F1 - GP de Hongrie 2015 : Vettel gagne "pour Bianchi" et égale Senna

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Sebastian Vettel - Ferrari (GP de Hongrie 2015)
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2015-07-26T14:25:24.040Z, mis à jour 2015-07-27T06:36:20.472Z

Au terme d'un Grand Prix de Hongrie mouvementé, Sebastian Vettel (Ferrari) a remporté la victoire et n'a pas manqué de rendre un vibrant hommage à Jules Bianchi, décédé le 17 juillet dernier.

Il est de la classe des plus Grands. Au volant d'une Ferrari qui n'a cessé de progresser tout au long du week-end, Sebastian Vettel a remporté une incroyable victoire lors du Grand Prix de Hongrie, 10e manche du championnat du monde de Formule 1 qui s'est déroulée ce dimanche 26 juillet. Le quadruple champion du monde allemand a devancé les deux Red Bull de Daniil Kvyat et Daniel Ricciardo sur le podium. 

Un départ extraordinaire des Ferrari

Insatisfait de sa monoplace après les essais libres, Sebastian Vettel a encore fait des miracles après sa victoire en Malaisie au début de l'année. Malgré une première ligne verrouillée pour la huitième fois de la saison, les deux Mercedes se sont de nouveau écroulées au départ, comme à Silverstone il y a trois semaines, laissant ainsi les Ferrari de l'Allemand et de Kimi Räikkönen prendre le commandement de la course. Pire, Lewis Hamilton est retombé dans de vieux travers et a fait preuve d'une étonnante nervosité dans le premier tour, ce qui lui a coûté un passage hors-piste au moment d'attaquer Nico Rosberg et l'a relégué à la 10e place à l'issue du premier tour. 

Vettel en patron

Extrêmement serein aux avant-postes à bord de sa SF15-T, Vettel a profité des déboires de ses adversaires pour s'envoler et éteindre la concurrence grâce à des chronos très impressionnants. Fidèle à lui-même, le quadruple champion du monde a produit un pilotage extraordinaire, digne de ses années Red Bull, pour gérer sa course comme il l'entend. Bien lui en a pris puisque Hamilton, son plus redoutable adversaire, n'a pas mis longtemps pour revenir à la quatrième place après ses égarements des premiers tours. 

Räikkönen maudit

Plutôt tranquille en tête de la course, Ferrari a cependant vu la malchance frapper l'un de ses pilotes. Habitué à embarquer un chat noir dans sa monoplace, Kimi Räikkönen a une nouvelle fois dû faire face à un problème sur son unité de puissance avant d'abandonner au 58e tour. Entre temps, la voiture de sécurité a dû intervenir pour nettoyer la piste après une grosse sortie de piste de la Force India de Nico Hülkenberg, le vainqueur des dernières 24 Heures du Mans. Un événement qui a relancé une course déjà bien animée.


Hamilton n'y était pas

Toujours aussi nerveux après son début de course raté, Hamilton a encore laissé parler sa frustration en s'accrochant avec Daniel Ricciardo au moment où la voiture de sécurité rentrait au stand et libérait la meute. Sanctionné d'un drive through par les commissaires, le double champion du monde britannique n'a cependant rien lâché pour remonter une fois de plus dans les points et terminer à la 6e place. C'est toujours mieux que son coéquipier Rosberg, qui a dû lui aussi en découdre avec un Ricciardo trop optimiste. Les conséquences ne se sont pas fait attendre pour l'Allemand, victime d'une crevaison et obligé de s'arrêter une fois de plus pour finir péniblement 8e. 


Un vibrant hommage à Jules Bianchi

Devant, Vettel a continué de livrer un récital pour décrocher  la 41e victoire de sa carrière, égalant ainsi le regretté Ayrton Senna. Heureux de son deuxième succès de la saison, le quadruple champion du monde allemand a dédié son sacre hongrois à Jules Bianchi, décédé le 17 juillet 2015, neuf mois après son terrible accident au Grand Prix du Japon. « Cette victoire est pour toi. Un jour ou l'autre, tu aurais fais partie de cette équipe », a-t-il déclaré en français à la radio. Le podium est complété par les deux Red Bull de Daniil Kvyat et Daniel Ricciardo, sans oublier l'extraordinaire cinquième place de Fernando Alonso au volant de sa modeste McLaren-Honda. 

Malgré les drames dont ils sont malheureusement souvent victimes, les sports mécaniques restent beaux pour les émotions qu'ils procurent. Et ce Grand Prix de Hongrie 2015 l'a de nouveau prouvé.

Vidéo hommage : Jules Bianchi, un Français chez Ferrari