F1 : Caterham plus proche que jamais de la fin ?

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Le Japonais Kamui Kobayashi (Caterham F1) lors du Grand Prix de Russie qui s'est déroulé à Sotchi le 12 octobre 2014.
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2014-10-23T15:46:00.000Z, mis à jour 2014-10-23T18:28:37.000Z

En proie à de terribles difficultés financières, Caterham pourrait ne pas courir lors du prochain Grand Prix de Formule 1 à Austin au Texas. Ce jeudi 23 octobre, les employés de l'usine de Leafield, endroit où est basée l'écurie britannique qui est actuellement placée sous administration judiciaire, ont trouvé portes closes.

On le sait, le monde de la Formule 1 est impitoyable, tant sur le plan sportif que financier. Malheureusement, Caterham est en train de le prouver et subit de plein fouet un montage obscur créé lors de la vente du team à un consortium d'investisseurs helvético-dubaïote le 29 juin 2014. Ce jeudi 23 octobre, la situation a atteint un point de non-retour puisque les employés de l'usine de Leafield, endroit où est basée l'écurie britannique, ont trouvé portes closes.

Aucun droit sur les rentrées commerciales
Placé sous administration judiciaire ce lundi 20 octobre, le team Caterham F1 n'a pas honoré les paiements hebdomadaires qui sont de plus de 2 millions d'euros pour réguler sa situation. C'est la raison pour laquelle Finbarr O'Connell, administrateur légal en charge du recouvrement pour la firme londonienne Smith & Williamson, a décidé de fermer les portes de l'usine de Leafield ce jeudi 23 octobre.

Un nouveau coup de massue qui vient amplifier la crise déjà bien installée depuis plusieurs semaines au sein de l'écurie britannique. Ce mercredi 22 octobre, Manfredi Ravetto, le manager du team, a quitté ses fonctions après consignes données par ses supérieurs. L'Italien avait lui-même Christjan Albers, ancien pilote dans la catégorie reine (2005-2007), à ce poste, au début du mois d'octobre 2014

Pour rappel, Caterham F1 (et non Caterham Sports, qui produit les monoplaces pour l'équipe) a été vendue officiellement le 2 juillet 2014 à un consortium d'investisseurs helvético-dubaïote dénommé Engavest. Seul problème : la société 1Malaysia Racing Team, liée à Tony Fernandes, le fondateur et - théoriquement - ex-patron de Caterham F1, détient toujours les droits administratifs sur l'écurie. Par conséquent, les nouveaux propriétaires n'ont aucun droit sur les rentrées commerciales du team alors qu'ils paient les factures quotidiennes.

Tony Fernandes menacé d'être poursuivi en justice
Ce mercredi 22 octobre, Caterham F1 a publié un communiqué sur son site internet pour clarifier sa situation : "Depuis le 29 juin (date de l'accord de vente), le vendeur (Tony Fernandes) a refusé de se conformer à ses obligations légales de nous transférer les parts de la société. Nous sommes alors dans une position peu enviable de financement d'une équipe sans en avoir le titre de propriété", indique dans un premier temps l'équipe basée à Leafield.

Par ailleurs, l'écurie a annoncé qu'elle n'hésitera pas à amener Tony Fernandes devant la justice : "Après trois mois de fonctionnement de Caterham F1 en toute bonne foi, nous sommes maintenant forcés d'explorer toutes nos options, y compris le retrait. Nos avocats ont été chargés de faire toutes les demandes nécessaires contre toutes les parties, y compris M. Fernandes qui, en tant que propriétaire, doit gérer l'équipe de F1".

Dans un contexte aussi chaotique, la participation de Caterham lors du prochain Grand Prix de Formule 1 à Austin (Texas) est compromise, les voitures devant quitter obligatoirement l'usine au maximum ce dimanche 26 octobre. Le premier GP de l'histoire de Russie qui a eu lieu à Sotchi le 12 octobre 2014 pourrait donc bien être le dernier pour le team britannique.