F1 – GP Belgique 2015: Vettel accuse Pirelli

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F1   Belgique 2015   Sebastian Vettel
Par Stéphanie OLIVERO|Ecrit pour TF1|2015-08-23T17:12:57.524Z, mis à jour 2015-08-23T17:30:22.277Z

La polémique autour de Pirelli pourrait être relancée après que le pneu arrière droit de la Ferrari de Sebastian Vettel ait éclaté ce dimanche en course. Et pour cause ! Il s’agit du 2e accident de ce type en trois jours… Nico Rosberg ayant subi le même sort vendredi au cours des FP2.

Le tracé de Spa-Francorchamps serait-il plus exigent avec les pneus ou est-ce un simple concours de circonstances ? Deux pneus ont éclaté à haute vitesse dans des conditions assez similaires ce week-end.

Pirelli dément toute responsabilité

Ce vendredi, Pirelli avait décliné toute responsabilité concernant l’incident de Nico Rosberg survenu durant les FP2 à Blanchimont, un des endroits les plus rapides du tracé. Paul Hembery, directeur de Pirelli Motorsport avait déclaré dans un communiqué, qu’une enquête avait été menée pour connaitre les causes de cette détérioration soudaine ; enquête qui avait écarté la thèse du problème d’intégrité structurelle : « En se basant sur les informations et sur les données dont nous disposons, les dommages auraient été provoqués par une source externe. »



Vettel, furieux exige des explications de la part de Pirelli

Mais ce dimanche Pirelli a de nouveau été pris à partie par un des pilotes : Sebastian Vettel ; le quadruple Champion du Monde perdu le bénéfice de sa 3e place dans l’avant dernier tour à cause de la crevaison du pneu arrière droit de sa Ferrari. L’Allemand termine au final 12e de la course et à ses yeux, Pirelli devra rendre des comptes.  « C’est inacceptable de voir un pneu éclater à une telle vitesse ! Débris, coupures, pilotage en dehors des trajectoires… voici les réponses qu’ils avancent le plus souvent. Mais si Nico dit qu’il n’est pas sorti de la piste, c’est qu’il n’est pas sorti de la piste ! Je n’ai pas franchi les limites et pourtant… Encore heureux que ça ne soit pas arrivé 200 mètres plus tôt quand j’étais dans le Raidillon, sinon je ne serais pas là pour en parler ! »



Pour Pirelli, les pneus de Vettel étaient trop usés

Le manufacturier italien s’est empressé de répondre au pilote de la Scuderia en se déchargeant une nouvelle fois. Si le pneu de Vettel a éclaté c’est qu’il a tenté un pari trop audacieux en s’arrêtant une fois : « Ses pneus étaient en fin de vie. Forcément ça augmente la probabilité d’un tel scénario. Il a fait 28 tours dans son deuxième relais. Nous préconisions une stratégie à deux ou trois arrêts, ce que la plupart des pilotes ont fait… pas la Scuderia. La durée de vie d’un pneu était estimé à 40 tours, mais ce n'est qu'une indication ! Des tas de paramètres peuvent intervenir sur l’usure des pneus […] Si la course comportait un tour de moins, il aurait été sur le podium et tout le monde aurait salué sa performance. Mais la marge est parfois faible… »

Sebastian Vettel risque par ailleurs une sanction pour ne pas s’être présenté à la pesée. En 2013, Pirelli avait du faire face à une série de défaillances qui lui avaient attiré de nombreuses critiques.