F1 - GP de Hongrie 2015 : Vettel encore un peu plus dans l'histoire

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Sebastian Vettel   Ferrari (Hongrie 2015)
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2015-07-26T16:02:18.898Z, mis à jour 2015-07-27T06:35:48.013Z

En décrochant sa 41e victoire lors du Grand Prix de Hongrie, Sebastian Vettel (Ferrari) a égalé le regretté Ayrton Senna et a dédié sa première place à Jules Bianchi, décédé le 17 juillet dernier.

Ce dimanche 26 juillet 2015, la Formule 1 a enfin fait honneur à son statut de discipline reine du sport automobile après plusieurs courses ennuyeuses et, disons-le, sans grand intérêt. Marqué par les nombreux hommages émouvants rendus à Jules Bianchi, décédé le 17 juillet dernier, le Grand Prix de Hongrie a tout simplement été exceptionnel sur le plan sportif et la rédaction d'Automoto.fr entre en piste pour vous délivrer son analyse de cette dixième manche de la saison. 

Un Vettel immense à tous les niveaux

Pour celles et ceux qui en doutaient encore, Sebastian Vettel fait incontestablement partie des très grands champions qui ont marqué l'histoire de la Formule 1. S'il a bénéficié d'une Red Bull presque invincible pour décrocher ses quatre titres mondiaux de 2010 à 2013, l'Allemand est avant tout doté d'un talent immense qui lui permet d'avoir un pilotage d'une rare fluidité

Le pensionnaire de la Ferrari numéro 5 l'avait déjà démontré en Malaisie au début de la saison et il a récidivé ce dimanche pour glaner son deuxième succès de l'année sur le tortueux Hungaroring. Et sitôt la ligne d'arrivée franchie, il n'a pas manqué de rendre hommage à Jules Bianchi, décédé le 17 juillet dernier, par une communication radio et en français. « Merci Jules, cette victoire est pour toi ». Tout est dit pour celui qui a égalé l'un des maîtres de la Formule 1 et ses 41 victoires, Ayrton Senna. 


Mercedes jamais dans le coup

Un vrai cauchemar. Voilà comment il est possible de résumer le week-end hongrois de la firme à l'étoile. Pourtant, Mercedes avait toutes les cartes en main pour signer un nouveau doublé avec Lewis Hamilton en pole position et Nico Rosberg juste derrière. Mais comme à Silverstone il y a trois semaines, les deux Flèches d'Argent ont raté leur départ... à ceci près qu'elles n'ont pas eu la même lucidité pour revenir aux avant-postes. 

Victime de ses vieux démons, à savoir une impatience, voire une frustration grandissante quand les évènements ne tournent pas en sa faveur, Hamilton a tout fait à l'envers ce dimanche 26 juillet. Sa 6e place est un miracle compte tenu de sa performance et le constat est le même pour Rosberg, triste 8e et malchanceux. Un résultat d'ensemble décevant qui prouve que Mercedes a encore du travail dans sa quête de perfection. 

Alonso, du génie et du courage

C'est incontestablement notre coup de cœur sportif du week-end. Au volant d'une McLaren-Honda loin du compte, Fernando Alonso a de nouveau prouvé qu'il faisait partie des meilleurs pilotes du XXIe siècle. Rarement un pilote n'aura démontré autant de courage et de talent pour surpasser les limites de sa machine

Victime d'un énième problème technique sur sa MP4-30 en qualifications (poussant même sa monoplace tout seul pour espérer pouvoir repartir, sans succès), le double championnat du monde espagnol a fait parler son célèbre instinct de tueur pour profiter des différents aléas de la course et arracher une 5e place héroïque après une 10e place décrochée de façon inespérée à Silverstone.
 

Le tweet qui résume tout

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