F1 - GP d’Espagne 2016 : la première de Verstappen, la tuile Mercedes,… Ce qu’il faut retenir de la course

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Par Maxime CLAUDEL|Ecrit pour TF1|2016-05-16T13:55:24.209Z, mis à jour 2016-05-16T13:55:24.326Z

Il s'est passé plein de choses durant le GP d'Espagne, achevé par la victoire d'un dixième pilote différent sur ces dix dernières saisons.

Le GP d’Espagne marque très souvent un tournant dans la saison de Formule 1, car Montmelo révèle généralement les failles et les forces des monoplaces. Et l’édition 2016 ne dérogera pas à la règle, entre le retour au premier plan de Red Bull, la bévue Mercedes, la première de Verstappen et des Ferrari qui patinent.

Le flop du week-end : Mercedes

Mercedes connaît son pire ennemi : c’est lui-même. On le savait déjà mais cela s’est confirmé en piste, à Montmelo. Nico Rosberg et Lewis Hamilton, tels de vilains garnements, se sont télescopés lors du premier tour, après que l’Allemand ait passé l’Anglais juste après le départ. L’image n’est pas très glorieuse et l’absence de prise de position de Toto Wolff ne risque pas de calmer les ardeurs de ses pilotes. Ils ont carte blanche pour se battre et tant pis pour les risques encourus au championnat constructeurs.

L’immense top : Max Verstappen

Jeune, opportuniste, déjà très mature, Max Verstappen a éclaboussé le GP d’Espagne de son talent. A seulement 18 ans et quelques mois, il a remporté sa première course de F1. Certes, les Mercedes n’étaient plus là mais il a résisté à son coéquipier expérimenté et à deux champions du monde. Au passage, il a mis un tour à Daniil Kvyat, qu’il remplace chez Red Bull, et effacé le record de précocité de Sebastian Vettel. La graine d’un futur champion.

Ferrari loupe une occasion

Très en vue lors des essais puis décevantes en qualifications, les Ferrari ont soufflé le chaud et le froid à Montmelo. Elles parviennent finalement à assurer deux places sur le podium. Mais on a vu Kimi Räikkönen buter sur Max Verstappen, ce qui préfigure un retour au premier plan de Red Bull et un rééquilibrage des forces avec Ferrari. Derrière Mercedes, intouchable, la lutte promet d’être peut-être plus serrée qu’il n’y paraît.

Les autres choses à retenir

Haas Racing avait bien démarré la saison mais la monoplace américaine tire déjà la langue. Sébastien Grosjean ne comprend plus sa voiture et ses performances s’en ressentent. Dimanche, son abandon n’augurait rien de bon. Autre abandon, celui de Fernando Alonso qui a livré une image assez triste. Devant son public et alors qu’il est parvenu à hisser sa McLaren en Q3, l’Espagnol a été abandonné par sa mécanique à cause d’un déficit de puissance. Il aurait pu figurer dans le top 10 à l'arrivée.

Enfin, on retiendra l’excellente performance de Carlos Sainz. Débarrassé de Max Verstappen, qui lui mettait une pression folle, il a hissé sa Toro Rosso à la sixième place.