Dans l'actualité récente

F1 : que retenir de la saison 2015 ?

Voir le site Automoto

F1   Abu Dhabi 2015   Nico Rosberg
Par Stéphanie OLIVERO|Ecrit pour TF1|2015-11-29T18:15:19.590Z, mis à jour 2015-11-30T10:04:04.656Z

La saison 2015 s’est achevée ce dimanche à Abu Dhabi sur une victoire de Nico Rosberg : un Grand Prix qui aura été à l’image de ce championnat avec une nette domination des Mercedes, bien que Ferrari gagne progressivement du terrain.

Ce dimanche 29 novembre, le Grand Prix d'Abu Dhabi a sonné la fin de la saison de Formule 1. Suite à une nouvelle victoire de Nico Rosberg, que retenir de cette année 2015 ?

Mercedes sur le toit du monde

Comme l’an passé personne –ou presque- n’a pu rivaliser avec les W06 de la marque allemande. Ses pilotes ont remporté 16 des 19 courses qui figuraient au programme. Pas étonnant qu’ils aient décroché le titre constructeur dès Sotchi, alors qu’il restait encore quatre rendez-vous à disputer. Lewis Hamilton a quant à lui été sacré deux semaines plus tard, à Austin.

Malgré leur grande régularité –et pour cause ils n’ont enregistré que trois abandons à Singapour, en Italie et en Russie pour quinze podiums – on observe toujours une certaine hiérarchie, cela dit. Il suffit de regarder les statistiques de plus près : Hamilton a dix victoires à son actif contre six seulement pour Rosberg. Même constat pour les poles avec un score de 11 à 7 bien que l’Allemand ait performé en fin de saison.

Ferrari, écurie dont il faudra se méfier

Un seul pilote est venu perturber le règne des Mercedes : Sebastian Vettel. Après six années passées chez Red Bull, l’Allemand rejoignait les rangs de Ferrari ; écurie que le vainqueur de ce dimanche a avoué redouter pour 2016. La Scuderia, qui ne s’était plus imposée depuis mai 2013, a déjà enregistré un net progrès comparé à la précédente campagne. Preuve en est ces trois victoires de Sebastian Vettel –lui aussi n’était plus grimpé sur la première marche du podium ces douze derniers mois. Dominée par Red Bull et Williams, Ferrari termine vice-champion constructeur cette fois. L'arrivée de Maurizio Arrivabene à la tête du clan italien n’a surement rien d’un hasard.

La débâcle McLaren

Il y en a un qui s’en mord très probablement les doigts : Fernando Alonso. En quête de nouveaux défis, l’Espagnol avait quitté Ferrari –où il évoluait depuis cinq ans sans avoir empoché le moindre titre- pour McLaren-Honda motoriste qui faisait son grand retour. Le double Champion du Monde savait qu’il s’agirait d’une saison difficile mais peut-être pas à ce point… Il n’est entré qu’à deux reprises dans le top 10 et son meilleur résultat reste une 5e place en Hongrie. Il se classe 17e du championnat juste derrière son coéquipier Jenson Button. A eux deux, ils n’ont enregistré que 37 points pour 12 abandons -7 pour Alonso, 5 pour Button. Sans compter le nombre de pénalités infligées sur la grille -70 places pour Button au Mexique- car le quota des quatre moteurs par pilote était largement dépassé. Quelque peu excédé, Ron Dennis a évoqué une possible année sabbatique d’Alonso mais ce dernier a démenti ses propos.


Dans le reste du classement, on observe une certaine homogénéité entre pilote d’une même équipe. Et pour cause au sein du top 10, on trouve : les deux Mercedes, les deux Ferrari, puis les deux Williams, les deux Red Bull et enfin les deux Force India. Toutefois , on note que certains rapports de force se sont inversés. Chez Force India, Sergio Perez a pris l’ascendant sur Nico Hulkenberg alors que l’Allemand, vainqueur des 24h du Mans 2015, avait terminé avec 37 points d’avance sur le Mexicain. De même chez Red Bull même si l’écart est moins important puisque le rookie Daniil Kvyat récolte trois unités de plus que Daniel Ricciardo, qui s’était pourtant illustré à trois reprises l’an passé. Chez Toro Rosso, bien que son arrivée ait fait beaucoup jaser, Max Verstappen mène son ainé Carlos Sainz de 31 longueurs.

Grosjean tire sa révérence de chez Lotus

Notre Français Romain Grosjean, qui prendra la direction de la toute nouvelle structure Haas, manque de peu le top 10 au général mais ce sont trois places de gagnées comparé à 2014. Le passage du moteur Renault au bloc Mercedes s’est visiblement avéré bénéfique pour la Lotus. Ce dimanche à Abu Dhabi, il rallie l’arrivée en 9e position alors qu’il s’élançait 19e : « Ce fut un voyage très émouvant pour moi et je suis heureux d'avoir pu récompenser toute l'équipe en marquant des points lors de ma dernière course […] Je dois beaucoup à cette équipe et je la considère comme ma famille. J'espère être de retour un jour dans le futur. Ça été la meilleure saison de ma carrière en termes de performances en qualifications et en course, d'autant plus que j'ai souvent manqué les essais libres 1. J'ai beaucoup appris, nous avons fait du bon travail ensemble.»