F1 - GP Canada 2016 : Rosberg doit se relancer, Ricciardo et Ferrari aussi

Voir le site Automoto

Lewis Hamilton et Nico Rosberg (Mercedes)
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2016-06-12T14:13:15.832Z, mis à jour 2016-06-12T16:22:11.149Z

Leader actuel du Mondial 2016, le pilote allemand de Mercedes va devoir batailler s'il veut s'imposer et battre Lewis Hamilton, revigoré après son succès à Monaco.

L'histoire de la Formule 1 veut que le Grand Prix du Canada réserve de nombreuses surprises. La météo, l'usure des pneus et les opportunités de dépassements sur ce circuit rapide en font l'un des week-ends les plus intéressant de l'année. Cette édition 2016 ne devrait pas déroger à la règle, d'autant que les enjeux pour la suite du championnat sont multiples.


Rosberg doit regarder dans le rétro

106 à 82 et seulement six points deux pris lors des deux dernières courses. Depuis son abandon au Grand Prix d'Espagne, Nico Rosberg n'avance plus. Son coéquipier Lewis Hamilton l'a « gentiment » accompagné à Barcelone mais a repris 19 unités après son succès à Monaco. La donne est donc simple pour l'Allemand : gagner pour stopper ce début de mauvais cycle, lui qui était littéralement intouchable lors des quatre premières manches de la saison. La tâche ne sera cependant pas aisée puisque le triple champion du monde britannique partira en pole position et tentera de décrocher une cinquième victoire sur un tracé qu'il affectionne tout particulièrement, se rapprochant ainsi des 7 succès d'un certain Michael Schumacher.


Jamais deux sans trois pour Ricciardo ?

C'est sans aucun doute le grand perdant du moment. Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir fait tout ce qu'il fallait. Mais à deux reprises, Daniel Ricciardo a été trahi par Red Bull. A Montmelo, le pilote australien maitrisait les débats mais son équipe n'a pas choisi la bonne stratégie à adopter pour gagner. Deux semaines plus tard, il s'est fait voler une victoire promise, la faute à un changement de pneus cataclysmique en Principauté. De retour sur le circuit Gilles-Villeneuve où il a remporté son premier Grand Prix en 2014, le pilote de 26 ans espère enfin réitérer son exploit d'il y a deux ans, même s'il faudra d'abord passer les Mercedes et la Ferrari de Sebastien Vettel.


Verstappen doit encore apprendre

A l'inverse de son partenaire de garage, Max Verstappen ne peut en vouloir en personne s'il ne gagne pas. Sa victoire en Espagne, bien aidée il est vrai par la stratégie perdante de Red Bull pour Ricciardo, n'a fait que révéler un peu plus son extraordinaire potentiel. A seulement 18 ans, le Néerlandais a été parfait, muselant un Kimi Räikkönen, pourtant champion du monde en 2008, impuissant. Ce fût moins le cas à Monaco où sa fougue et son inexpérience l'ont emporté à deux reprises dans la rail pour un abandon qui fait tâche. De quoi confirmer que le fils de Jos a encore beaucoup à apprendre.


Ferrari doit lâcher les chevaux !

Elle a beau avoir une voiture intéressante, la Scuderia Ferrari est pourtant LA déception de l'année aux avant-postes. Certes, la malchance a déjà fait son office chez Sebastian Vettel et Kimi Räikkönen. Mais si les faits de course restent une indéniable loterie, la fiabilité, ça se travaille ! Et force est de constater que l'Allemand et son coéquipier finlandais ont trop souvent essuyé les plâtres en ce début de saison. Rajoutez à cela un rythme déçevant en Espagne et à Monaco et vous obtenez des performances en dents de scie alors que 2015 laissait présager le meilleur pour la Rossa. Heureusement que l'évolution moteur apportée à Montréal semble porter ses fruits, pour l'instant. Rendez-vous après le drapeau à damiers pour confirmer – ou non – les progrès !