F1 – GP d'Abu Dhabi 2016 : Lewis Hamilton et Nico Rosberg peuvent marquer l'histoire

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Lewis Hamilton et Nico Rosberg (Mercedes) - F1 Abu Dhabi 2016
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2016-11-27T09:21:18.124Z, mis à jour 2016-11-27T12:05:59.799Z

Que ce soit le Britannique ou son équipier Allemand, actuel leader du championnat de Formule 1, l'un d'entre eux sera titré à Abu Dhabi et inscrira un peu plus son nom dans l'histoire de la discipline. Explications à quelques minutes de la course.

Ce dimanche 27 novembre 2016, la Formule 1 va sans aucun doute écrire une nouvelle page de son histoire à Abu Dhabi, théâtre de l'ultime course de la saison. Actuellement leader du championnat, Nico Rosberg (Mercedes) a enfin l'occasion d'inscrire son nom dans la cour des champions du monde. Mais son équipier Lewis Hamilton, auteur de la pole position, n'a pas dit son dernier mot et compte bien conserver une couronne qu'il possède depuis deux ans. Décryptage.

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Rosberg, entre prudence et relâchement

Avec 12 points d'avance, Rosberg a de quoi être serein avant le coup d'envoi de la dernière épreuve du championnat. Mais l'actuel leader du Mondial doit malgré tout faire attention. D'abord parce que l'histoire a déjà montré que la situation pouvait s'inverser du tout au tout en l'espace d'un instant. Ensuite, l'Allemand est jusqu'ici clairement inférieur à son coéquipier en termes de rythme ce week-end et il ne faudrait pas qu'il se perde à vouloir être trop conservateur. Car derrière, Red Bull, qui a adopté une stratégie audacieuse, pourrait venir jouer les trouble-fêtes dans la lutte pour le titre. Il en va de même pour Ferrari, les Rouges ayant montré une jolie pointe de vitesse lors des essais malgré une qualification encore décevante.


Casser cette image de champion sans panache

Mais au-delà de la concurrence, remporter ce Grand Prix serait une belle cerise sur le gâteau pour le pilote de la Mercedes n°6, déjà taxé de champion sans panache par ses détracteurs. Rosberg, l'éternel second, qui ne profite que des ennuis mécaniques de son équipier pour remporter les victoires. Un procès qui n'est pas juste envers l'Allemand, lui qui a aussi rencontré son lot de problèmes lors des saisons précédentes. Sans doute paye-t-il, à tort, le sacre de son père, Keke, en 1982, qui a remporté le titre avec une seule victoire au compteur dans une saison marquée par la mort de Gilles Villeneuve et de Riccardo Paletti et le grave accident de Didier Pironi.


Hamilton dans le momentum

En face, Hamilton part avec 12 points de retard et n'a pas son destin entre les mains. C'est un fait indiscutable. Mais il a clairement le vent dans le dos grâce à ses trois succès consécutifs acquis avec la manière. Et encore une fois, l'histoire montre que le momentum chez un pilote peut tout changer. Kimi Räikkönen en 2007 ou encore Sebastian Vettel en 2010 et 2012 en sont la preuve. Certes, certains s'en sont sortis malgré une disette de victoires en championnat. On pense à Jenson Button en 2009, quasiment transparent lors des 10 dernières courses de la saison par rapport à Red Bull et son équipier, Rubens Barrichello.


Hamilton avec Prost et Vettel ?

Mais sans manquer de respect à l'Anglais, un sacré pilote et LE « Gentleman driver » de la dernière décennie qui va tirer sa révérence aujourd'hui, Hamilton est d'un tout autre calibre. Et il compte bien le démontrer sur le tracé de Yas Marina pour dépasser son idole, Ayrton Senna, en termes de titre en allant chercher une quatrième couronne mondiale. De quoi le faire entrer dans une cour très particulière où siègent Michael Schumacher (7 titres), Juan-Manuel Fangio (5 titres), Sebastian Vettel (4 titres) et un certain Alain Prost (4 titres).

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