F1 2015 : pour Alonso, le bloc Honda est "un moteur de GP2 "

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Fernando Alonso
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2015-09-27T09:54:54.916Z, mis à jour 2016-01-15T17:02:15.607Z

Combatif mais seulement 11e du Grand Prix du Japon, Fernando Alonso s'est notamment distingué par une communication radio virulente à l'encontre de Honda, qualifiant le moteur nippon digne du GP2.

Ce n'est pas un secret : Fernando Alonso n'a jamais la langue dans sa poche. Compétiteur hors pair, le bouillant double champion du monde espagnol l'a de nouveau prouvé lors du Grand Prix du Japon qui s'est déroulé ce dimanche 27 septembre à Suzuka. 

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Un départ qui n'a servi à rien

Fidèle à ses habitudes, celui que le grand public a affectueusement surnommé « l'As des Asturies » a fait le show au moment du départ, passant de la 13e à la 9e position. Malheureusement pour l'Espagnol, tout ce travail a été réduit à néant au fur et à mesure du Grand Prix, la faute à un moteur Honda qui a une nouvelle fois démontré son déficit de puissance. De quoi énerver le pilote de la monoplace numéro 14 qui s'est fendu d'un cinglant « moteur de GP2, moteur de GP2, arrrrrgh! » à la radio avant de récolter une 11e place finale, à la porte des points. 


Boullier « amusé » par la réaction de son pilote

« Ce n'est pas vraiment intéressant en piste quand on se fait dépasser comme ça. C'est très frustrant », a déclaré l'Espagnol après le Grand Prix. « Les autres font des erreurs et ils nous dépassent quand même dans le milieu des lignes droites, même pas au freinage ! ». Une réaction qui a « amusé » Eric Boullier, directeur sportif de McLaren-Honda. « Quand ils sont dans l’action, avec de l’adrénaline, ils ont tendance à un peu exagérer. C’est un commentaire… C’est clair que c’est un message pour Honda, surtout que tous les dirigeants sont là. Ce qu’il faut, c’est faire en sorte que le projet prenne son envol »


Dennis clôt « l'incident »

Egalement présent pour ce Grand Prix à domicile (Honda oblige), Ron Dennis, le PDG du McLaren Group, a quant à lui taclé son pilote, reconnaissant tout de même l'avoir connu plus tumultueux en 2007 lors de son premier passage au sein du team de Woking.  « Fernando était frustré. Je pense qu'il n'avait pas besoin de commenter comme ça, ce n'était pas constructif », a-t-il admis. Avant de poursuivre : « Il est vraiment une personne différente par rapport à 2007, bien plus relax. Mais il a aussi de la passion et de l'adrénaline en course, et il avait besoin d'évacuer la frustration »


Si « l'incident » devrait en rester là, il n'en demeure pas moins que McLaren-Honda va devoir progresser (9e du championnat des constructeurs avec 17 petits ponts). Le passé l'a démontré : Alonso n'est pas le pilote le plus patient du monde. Quoi qu'il en soit, Ron Dennis a affirmé que l'Espagnol et Jenson Button seraient toujours là l'année prochaine, sans doute pour calmer le feu qui s'intensifie du côté de Woking... et Honda.