F1 - GP Allemagne 2016 : Hamilton et Ricciardo ont brillé, Rosberg et Ferrari se sont noyés

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Lewis Hamilton (Mercedes)
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2016-07-31T16:39:58.396Z, mis à jour 2016-08-01T17:30:16.580Z

Dernière course avant la pause estivale, le Grand Prix d'Allemagne a été mouvementé, sur et en dehors de la piste. L'occasion pour la rédaction d'Automoto de faire le point sur ce week-end de compétition.

Remporté par Lewis Hamilton, le Grand Prix d'Allemagne, 12e manche de la saison 2016 de Formule 1, a été synonyme de week-end chargé où certains se sont brillamment illustrés alors que d'autres ne partiront pas en vacances du bon pied. Pour vous permettre d'y voir un peu plus clair, la rédaction d'Automoto vous donne ses tops et ses flops avant la pause estivale.

On a aimé

La maîtrise d'Hamilton. Il avait quitté le circuit d'Hockenheim sur une erreur le samedi lors de son dernier tour de qualification. Le Britannique a rectifié le tir en course, profitant d'abord de l'envol cataclysmique de Nico Rosberg pour s'échapper avant de gérer son leadership avec maestria. Plus qu'une simple victoire, ce succès sur les terres de son meilleur ennemi lui permet de compter 19 points d'avance au classement du Mondial. Un coup de massue infligé à son partenaire de garage avant la trêve qui le mène tout droit vers un quatrième titre de champion du monde, le troisième consécutif.


Les ailes de Ricciardo. L'Australien a une nouvelle fois battu son coéquipier en qualification et en course et prouve qu'il demeure une valeur sûre sur laquelle Red Bull devrait plus souvent s'appuyer. Le team autrichien l'a d'ailleurs bien compris ce dimanche et Max Verstappen a joué le jeu de l'équipe en laissant passer son partenaire de garage, sur une stratégie différente dans le dernier relai et au rythme de course extrêmement impressionnant. Sa joie sur le podium était également très rafraîchissante. De bon augure pour la suite de la saison, même si le phénomène néerlandais n'a pas encore dit son dernier mot. 



Le panache d'Alonso et de Button. Malheureusement pas récompensé pour le premier cité. Comme toujours, le double champion du monde espagnol s'est battu jusqu'au bout au volant d'une McLaren-Honda qui est loin d'être un foudre de guerre. Parti 13e sur la grille, l'ex-pilote Ferrari est rapidement remonté dans les points et a régalé le public avec un dépassement d'école sur Esteban Gutiérrez (Haas) à l'entrée du Stadium. Sa fin de course a toutefois été difficile et après une belle bataille avec Sergio Perez, il a perdu la 10e place au profit du pensionnaire de la Force India n°11 pour finalement terminer 12e. Heureusement pour le team de Woking, Jenson Button, solide pendant 67 tours, a ramené les quatre unités du 8e rang.


On n'a pas aimé

Rosberg n'y arrive plus. Un jour sans. Voilà comment il est possible de résumer ce dimanche de course pour le pilote allemand, grand perdant du week-end. Auteur d'un départ manqué, le double vice-champion n'a pas été servi par son équipe au moment de son premier changement de pneus avec un problème à l'arrière gauche. Puis c'est un dépassement litigieux sur la Red Bull de MaxVerstappen qui a sonné le glas de ses dernières espérances puisque les commissaires lui ont infligé cinq secondes de pénalité lors de son dernier passage au stand. Si le débat autour de cette sanction est ouvert, il n'en demeure pas moins que la 4e place finale de Nico Rosberg avant la pause estivale va laisser des traces, tant sur le plan comptable (19 points de retard sur Hamilton désormais) qu'au niveau psychologique.


Où est Ferrari ? On pourrait citer Renault et Williams qui ne cessent de décevoir ou encore Sauber qui s'enfonce dans le fond de la grille. Mais pour être vraiment déçu, encore faut-il avoir des attentes. Et il y en avait beaucoup autour de la Scuderia au début de la saison. Au fil des courses, la Rossa a perdu pied et est clairement la troisième force du plateau depuis le retour en Europe en mai dernier. Sebastian Vettel et Kimi Räikkönen n'ont pu faire mieux que 5e et 6e ce dimanche sur un tracé qui a pourtant toujours réussi aux Rouges ces dernières années. Et ce n'est pas les nouvelles plaintes à la radio du quadruple champion du monde allemand sur les drapeaux bleus non-respectés par les retardataires qui vont redorer le blason d'une écurie de plus en plus moquée par les fans et critiquée dans la presse italienne.


Les énièmes balbutiements de la FIA. La plus haute instance du sport automobile s'est une nouvelle fois illustrée par une mascarade dont elle seule semble avoir le secret. En cause cette fois-ci : les éventuelles sanctions en cas d'abus des limites de la piste. Le Groupe Stratégique, qui réunit les six écuries les plus importantes du plateau, avait pourtant entériné un accord jeudi pour que soient abandonnées les restrictions imposées par la réglementation. Charlie Whiting, le directeur de course, ne l'a pas entendu de cette oreille dans un premier temps et il a fallu attendre la fin des essais libres 2 pour que le capteur électronique placé au virage n°1 soit déplacé à l'extérieur du vibreur afin de permettre aux pilotes d'attaquer plus librement. Mais toujours sous surveillance...


Les classements

1 - Lewis Hamilton (Mercedes) / 217 points

2 - Nico Rosberg (Mercedes) / 198 points

3 - Daniel Ricciardo (Red Bull) / 133 points

4 - Kimi Räikkönen (Ferrari) / 122 points

5 - Sebastian Vettel (Ferrari) / 120 points

6 - Max Verstappen (Red Bull) / 115 points

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12 - Romain Grosjean (Haas) / 28 points

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1 - Mercedes / 415 points

2 - Red Bull Racing / 256 points

3 - Ferrari / 242 points

4 - Williams / 96 points

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9 - Renault / 6 points