F1 - GP de Hongrie 2015 : Mercedes serein, Ferrari surveille Williams

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Lewis Hamilton et Nico Rosberg (Mercedes)
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2015-07-24T07:04:02.446Z, mis à jour 2015-07-24T09:29:08.941Z

Course plutôt appréciée des pilotes, le Grand Prix de Hongrie de F1, 10e manche de la saison, se déroulera dans une ambiance pesante à la suite du triste décès de Jules Bianchi le 17 juillet dernier.

Dixième épreuve du championnat du monde 2015 de Formule 1, le Grand Prix de Hongrie marque officiellement la fin de la première partie de saison puisque les pilotes et les écuries auront droit à une pause estivale de quatre semaines à partir de dimanche après-midi. Circuit apprécié par de nombreux pilotes, notamment par son caractère tortueux et l'ambiance qu'il y règne en tribunes, ce week-end de course est malheureusement marqué par le triste décès de Jules Bianchi le 17 juillet dernier, quelques mois après son terrible accident lors du Grand Prix du Japon, le 5 octobre 2014. Mais malgré l'émotion suscitée par la disparition d'un pilote et d'un homme apprécié par tous, la compétition doit reprendre ses droits et la rédaction d'Automoto.fr vous livre les enjeux de cette manche hongroise. 

Vidéo hommage : Jules Bianchi, un Français chez Ferrari (2011)

Hamilton-Rosberg : le duel continue

Si Mercedes pouvait donner l'illusion d'être prenable l'an passé malgré sa nette supériorité, le team dirigé par Toto Wolff ne l'est absolument pas en cette saison 2015. Hormis le raté stratégique en Malaisie qui a vu la victoire de Sebastian Vettel et Ferrari et celui de Monaco qui a coûté cher à Lewis Hamilton, les Flèches d'Argent sont littéralement invincibles cette année et cela devrait durer jusqu'à la fin des hostilités en novembre prochain. De quoi laisser présager un nouveau match entre les deux pilotes de l'écurie sur le Hungaroring. 

Toujours très à l'aise sur ce circuit où il s'y est imposé à quatre reprises (2007, 2009, 2012 et 2013), Hamilton devrait une nouvelle fois avoir l'avantage sur son coéquipier Nico Rosberg. Plutôt impressionnant lors des dernières courses, notamment en Autriche, l'Allemand évolue très souvent un ton en dessous du champion du monde en titre britannique dans les moments clés, ce qui ne lui permet pas – pour le moment – de battre son partenaire de garage à la régulière. Mais on ne le répètera jamais assez : les sports mécaniques ne sont pas une science exacte et rien n'est jamais joué avant que le drapeau à damiers ne soit brandi. 

Ferrari, Williams et Red Bull : vers un match à trois ?

Bonne surprise du début de saison, Ferrari a semble-t-il perdu un peu de sa superbe au fil des courses. Une chute de performances qui s'est notamment vu sur les trois derniers Grands Prix où la Scuderia a donné l'impression de lâcher encore un peu plus de terrain à Mercedes tout en voyant Williams revenir dans la lutte pour le podium. Silverstone en a été le week-end le plus révélateur où il a fallu un incroyable concours de circonstances pour que Sebastian Vettel arrache un podium en lieu et place des deux monoplaces du team de Grove. 

Nettement mois en vue cette année, l'écurie Red Bull pourrait elle aussi se mêler à la lutte avec les Ferrari et les Williams sur le tortueux Hungaroring. Vainqueur l'an passé au termine d'une course exceptionnelle, Daniel Ricciardo pourrait bien profiter d'un tracé réputé pour ses virages lents et son manque de lignes droites pour compenser le manque de puissance de son moteur Renault et aller chercher un bon résultat après trois Grands Prix très décevants (un seul point marqué). 

McLaren-Honda : enfin de vrais progrès ?

« Est-ce que nous serons affectés par le fait de ne pas être assez rapides maintenant ? Qui sait ! Si l'on arrive sur la dernière course de l'année et sommes deux secondes derrière Mercedes, alors l'an prochain sera difficile, c'est certain. Car on ne peut pas trouver tout cela en un hiver... Notre boulot est de nous assurer que l'écart soit très réduit d'ici là ». Voilà comment Jenson Button a présenté les choses dans une interview accordée au site officiel de la F1 juste avant le Grand Prix de Hongrie. 

Dans le dur depuis le début de la saison, la faute à d'énormes problèmes de fiabilité, McLaren-Honda a choisi d'introduire un sixième moteur pour son champion du monde britannique et son coéquipier Fernando Alonso alors que les équipes doivent en utiliser quatre pour l'ensemble de la saison. Le groupe stratégique de la F1 a décidé de ne pas sanctionner le team de Woking, conscient que sa situation est critique. Mais souvenez-vous : en Autriche, les hommes de Ron Dennis avaient déjà utilisé une cinquième unité de puissance pour un résultat final loin des espérances, à savoir un double abandon. La prudence sera donc de mise à Budapest ce week-end. 

Impossible d'oublier Jules...