F1 2015 : Fernando Alonso quitte Ferrari, remplacé par Sebastian Vettel

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Fernando Alonso (à droite) quitte Ferrari pour laisser place à Sebastian Vettel (à gauche) en vue de la saison 2015 de Formule 1.
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2014-11-20T10:54:00.000Z, mis à jour 2014-11-21T07:22:23.000Z

En marge du dernier Grand Prix de la saison 2014 de Formule 1 qui se déroulera à Abu Dhabi ce dimanche 23 novembre, Ferrari a officialisé le départ de l'Espagnol Fernando Alonso et l'arrivée de l'Allemand Sebastian Vettel (Red Bull) pour la saison 2015.

C'est enfin officiel : le divorce entre la Scuderia Ferrari et Fernando Alonso est consommé et la Rossa va bien accueillir Sebastian Vettel pour trois ans aux côtés de Kimi Räikkönen pour la saison 2015 de Formule 1. L'écurie italienne a confirmé cette énième séparation et ce nouveau mariage sur son site officiel ce jeudi 20 novembre, en marge du dernier Grand Prix de l'année qui se déroulera ce dimanche 23 novembre à Abu Dhabi.

"Alonso occupera toujours une place spéciale chez Ferrari"

"Dans la grande histoire de Ferrari, nous avons eu l'honneur d'avoir avec nous de grands pilotes et Fernando Alonso occupera toujours une place spéciale. Nous lui offrons nos sincères remerciements et je suis sûr qu'un grand pilote comme lui aura toujours le cheval cabré dans son cœur", a commenté le patron des Rouges Maranello, Marco Mattiacci, sur le site officiel du team. Avant de poursuivre dans un autre communiqué : "Nous avons décidé d'accorder toute notre confiance au plus jeune quadruple champion du monde de l'histoire. Sebastian Vettel est une combinaison unique entre la jeunesse et l'expérience et il apporte avec lui ce sens de l'esprit d'équipe et a soif de victoires".
De son côté, Fernando Alonso ne cache pas son amertume à l'idée de quitter l'écurie de son cœur mais porte un regard lucide sur ses performances que l'on peut qualifier d'exceptionnelles au volant d'une voiture pas toujours née pour jouer la gagne. "Aujourd'hui n'est pas facile pour moi (...) Je laisse la Scuderia Ferrari, après cinq ans au cours desquels je suis arrivé à mon meilleur niveau. J'ai relevé de grands défis qui m'ont poussé à trouver de nouvelles limites et j'ai été un vrai joueur d'équipe en plaçant les intérêts de la Scuderia avant les miens. Quand je devais prendre des décisions importantes au sujet de mon avenir, je l'ai fait avec Ferrari dans mon cœur, poussé par mon amour pour l'équipe".
Pour le nouvel arrivant Sebastian Vettel, c'est un rêve de gamin qui se réalise. "Quand j'étais un enfant, Michael Schumacher était ma plus grande idole au volant de la célèbre voiture rouge et c'est un honneur incroyable d'avoir enfin la chance de conduire pour une telle équipe. J'ai déjà eu un petit avant-goût de ce que signifie l'esprit Ferrari, quand j'ai remporté ma première victoire à Monza en 2008, avec un moteur de la marque au Cheval Cabré construit à Maranello. La Scuderia a une grande tradition dans ce sport et je suis très motivé pour aider l'équipe à revenir au haut niveau. Je mettrai mon cœur et âme dans cette aventure".

Alonso, champion héroïque

Arrivé en 2010 au sein de la Scuderia Ferrari, Fernando Alonso n'a donc pas réussi à décrocher une troisième couronne mondiale tant méritée. Qu'on se le dise : l'Espagnol est sans aucun doute le meilleur pilote du plateau de la dernière décennie mais il n'a jamais eu une monoplace capable de battre l'invincible duo formé par Vettel et Red Bull qui a décroché quatre titres en autant de saisons depuis 2010.

Pourtant, celui que l'on surnomme affectueusement "l'As des Asturies" a frôlé le graal à deux reprises (2010, 2012) et sa côte de popularité n'a cessé de grimper auprès du grand public, signant 11 victoires et 44 podiums en cinq ans avec des performances héroïques comme sa victoire sous la pluie en Malaisie 2012 ou encore devant son public à Valence lors de la même année. Mais depuis les départs de Stefano Domenicali et de l'emblématique Luca di Montezemolo, le double champion du monde 2005-2006 n'était plus en odeur de sainteté au sein de la Rossa, ne s'entendant pas avec le patron du team Marco Mattiacci.


Vettel en reconquête

Pour Sebastian Vettel, la situation est complètement inverse et on ne compte plus les petites piques lancées par ses rivaux et les passionnés de Formule 1, pointant du doigt son manque de charisme et des succès sans gloire au volant d'une machine taillée pour la victoire. La limite a d'ailleurs été franchie lors du Grand Prix de Malaisie 2013 où l'Allemand n'a pas respecté les consignes de son équipe pour aller arracher la victoire qui tendait les bras à Mark Webber.

Mais si certaines remarques négatives à son sujet peuvent être justifiées (notamment par rapport à cet épisode malaisien), il serait totalement injuste de taxer le quadruple champion de monde de pilote sans talent, lui qui a battu tous les records de précocité.


L'objectif pour Vettel sera donc triple en 2015 : ramener Ferrari au sommet, reconquérir son trône après une campagne 2014 calamiteuse avec Red Bull, dans l'ombre de son équipier Daniel Ricciardo, et améliorer sa côté d'amour auprès du grand public. Alonso tentera quant à lui de se rabibocher avec McLaren, équipe qu'il a quitté de façon tumultueuse en 2007, et qu'il rejoindra très probablement la saison prochaine. D'autant plus que le moteur Honda devrait donner des ailes à l'Asturien qui n'attend plus qu'une chose : retrouver sa place au sommet de la hiérarchie.