoigne son titre de champion du monde des constructeurs acquis dès le Grand Prix de Russie, la fiabilité a souvent joué de mauvais tours à ses pilotes. Et à ce petit jeu-là, c'est d'abord Hamilton qui a trinqué, abandonnant en Australie après avoir décroché la pole lors de la première course de la saison avant de subir plusieurs coups du sort en qualifications (Allemagne, Hongrie). Mais ce qui a peut-être le plus surpris le Britannique, c'est la pointe de vitesse de son coéquipier. On savait Rosberg très rapide, on ne l'imaginait sans doute pas autant.

Impressionnant Rosberg
Avec 11 pole positions, le pilote de la Mercedes n°6 a prouvé qu'il était aussi rapide sur un tour que son équipier à la Flèche d'Argent frappée du n°44. Malheureusement, l'Allemand n'a pas trouvé la clé pour garder un tel rythme en course le dimanche et a dû céder face à Hamilton à chaque fois.

Avec ses huit saisons sous la visière, dont quatre à pouvoir réellement jouer le titre de champion du monde, le pilote anglais a puisé dans toute son expérience de la course pour résister à la pression incessante de Rosberg, étonnant en début d'année (Bahreïn, Espagne), avant de le pousser à la faute lors du dernier tiers de la saison et s'imposer (Italie, Russie, Etats-Unis), démontrant ainsi qu'il avait repris l'avantage psychologique.

Mercedes doit encore grandir
Parfois décrié pour son tempérament de gamin immature, Hamilton a rappelé qu'il était un compétiteur né pour gagner, une forte tête qui sait se faire respecter quand le besoin s'en fait sentir. En Hongrie, il a refusé la consigne de course - stupide - donnée par son équipe, cette dernière lui intimant l'ordre de laisser passer son équipier allemand, alors en tête du championnat du monde. Rosberg, qui a toujours obéi à ses supérieurs (cf : GP de Malaisie 2013), s'en est insurgé et est allé accrocher le Britannique trois semaines plus tard à Spa Franchorchamps.

Si l'attitude de l'Allemand est à blâmer après ce qui aurait dû être un simple incident de course (il aurait déclaré lors d'un briefing d'après course houleux "vouloir prouver quelque chose à son équipe"), celle de ses dirigeants l'est aussi. Entendre Toto Wolff décrier publiquement l'un de ses pilotes n'est pas digne d'un grand directeur d'équipe.

Cette sortie de piste met en tout cas le doigt sur ce que doit encore apprendre Mercedes pour être une grande équipe infaillible : améliorer sa gestion des conflits internes. Wolff est quelqu'un de brillant, Paddy Lowe, directeur technique, aussi et l'expérience de Niki Lauda est un atout indéniable pour faire de Mercedes l'un des meilleurs Top Team de l'histoire de la Formule 1. La firme à l'étoile a déjà les bases : en laissant une certaine liberté à ses pilotes de s'affronter toute la saison, elle nous a offert le premier chapitre d'une nouvelle guerre des étoiles.