F1 - GP d'Europe 2016 : Rosberg s'impose et reprend sa marche en avant

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Nico Rosberg (Mercedes)
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2016-06-19T14:07:14.302Z, mis à jour 2016-06-19T14:59:32.825Z

Le leader du Mondial s'est relancé après trois courses difficiles, profitant des ennuis de Lewis Hamilton, seulement 5e sur sa Mercedes. Sebastian Vettel (Ferrari) et Sergio Perez (Force India) complètent le top 3.

Parti en pole position du Grand Prix d'Europe de Formule 1 à Baku (Azerbaïdjan), 8e manche de la saison 2016, Nico Rosberg a conservé l'avantage au départ et a concrétisé tout son travail du samedi par sa cinquième victoire de la saison, la 19e de sa carrière. Un succès acquis avec tranquillité pour l'actuel leader du championnat du monde.


Fait de course insolite pour Vettel !

Menacé par la Red Bull de Daniel Ricciardo dès le départ, le pilote de la Mercedes n°6 parvient à conserver son avantage alors que les touchettes se succèdent à l'arrière du peloton. Au final, tout le monde parvient à s'en sortir sans encombre mais Hamilton n'a pas pu évoluer au classement et pointe toujours à la 10e place. Seuls faits marquants de ce début de course calme : le dépassement de Sébastian Vettel sur Ricciardo, le sac en plastique coincé un court instant à l'avant de la Ferrari de l'Allemand (décidément...) et l'abandon de Daniil Kvyat (Toro Rosso), victime d'un problème de suspension. A l'entame du 14e tour, Rosberg mène donc la danse devant Vettel et Sergio Pérez, revenu de la 7e place après un superbe début de course. Quant à Ricciardo et Kimi Räikkönen, pilote de l'autre Ferrari, ils sont les premiers à s'arrêter et repartent dans le trafic. Malheureusement pour le Finlandais, ce dernier coup la ligne blanche de la sortie des stands et écope d'une pénalité de 5 secondes.



Räikkönen fait chauffer la radio !

Malheureusement pour l'Australien de chez Red Bull, sa stratégie ne semble pas fonctionner. Revenu aux avant-postes, Ricciardo se fait dévorer par Raïkkönen juste après le changement de pneus avant de subir la loi de Pérez et d'Hamilton quelques boucles plus tard, le Britannique souffrant néanmoins de fortes vibrations. Entre temps, Rosberg et Vettel effectuent leur premier arrêt au stand et repartent respectivement 1er et 3e. Visiblement pas sur la même stratégie, l'Allemand voit son coéquipier chez Ferrari ouvrir la porte pour qu’il puisse passer et partir à la chasse de la Mercedes n°6. A noter le cinglant « oui, c'est bien. Mais maintenant, dites-lui qu'il attaque ! » du Finlandais au moment où son team le remercie pour avoir respecté la consigne d'équipe...

Hamilton fulmine, Alonso abandonne

Si la radio chauffe de manière légère du côté de Ferrari, elle brûle chez Mercedes. La raison ? Un problème d'ERS pour Hamilton, venant sans doute du mode utilisé par le pilote britannique. Les limitations du règlement interdisant certaines communications entre les ingénieurs et leurs pilotes se font alors ressentir. « C'est ridicule, je dois regarder mon fichu tableau de bord toutes les cinq secondes », lâche le triple champion du monde, colérique. Ce dernier parvient malgré tout à régler son affaire mais perd du temps dans la bataille, bloqué à la 5e place. Derrière, Fernando Alonso doit renoncer sur un problème de boîte de vitesses, symbole d'un nouveau week-end décevant pour McLaren-Honda sur un tracé qui montre les limites du moteur nippon.


Rosberg se relance !

En tête de course, Rosberg termine tranquillement sa procession devant Vettel alors que Pérez, qui pouvait se contenter de la 4e place derrière Räikkönen (le Finlandais ayant reçu une pénalité de 5 secondes), passe à l'attaque lors de l'avant-dernier tour et réalise un somptueux dépassement. Une juste récompense pour le pilote mexicain, étincelant tout au long de ce premier week-end à Baku et qui concrétise avec panache un très joli podium composé de lui-même, derrière Vettel et le vainqueur Rosberg.




Au classement général des pilotes, Rosberg reprend de gros points à Hamilton, portant son avance de 9 à 24 longueurs (141 contre 117 unités). Vettel engrange quant à lui 18 points pour conforter sa troisième place au Mondial avec 96 points au compteur. Reste à savoir si le pilote de la Ferrari n°5 pourra enfin s'imposer cette saison. Réponse en Autriche, dans 15 jours.