F1 - GP d'Abu Dhabi 2016 : la 2e place et le titre pour Nico Rosberg

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Nico Rosberg (Mercedes F1) - Abu Dhabi 2016
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2016-11-27T14:58:27.603Z, mis à jour 2016-11-27T15:00:01.184Z

Tous les deux en lice pour le titre, les pilotes Mercedes ont livré un utlime combat sur le tracé de Yas Marina et c'est finalement Nico Rosberg qui a glané son premier titre de champion du monde.

Il a vécu de nombreuses frustrations, notamment en 2014 et 2015. Mais cette fois, ça y est : Nico Rosberg (Mercedes) a décroché le Graal à Abu Dhabi, théâtre du dernier Grand Prix de Formule 1 de la saison, en remportant son premier titre de champion du monde. L'Allemand a terminé 2e d'une course remportée par son coéquipier et rival, Lewis Hamilton.


Envol réussi pour Hamilton, Verstappen en tête-à-queue

Dans l'obligation de conserver sa première place au départ, Hamilton n'a pas fait dans le détail en réussissant son envol, conservant l'avantage sur son équipier. Derrière les deux Mercedes, Kimi Räikkonen (Ferrari) s'est parfaitement élancé et ne s'est pas fait prier pour chiper la troisième place à Daniel Ricciardo (Red Bull), chaussé de sa gomme « super-tendre ». Le grip en moins sur ce pneu explique sans doute la prudence de l'Australien au départ alors que son partenaire de garage, Max Verstappen, est parti en tête-à-queue, la faute à un contact avec Nico Hülkenberg (Force India). Une erreur le reléguant au fond du peloton... mais pas pour longtemps, le jeune néerlandais faisant parler la poudre pour remonter au 15e rang dès la fin du second tour.


Mercedes gêné par Ferrari dans les stands

Dans un rythme infernal depuis le début du week-end, Hamilton s'est immédiatement mis à creuser un léger écart sur son rival pour le titre, signant au passage le meilleur temps au tour. Attaque calculée puisque le leader de la course a stoppé son élan au 7e tour pour chausser les pneus « tendre » mais il a dû patienter plus longtemps que prévu, la faute à la Ferrari de Kimi Räikkönen qui rentrait au même moment. Qu'à cela ne tienne : Rosberg a lui aussi subi les imprévus du trafic dans les stands, toujours à cause de Ferrari qui a ensuite fait rentrer Sebastian Vettel. Une perte de temps qui a son importance, l'Allemand repartant de justesse devant Räikkönen mais derrière Verstappen, toujours chaussé de la gomme « super-tendre ». Face à cette situation délicate, le leader du Mondial a tenté sans succès un dépassement sur le fougueux Néerlandais mais il a rapidement pu se rassurer face aux difficultés - certes passagères - rencontrées par Hamilton pour creuser l'écart sur le pilote de la Red Bull numéro 33.

Rosberg, le panache du champion

Mais comme d'habitude avec les Mercedes et les Red Bull, ce n'est que partie remise. Profitant de gommes plus fraîches et d'un rythme supérieur à celui de Verstappen, Rosberg a fini par trouver la faille au terme d'un dépassement somptueux, en deux temps, et ce malgré la résistance du plus jeune vainqueur de l'histoire de la discipline. De quoi prouver que le pensionnaire de la Mercedes n°6 ne ferait pas un champion du monde sans panache s'il venait à s'imposer. Du panache, Jenson Button n'en n'a pas manqué tout au long de sa carrière, même s'il a dû être gestionnaire à certains moments pour pouvoir décrocher son titre. Le Britannique, contraint à l'abandon à cause d'une suspension cassée, n'a pas manqué de saluer le public pour ce qui était, sans doute, sa dernière course en Formule 1.



Rosberg ne lâche rien

Très rythmée depuis le départ, la course s'est petit à petit transformée en une procession, alimentée par les différents arrêts au stand des uns et des autres. Seule la tentative de dépassement de Ricciardo sur Räikkönen viendra relancer un peu le show. Car devant, tout se déroule à la perfection pour Mercedes et Rosberg. Ou presque... Car l'écurie triple championne du monde en titre n'a clairement pas apprécié le rythme plus lent d'Hamilton, ce qui peut finir par gêner l’Allemand, à cet instant plus rapide. De quoi susciter quelques interrogations, d'autant que Vettel, assez impressionnant de régularité au volant de sa Ferrari, pouvait tranquillement dérouler sa stratégie aux avant-postes pour finalement s'arrêter une dernière fois aux stands au tour 38.

Hamilton stratège, Rosberg grand champion

Vettel étant chaussé de pneus « super-tendre », la course a rapidement retrouvé son intérêt, notamment pour la lutte pour le podium. Mais cette bataille pour les trois premières places s'est transformée en un combat pour la victoire. La raison ? Un ralentissement clair et net du rythme par Hamilton pour gêner Rosberg et permettre aux Ferrari et aux Red Bull de revenir. Le Britannique a même sciemment refusé les ordres de son équipe, lui demande d’accélérer la cadence, répondant un cinglant : « je vous suggère de nous laisser courir ». Une stratégie maline mais loin d'être fair-play qui n'aura aucune incidence sur le classement final avec un trio composé d'Hamilton, de Rosberg, nouveau champion du monde, et de Vettel, auteur d'une course remarquable. 



De quoi faire une cérémonie huit étoiles avec huit titres de champions sur le podium.