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F1 : Alonso - McLaren, acte 2

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Fernando Alonso et Jenson Button ont été confirmé en tant  titulaires chez Mclaren-Honda pour la saison 2015 de Formule 1. Kevin Magnussen sera le troisième pilote.
Par Guillaume HENAULT-MOREL|Ecrit pour TF1|2014-12-14T09:05:00.000Z, mis à jour 2014-12-14T12:23:29.000Z

L'annonce de la signature de Fernando Alonso chez McLaren Honda ramène le pilote espagnol dans une écurie où il a connu une année particulière en 2007 et une concurrence féroce avec son coéquipier de l'époque Lewis Hamilton. Retour sur une relation bien singulière.

C'est une histoire qui a laissé un goût d'inachevé pour le pilote, l'écurie et les passionnés de la Formule 1. Réunir un double champion du monde et McLaren, sur le papier cela a de l'allure. Mais la réalité a été tout autre.

Le transfert de l'année
Les négociations ont débuté dès 2005 mais son arrivée n'a été effective que pour la saison 2007. Quand Fernando Alonso découvre McLaren, il a le statut de meilleur pilote du paddock. Lors des deux dernières années, il a remporté deux titres face à Michael Schumacher. Une performance exceptionnelle réalisée avec Renault mais l'Espagnol (25 ans) a soif d'une nouvelle expérience dans une écurie historique. Huit titres constructeurs, onze titres pilotes : la firme de Woking semble le lieu idéal. A ses côtés, un jeune Britannique plein de talent et d'ambition, Lewis Hamilton. Mais aux yeux d'Alonso, la situation est claire : le leader c'est bien lui.

Débuts encourageants
McLaren sort d'une saison 2006 décevante, troisième du championnat du monde des constructeurs, loin derrière Ferrari et Renault. Ses pilotes Kimi Raikkonen et Juan Pablo Montoya ont quitté l'écurie dans un relatif anonymat. En 2007, la McLaren MP4-22 est pourtant très prometteuse. Dès le deuxième Grand Prix en Malaisie, Fernando Alonso remporte sa première course sous ses nouvelles couleurs. Il récidive en mai à Monaco en devançant son coéquipier Lewis Hamilton. Après cinq Grand Prix, Alonso est leader du classement des pilotes, à égalité avec Hamilton. Ce jeune loup est décidemment prometteur...

Scandale à Budapest
Il n'y a plus de doute, cette McLaren est la monoplace la plus performante du paddock. Seul problème pour Ron Dennis ? Ses deux pilotes sont performants et candidats naturels pour le titre de champion du monde. En juin, l'Espagnol affirme même ne pas se sentir « très confortable » au sein de l'écurie anglaise. Il reproche au dirigeant de vouloir privilégier les performances d'Hamilton. En août, lors du Grand Prix de Budapest, il retarde son coéquipier quelques secondes dans les stands et l'empêche de réaliser son dernier tour chronométré pour les qualifications. La tension se transforme en conflit et Alonso se retrouve même pénalisé par le directeur de course. Au classement général, Hamilton prend de l'avance.

Good Bye...
Il semble clair que la situation entre les deux pilotes ne peut plus durer. D'autant plus lorsqu'on apprend en septembre que Fernando Alonso a témoigné dans l'affaire d'espionnage qui touche sa propre écurie. Dans cette atmosphère intenable, l'Espagnol conserve pourtant une chance de titre mondial qui semblait destiné à Hamilton. Le Grand Prix du Brésil est le dernier acte d'une pièce dramatique pour Alonso et McLaren. Troisième d'une course remportée par Kimi Raikkonen, Alonso et Hamilton terminent deuxièmes ex-aequo derrière le Finlandais. McLaren a raté son pari, cette concurrence effrénée lui a couté un titre des pilotes. Un des deux doit partir, ce sera Fernando...

En signant à nouveau pour McLaren Honda, Fernando Alonso assure vouloir « finir » ce qu'il avait commencé en 2007. A la vue de cette année pesante, on pourrait lui conseiller de débuter sur de nouvelles bases.