F1 - GP d’Espagne : Max Verstappen, 18 ans, entre dans la légende !

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Par Maxime CLAUDEL|Ecrit pour TF1|2016-05-15T14:21:02.611Z, mis à jour 2016-05-15T14:38:35.431Z

Max Verstappen, 18 ans seulement, a remporté la première victoire de sa carrière au volant de sa Red Bull ce 15 mai 2016 à Barcelone, monoplace qu'il ne connaissait pas avant ce week-end ! Il devance les Ferrari de Kimi Räikkönen et Sebastian Vettel.

Le rêve de Max Verstappen est en train d’atteindre des sommets. Propulsé, à la surprise générale, dans le baquet d’un Daniil Kvyat en difficulté cette saison, le jeune prodige de 18 ans a ajouté une sacrée ligne à sa belle légende : une première victoire à Montmelo.

18 ans

Sebastian Vettel avait 21 ans quand il a signé la première victoire de sa carrière. A l’époque, on pensait le record difficile à battre. Mais c’était sans compter sur Max Verstappen, qui, dès sa première chez Red Bull, a passé le drapeau à damier à la première place. Profitant du crash entre Hamilton et Rosberg au départ, le Néerlandais au visage de poupon est resté concentré jusqu’au bout pour ouvrir son compteur. Il y a du génie, de la fraîcheur, de la graine de futur champion du monde. Il a répondu à ses détracteurs et ce dimanche restera gravé à jamais dans sa mémoire. Dans les mémoires même.

Mercedes, zéro pointé

Les Mercedes, donc, se sont télescopées. Mieux parti, Nico Rosberg a tassé un Lewis Hamilton beaucoup trop agressif après le virage 3. Toto Wolff n’a rejeté la faute sur personne mais c’est un joli zéro pointé pour l’écurie qui domine tout. Sans les Flèches d’Argent, c’était une tout autre course qui a démarré. On attendait une bataille entre les Red Bull, surprenantes, et les Ferrari, décevantes, pour la troisième place. On en a eu une, mais pour la victoire. Et c’est le plus jeune des quatre pilotes concernés qui a eu le dernier mot, battant son coéquipier expérimenté et deux champions du monde. Excusez du peu.

Stratégie ratée pour Ricciardo et Vettel

Daniel Ricciardo, en tête, et Sebastian Vettel, très rapide, semblaient tenir la dragée haute à leurs adversaires. Mais leurs choix stratégiques, calqués l’un sur l’autre avec trois arrêts, n’ont pas fonctionné. Plus prudents, Kimi Räikkönen et Max Verstappen ont d’abord agi dans l’ombre avant d’animer les derniers tours de course, le Finlandais ayant eu des opportunités pour dépasser le jeune pilote. Il n’a jamais trouvé l’ouverture, de la même manière que Ricciardo n’a pas su dépasser Vettel. Très agressif, l’Australien a même subi une crevaison lente dans les derniers instants du Grand Prix. Il finit quand même à la quatrième place, derrière les deux Ferrari.

Dans le peloton, on retiendra surtout les abandons de Fernando Alonso (McLaren), en manque de puissance à domicile, et Sébastien Grosjean (Haas Racing), ainsi que la sixième place de Carlos Sainz (Toro Rosso).

Du changement aux classements

Le zéro pointé des Mercedes relance un peu le suspens, au moins le temps d’un week-end. Le nouveau dauphin de Nico Rosberg (100 points) n’est plus Lewis Hamilton (57 points) mais Kimi Raïkkönen (61). Chez les constructeurs, Ferrari (109 points) revient sur les talons de Mercedes (157). Mais, ce dimanche, ce sera celui de Max Verstappen, qui, au-delà de sa victoire, a fait sensation. Il était ému sur le podium et personne ne lui en voudra. Ses futures larmes couleront sans doute quand il remportera son premier titre.