F1 2015 : Manor (ex-Marussia) sera bien présent au Grand Prix d'Australie

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Max Chilton au volant de sa Marussia lors du GP de Russie 2014.
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2015-03-06T11:47:00.000Z, mis à jour 2015-03-06T18:17:41.000Z

Alors que la saison 2015 de Formule 1 débutera le 15 mars prochain à Melbourne (Australie), Manor (ex-Marussia) a officialisé sa présence sur la grille de départ pour le premier Grand Prix de l'année après avoir passé avec succès les crashs-tests imposés par la Fédération Internationale de l'Automobile (FIA).

6 mars 2015 : Manor (ex-Marussia) a annoncé ce jeudi 5 mars avoir passé avec succès les crashs-tests imposés par la Fédération Internationale de l'Automobile (FIA). Conséquences : l'équipe a pu embarqué ce vendredi 6 mars pour l'Australie, pays dans lequel se déroulera le 15 mars prochain le premier Grand Prix de la saison 2015 de Formule 1. "Nous sommes désormais prêts pour Melbourne" s'est réjoui le team britannico-russe sur les réseaux sociaux.

Pour l'heure, seul Will Stevens a été officialisé comme pilote d'un team qui pourrait prendre le nom de Manor Marussia. Le Britannique, âgé de 23 ans doit encore obtenir sa Super Licence mais cela ne devrait pas être un problème pour le pilote qui a déjà couru pour Caterham lors du Grand Prix d'Abu Dhabi, dernière course de l'année 2014.

5 mars 2015 : Le 15 mars prochain, la Formule 1 fera retentir le sifflement de ses V6 turbo hybrides avec le coup d'envoi de la saison 2015 donné à Melbourne, en Australie. Et il se pourrait bien que la grille de départ, composée de neuf écuries de l'année dernière, accueille un revenant, à savoir Marussia, désormais appelé Manor F1 Team. L'équipe britannico-russe semble en phase de réaliser son pari fou après avoir été placée sous administration judiciaire en novembre dernier et a confirmé sa "présence pour le premier Grand Prix de l'année" via un communiqué publié ce mercredi 4 mars sur les réseaux sociaux.

"Restaurer Manor au meilleur niveau de la course automobile"
"Je veux remercier toutes les équipes, la FIA, la FOM, nos fournisseurs et bien sûr tous les fans pour le soutien que nous avons reçu ces six derniers mois. C'était une période de challenge pour nous tous mais nous l'avons traversée et maintenant, nous voulons de nouveau courir", a expliqué Graeme Lowdon, le directeur sportif de l'écurie, pour qui "l'arrivée de Stephen Fitzpatrick en tant qu'investisseur est une formidable nouvelle".

Créateur de la compagnie d'électricité Ovo Energy, l'homme d'affaires britannique est très excité à l'idée de commencer une nouvelle aventure. "J'ai longtemps eu l'ambition de posséder une écurie de F1 et j'espérais que le succès de ma compagnie me le permettrait. Je ne m'attendais pas à ce que cela arrive dès 2015" a-t-il concédé, avant d'ajouter : "J'espère restaurer Manor au meilleur niveau de la course automobile".

Une présence pas encore sûre à 100%

Le nouvel homme fort de Manor aura tout de même fort à faire, sachant que le team doit encore satisfaire à certaines obligations avant de voir sa présence sur la grille à Melbourne officialisée, à commencer par les crashs-tests mais aussi l'officialisation d'un deuxième pilote aux côtés de Will Stevens, qui n'a toujours pas sa Super Licence. Par ailleurs, toutes les équipes doivent embarquer pour l'Australie ce vendredi 6 mars, ce qui réduit considérablement la marge de manœuvre de la structure britannico-russe.

Cependant, Manor ne semble pas inquiet et précise dans son communiqué que "l'équipe a préparé les voitures avec laquelle il commencera la saison 2015" sur la base des monoplaces de 2014 et "introduira plus tard dans l'année une voiture totalement nouvelle".

Des soutiens de poids
Pour rappel, la FIA a dévoilé le 27 février dernier la liste officielle des écuries engagées pour la saison 2015 de Formule 1. Parmi elles figuraient le team Manor qui est sorti d'une longue procédure de liquidation judiciaire le 19 février dernier et a reçu le soutien de grandes écuries du plateau, à l'instar de Ferrari et McLaren-Honda.

Une nouvelle fois, voir au moins dix équipes sur la grille serait un petit succès pour une Formule 1 devenue de plus en plus ridicule au fil des années à cause d'enjeux politiques et économiques contraires à l'ADN de la catégorie reine du sport automobile.